Héritage des Anciens

Chapitre 5 : Un geste pour un autre

Urû'baen, capitale de l'Alagaësia : une ville fascinante et merveilleuse, une capitale mouvante et animée. Du moins, c'était ainsi que devait la voir beaucoup de gens, petits paysans ou grands seigneurs descendus de leurs campagnes lointaines. Pour le jeune homme qui en parcourait les rues si tôt le matin, elle n'était pas exactement le joyau de l'Empire et bien peu la voyait sous son véritable jour : une ville parcourue d'innombrables querelles intestines, de voleurs et de mendiants, d'espions et de gens prêts à tout pour faire des affaires, se faire une réputation, voire les deux à la fois. Une ville qui, tout comme ses habitants, ne reflétaient pas vraiment ce qu'elle était à l'intérieur. Comment un écrin d'une telle splendeur pouvait - il contenir une pierre aussi laide ? Cela défiait l'imagination. Murtagh était né dans cette ville, il y avait grandi et l'avait très rarement quitté, sauf pour lors de sa fuite ou lorsque par un brutal coup du sort, il avait était appelé à devenir Dragonnier. Il connaissait les ruelles comme sa poche, les moindres venelles, les plus bas quartiers. Seuls les visages changeaient, mais la pierre, elle, demeurait froide et impassible comme au jour de sa création. Le pâle soleil qui émergeait derrière les nuages fit relever les yeux au jeune homme qui marchait jusque là la tête basse, rentrée dans les épaules pour se protéger du vent glacé qui soufflait sans discontinuer. Le printemps arrivait et semblait être particulièrement en désaccord avec l'humeur mélancolique du jeune homme. Pourquoi, d'ailleurs tant de mélancolie ? Alors que d'habitude, Murtagh était toujours d'humeur joyeuse malgré les circonstances ? A cette question, une seule réponse : l'alcool. Bon, d'accord, il n'aurait jamais du reprendre de ce pichet de bière. C'était également une très mauvaise idée d'en redemander un deuxième, il devait en convenir. Sans oublier que le troisième pichet n'aurait jamais du voir sa vie écourtée de manière aussi brutale. Bref, c'est avec une sévère gueule de bois, assortie d'un splendide bleu au niveau de la mâchoire, que le jeune Dragonnier arpentait les rues. Il avait besoin d'une nouvelle paire de bottes et il connaissait un marchand qui lui fabriquerait de véritables joyaux de cuirs. Murtagh savait qu'il n'avait qu'à se rendre chez un cordonnier au service de l'armée, mais disons qu'il préférait se rendre de lui - même chez les artisans du coin. Enfin, d'habitude il préférait, car pour l'instant il n'avait franchement pas la tête à ça : il avait mal au crâne. Le jeune homme s'arrêta près d'un étal ou un artisan commençait à exposer divers pains et autres pâtisseries savoureuses. Bien sur, il était presque l'heure de l'ouverture du marché et si les badauds ne s'y pressaient pas encore, cela n'allait plus tarder. Le Dragonnier jura dans sa barbe comme le dit si bien l'expression : il devrait prendre un autre itinéraire pour retourner au palais. Murtagh hésita, il s'en voulait vraiment : avoir claquer la porte au nez de Mancinia en vue de sa réponse positive...Franchement quel crétin ! Le simple "oui" l'avait mit hors de lui, non pas parce qu'elle ne lui avait pas dit, mais parce qu'il avait été trop stupide pour ne pas l'avoir vu avant le bal ! Le voyage qu'ils avaient fait d'Ecerg à Urû'baen avait du grandement l'épuisée et pourtant, c'était - elle plainte une seule fois ? Ce qui l'avait mit hors de lui était sa propre honte, et sa cause ? Il ne le savait pas vraiment. Comme si il était lié à elle d'une quelconque manière...En y repensant, qu'est - ce que les Apôtres ? Et pourquoi diable avait - elle saigner deux fois sans qu'aucunes marques ne se fasse voir sur son corps ? Le médecin qui était venu la voir la veille ne l'avait même pas mentionné. Une malédiction ? Lancé par qui et pourquoi ? Mancinia était un mystère. Autant sur ses origines que ses choses qui ce passait autour d'elle. Avait - il rêvé quand il l'avait quitté ? Avait - il rêver cette chose informe ? Oui. Sans doute. Fort pensif, le jeune homme entra dans le magasin et commanda un petit pain et quelques pâtisseries, tendit l'argent au gamin qui devait servir de commis boulanger et repartit d'un bon pas, tout en songeant de nouveau à la jeune femme, seule dans cette ville inconnue, enfin pas vraiment, mais Guts n'était pas le genre d'homme à aimer les faibles, quoique, il regardait Mancinia avec prévenance mais également...De la haine, de la colère ou de la peur ? Un de ses trois sentiments où peut - être bien tous. En ce moment, tout le monde était fatigué voir sur les nerfs, le Roi même. D'habitude sur les dents pour l'empêcher de sortir de la ville, il préférait l'épuiser dans des entraînements et dans les missions...Qu'il semblait avoir oublié...Bon...Tant mieux en fait. Une fois de plus, les pensées du Dragonnier dérivèrent librement, sans que personne ne vienne les interrompes. Il faut dire que Thorn, le dragon rouge qui partageait habituellement les pensées de son compagnon humain, avait décidé de s'octroyer un nouveau repos bien mérité après quelques jours d'ennui. Murtagh sentait sa présence, endormie, dans un coin de son esprit, présence calme qui comme toujours, avait le don de le rassurer et de l'apaiser. En fait, si ce n'était ce fichu mal de crâne, tout irait pour le mieux dans le meilleurs des mondes. Certes, il aurait sans doute pût trouver une formule en ancien langage pour faire disparaître ce désagrément. Mais d'un autre côté, Murtagh avait conscience qu'il n'aurait pas dû boire, et s'infligeait lui - même cette punition. Du moins, c'est ce qu'il s'efforçait de croire, car il se doutait de ne pas pouvoir user de ses pouvoirs quand il se sentait aussi mal. Si jamais il essayait ou bien en parlait à quelqu'un qui révélerait l'information...Obligatoirement, on remonterait à l'altercation dans le bar et ça risquait de chauffer pour son matricule. Bon, d'accord, il était un peu coupable. Voire beaucoup en fait, mais il ne servait à rien de s'en vouloir, non ? Le mal était fait. Pour le pauvre homme comme pour Mancinia. Quoi qu'il en soit, Murtagh préférait que l'affaire ne s'ébruite pas dans certaines oreilles, telles celles de son roi ou même celles de la jeune femme. D'ailleurs, il avait mal agit envers elle. Ne l'avait - elle pas toujours soutenue alors que lui...Il lui avait simplement claqué la porte au nez. Mais ont dirait que ses pensées le poursuivaient car il aperçut la dite jeune femme, il avait reconnu ses longs cheveux bruns.
- Mancinia ! cria Murtagh.
Mais la jeune femme ne sembla guère l'entendre et tourna furtivement, son panier à la main, dans une rue adjacente. Murtagh resta un peu sidérer mais préféra se rendre à l'évidence : il n'avait que ce qu'il méritait.
"Allons la retrouver au palais".
Un éclat vert. Ce serait - il tromper ?

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Mancinia était allongée sur son lit et n'avait pas daigner se lever de toute la journée. La chaleur de ses draps n'arrivait pas à combler la présence d'une certaine personne. Mais un timide "toc" la sortit de sa rêverie :
- Entez ! dit - elle en espérant que ce soit Murtagh.
Ce fût lui, avec un air désolé affiché sur son visage, il avait l'air d'un enfant prit en faute. Mancinia constata avec surprise que le jeune homme se tenait là, chancelant. Elle lui sourit timidement et elle remarqua avec effarement qu'il ne semblait pas en excellente santé. Elle eut subitement honte de se trouver ainsi en sa présence. En effet ses cheveux en broussaille lui donnaient un air sauvage, de longues cernes s'étalaient sous ses yeux lui donnant un air de mort - vivant. La jeune femme regarda de plus près et remarqua alors l'air égaré de son interlocuteur et l'énorme effort fourni par celui - ci pour cacher son ivresse. Inquiète et étonné de le trouver dans cet état elle se redressa pour se lever, dans sa robe de chambre longue et noire :
- Mais Murtagh tu as bu ?! Non mais regarde - toi !
Consterné elle lui lança un regard de reproche, mais tinté d'une certaine compassion. La jeune femme lui attrapa le bras, le forçant à s'asseoir sur son lit en lui souriant avec bienveillance, bien qu'en son fort intérieur une sombre inquiétude la ravagée. Qu'est - ce qui avait bien pu le mettre dans cet état ?
- Ca ne vas pas ? demanda - t - elle. Tu es partit comme ça...
- Je suis désolé...
- Mais...Pourquoi tu pleures ?!
- Je...Je n'ai pas songer un instant à ce que tu pouvais ressentir...Même dans ton état...Tu es seule ici...Loin de ton pays, de tes amis et de l'homme que tu aimes...Qui plus est...Tu aimerai sans doute être près de lui vu ce que tu attends.
Le visage de Mancinia se fit sombre :
- C'est vrai...Je suis loin de mon pays, mais la terre n'est rien. Mes amis vont bien et ils ne me manque pas tant que ça...Quand à l'homme que j'aime...
Silence lourd.
- Il est tout le temps avec moi puisque le vent transporte ses cendres.
Murtagh releva la tête, les yeux écarquiller.
- Quoi ?
- ...Il est mort. Mon mari est mort.
Murtagh fut foudroyé par la nouvelle. Comme si ont était venu lui annoncer la mort d'un proche. Mancinia soupira tandis que Murtagh porta son bras sur ses yeux pour sécher ses larmes :
- Tu ne pouvais pas le savoir, j'ai passé le stade de pleurer parce que j'ai quelqu'un en moi à protéger. Son enfant et le mien. Tu comprends ?
Murtagh hocha la tête avant de s'excusez de nouveau. Mariée, elle était mariée ! C'est une joie de l'apprendre, mais malheureusement, Mancinia était plus veuve que jeune mariée. Vu son âge, les deux amants n'avaient sans doute pas vécu pleinement leur amour.
- Tu...Je...
- Je suis seule peut - être, dit - elle en le prenant dans tes bras. Mais tu es là, Fye, Seth, Guts aussi. Je vais bien...Dis - moi, tu aimes te faire câliner toi !
Murtagh se dégagea de son étreinte avec gêne :
- Mais arrête !
- Ha ha ha ! Regarde, ça marche...Tu ne pleures pas. Tu sais ce que je veux ? Que tu souries !
Murtagh fut un léger sourire avant de la suivre dans sa plaisanterie, mais dans un mouvement complètement stupide, le jeune homme déclancha en lui une furieuse envie de vomir qu'il retint à grand peine. Inutile d'aggraver la situation, non ? Quoi qu'il en soit, il ne pouvait pas cacher bien longtemps qu'il n'était pas dans son état normal, et même si son bleu était presque invisible dans la lumière encore chiche de ce début de matinée, on sentait tout de même que quelque chose clochait. Murtagh se jura de ne plus se laisser entraîner par certains amis qui, il devait se l'avouer, étaient finalement bien peu recommandables. A vrai dire, ils n'étaient même pas ses amis, seulement quelques soldats rencontrés au cours d'un bref séjour dans une caserne de Teirm. Ils l'avaient encouragé à les accompagner pour fêter leurs retrouvailles et c'est un fait, Murtagh ne savait pas dire non. Résultat ? Une gueule de bois pour rien de plus intéressant qu'une soirée entre soldats, une petite bagarre qui lui faisait courir le risque de se faire remonter les bretelles, sans oublier l'air tout à fait...Effaré ? Déçu ? Inquiet ? Ou un peu des trois peut - être...Bref, l'air bizarre qu'affichait Mancinia en le voyant. Quoi qu'elle n'avait pas l'air très fraîche non plus, avec ses cernes noires et ses cheveux en bataille, mais bon, le jeune homme était plutôt mal placé pour donner des conseils.
- Dis - moi, pourquoi es - tu partie tout à l'heure ? Je t'ai appelé au marché, tu ne sembles pas m'avoir entendue.
Mancinia lui tournait le dos. Serait - ce possible... ?
- Tu dois faire erreur, je n'ai pas bougée d'ici de toute la journée. Guts va venir m'engueuler car j'ai du le laisser seul.
- Oui mais...Cette fille, ont aurait dit ta jumelle, sauf ses yeux verts...Ah ben oui, ce n'était pas toi.
- Ha ! s'exclama Mancinia. Je la connais de vue même si je ne sais pas vraiment qui c'est.
- Ah bon..., réfléchit Murtagh. Tu es fille unique ?
- Comme toi...Et toi, questionna Mancinia. Pourquoi as - tu bu ?
Le Dragonnier s'efforça de la regarder droit dans les yeux, avant de laisser un sourire naître sur son visage. De la façon dont un père de famille gourmande sa petite fille, il expliqua calmement :
- D'abord, plus doucement, s'il te plaît. Evitons de réveiller tout le quartier...Et de me filer un mal de crâne plus gros que celui que j'ai déjà. Et ensuite, aujourd'hui, je n'ai rien bu. Bon, hier, je dis pas, mais aujourd'hui...Ca va, tant que personne ne me hurle dessus. Ceci dit sans t'offenser, bien sur, dit - il en levant les mains d'un air innocent.
Le problème, ce n'était pas qu'elle raconte qu'il avait bu plus que de raison : il était jeune et après tout, avait bien le droit de faire la fête. Non, le véritable souci, c'était qu'on fasse le lien entre lui et la bagarre d'hier soir, qui avait...Quel était le terme, déjà ? Sérieusement nuit à l'ordre public ? Oui, sûrement un truc comme ça. Pas que Murtagh n'aie pas conscience de la portée de ses actes, non, justement. Il n'avait tout simplement pas tellement envie d'en subir les conséquences.
- Mais ne t'inquiète pas, ça va, poursuivit - il. J'ai juste un peu trop fait la fête, histoire de fêter mes retrouvailles avec d'anciens camarades. Inutile d'aller le crier sur tous les toits, ça arrive à tout le monde. Les humains sont très friands de ce genre de choses, même si le lendemain, tout n'est pas aussi rose.
Son explication tenait à peu près la route et le fait de prendre l'air par la suite contribuait à lui éclaircir les idées. Certes, il se sentait toujours vaguement nauséeux, mais tant que personne ne criait, son mal de tête se faisait moins insistant. Espérons que cela continue. Plus pour dévier les pensées de Mancinia sur autre chose que sa gueule de bois que parce qu'il était vraiment curieux.
- Et toi ? Ca va ?
Mancinia était perdue dans ses sombres pensées en proie à un dilemme atroce. L'esprit torturé, elle ne pouvait choisir entre préservé son ami où l'aidé pour son bien en le dénonçant car elle avait bien eut vent de la bagarre dans une taverne des bas - quartier via le billet des femmes de chambre. Elle fini par sortir de cet état quand elle entendit Murtagh lui parler. La question lui tira un sourire :
- Je vais bien.
La jeune femme savait que son interlocuteur comprendrait. Murtagh haussa les épaules et Mancinia eut l'impression qu'il allait s'écrouler. Elle fut quelques peu vexée de la façon dont il contourna son reproche avec sa voix teinté d'une petite lassitude. Le visage de la jeune femme s'assombrit un peu. Il sembla s'en apercevoir, car il s'excusa implicitement. Un léger courant d'air vint refroidir la lourde chaleur de cette aube et Mancinia ne se sentait pas très bien, le manque de sommeil se faisait sentir. Depuis plusieurs jours elle n'avait pas réussit à faire une nuit complète se réveillant pleine de sueur de cauchemar horrible concernant...Non, ce n'était pas le moment ! Mancinia était déçue de lui, encore qu'il se saoule avec des amis étaient une activité virile normale pour son âge mais l'affaire qui le concernait était beaucoup plus grave. Murtagh n'était pas n'importe qu'elle humain : il était Dragonnier.
- Je ne suis pas sûre que tes amis soient de bonnes fréquentations pour toi ! dit - elle subitement. Enfin je ne vais pas me mêlé de ta vie puisque tu ne te mêle point de la mienne.
Mancinia se tut, ses sentiments avaient donnés à sa voix un ton qu'elle n'aurait pas voulut. Elle avait parlé durement avec déception. Une tristesse s'afficha sur son visage, elle soupira et détourna le regard, ne voulant pas voir le visage de son interlocuteur. Le silence dura un petit moment avant qu'il le brise. Décidément, quand Murtagh buvait, il avait l'esprit bien trop mélancolique et il s'en rendait compte lui - même. Grognant légèrement contre les tournures étranges de ses pensées, il reporta son attention sur la jeune femme, qui semblait avoir les yeux dans le vague. Mancinia se tourna à nouveau vers lui, l'observant attentivement, et il ne put s'empêcher de lui décocher un sourire charmeur, avant de lui expliquer qu'il n'était pas si mal en point que ça. C'était vrai, cela allait en s'améliorant et d'ici peu, quelques heures sans doute, cela ne serait plus qu'un mauvais souvenir. Il remarqua qu'à nouveau, Mancinia avait l'air déçue. Par son attitude à lui et ce regard atteignit le Dragonnier de plein fouet, cette unique larme qui glissait sur sa joue.
- Tu pleures ? Mais Mancinia... !
- Ce n'est rien...Une petite douleur, rien de plus. Le bébé me rend un peu malade.
- Tu es à combien de mois ?
- Quatre mois.

- A quoi penses - tu ? demanda Mancinia à Murtagh. Pas à moi, je le sais...
- A mon maître, répondit le jeune homme. Un homme bien qui est mort par ma faute...
Mancinia se tut, ne voulant pas remuer le couteau dans la plaie.
- Tu veux en parler ? demanda - t - elle d'une voix douce.
Murtagh tourna le regard vers elle et hocha la tête.

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Un serviteur de Galbatorix entra dans la bibliothèque pour venir donner un bout de papier au jeune homme. Le serviteur du Roi inclina avant de disparaître. Murtagh lut le mot avant de soupirer de désarroi. Tornac leva les yeux de son livre pour lui demander ce qui n'allait pas :
- Le Roi veut te voir, n'est - ce pas ? ?
Le jeune homme acquiesça et le livre que lisait Tornac fit un bruit étouffé quand ce dernier le ferma. Murtagh lui lança un sourire désolé avant de quitter la pièce. Dans les couloirs, l'air était lourd et le bruit de ses pas résonnait bruyamment comme un écho, une mélodie même. Le jeune homme alla d'abords se changer rapidement, pour mettre quelque chose de convenable et de prendre son épée afin de la porter sur le côté. Quand il arriva devant le Roi, ce dernier était déjà en train d'hurler sur quelqu'un, sans doute un des chefs d'armée. Il le renvoya quand il eut aperçut Murtagh entrer dans la salle du trône. Galbatorix fulminait de colère.
- Ces chiens de Vardens on détruis vingt de mes hommes pour enrôler un village !
La voix du Roi glaça Murtagh, le paralysant sur place. Il eut l'impression pendant un bref instant la sensation de défaillir, mais il se reprit à tant avant de tomber dans les pommes.
- Prends la tête de mes troupes ! Détruisez le village de Zefs !
- Sire..., balbutia Murtagh. Que...Que feront nous des villageois ? Comment savoir si ils sont coup... ?
- Ce sont tous des traîtres ! Brûlez - les sur le bûcher et couvrez leurs cendres de fumier !
Murtagh blêmit encore plus qu'il n'était blanc et sans qu'il l'eut voulut, ses mains se mirent à trembler face à la peur croissante qui naissait en lui. Il s'inclina avant de quitter la salle aussi vite que la bienséance le lui permettait. Le jeune homme s'arrêta dans le couloir. Maintenant, il comprenait la réaction de Tornac et des larmes montèrent dans ses yeux. Sans réfléchir, il se mit à courir dans le dédale des couloirs pour retrouver son ami. Il surgit dans Sa chambre comme un dératé, faisant sursauter son ami qui rangeait visiblement ses armes.
- Murtagh ! Que t'arrives - t - il ? Tu es devenu fou ?
- Il...Il est fou ! Vous...Vous aviez raison !
Tornac resta surprit avant de comprendre ou venait en venir son apprenti, il soupira une fois que Murtagh lui eut expliquer l'entretien avec sa Majesté. Tornac ne pouvait pas blâmer le garçon. Il était jeune...Ambitieux...Il posa sa main sur l'épaule tremblante de Murtagh.
- Que veux tu faire... ?
- Partir...Loin et vite !
- Alors préparons nous !
- Mais..., protesta Murtagh.
Tornac leva sa main :
- Le Roi saura que je t'ai aidé...Autant que je viennes avec toi...Au moins je te garderai à l'oeil !
Murtagh acquiesça dans le vague, les deux amis avaient besoin de l'un et de l'autre pour s'en sortir. Cette seule idée balayait des milliers d'autre qui se fracassaient dans les murs de son esprit. Lui et Tornac disparurent dans leurs chambres aussi discrètement que possible pour prendre le strict nécessaire. Murtagh tremblait et était aveuglait par ses larmes, il avait tellement honte ! Il les essuya d'un revers de manche. Sa tête marchait à toute vitesse et il réfléchissait vite. Les seules choses qu'il prirent furent son épée, une dague qu'il cacha dans une de ses bottes, son arc ainsi qu'une petite chose à laquelle il tenait particulièrement...Un moment plus tard , il était dans les écuries pour seller son cheval avec Tornac.
- Il faut faire vite, souffla son maître.
- Pourquoi ? questionna Murtagh.
- J'ai un mauvais pressentiment..., répondit Tornac.
Et il avait raison, Murtagh le sentait aussi. Il termina de préparer son cheval et une fois en selle, Tornac lança un regard rassurant à Murtagh. Puis, ils lancèrent les chevaux au galop. Sauf qu'à la porte du château ils étaient attendus par des soldats. Murtagh jura et dégaina son épée, qui brilla d'une flamme menaçante dans la nuit. Celle de Tornac ne tarda pas à briller aussi. Ils passeraient, un point c'est tout. Le choc fut terrible. Les soldats étaient nombreux mais ils ne résistaient pas aux assauts de Murtagh et de Tornac. L'épée du jeune homme ne tarda pas à se teinter de sang. Ce fut comme cela pendant quelques minutes avant qu'un bourdonnement presque inaudible parvint à ses oreilles. Tous les soldats étaient tombés...Et il s'apercevait que certains étaient postés sur les toits...Tornac, le cheval, hennit de terreur et se rua en avant tout en projetant Murtagh au sol. L'autre Tornac sauta à terre, haletant et aida le garçon à se relever. Les flèches volaient un peu partout. Murtagh était sonné et Tornac lui hurla quelque chose qu'il ne comprit pas. Avant de comprendre pourquoi, le jeune homme fut violemment poussé par son ami et tomba sur les fesses. Quand il se releva, ce fut pour voir avec horreur que Tornac se tenait debout avec une flèche planté dans la poitrine...A sa place.
- Non ! hurla Murtagh.
Il se jeta vers son ami, sans contrôler ses larmes. Il se pencha vers Tornac et le prit dans ses bras.
- Non ! répéta - t - il.
- Ne t'inquiètes pas...Ca va..., marmonna l'homme.
Non...Ca n'allait pas...C'était la fin. Il le sentait et étrangement, les flèches ne volaient plus.
- Murtagh...Fais moi une promesse...
Qui aurait sût résister face au parole d'un ami ? Un ami mourrant.
- Oui ! Ce que vous voulez... !
Tornac sourit :
- Trouves toi une fille...Qui te mérite...
Ses yeux se fermèrent et avec un sourire dessiné au coin du visage...Il venait de rejoindre l'autre monde, heureux.
- Je...C'est promis...
Puis Murtagh abandonna le corps avant de se précipiter au dehors des remparts.

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- Et tu as tenu ta promesse ?
- Non...Je n'ai pas encore trouvé la fille.
- Et c'est quoi cette chose précieuse que tu portes au cou ?
Mancinia pointa du doigt la chaîne que Murtagh portait à la nuque, sa chose précieuse. Il déboutonna sa chemise pour lui montrer. Ce pendentif était fait dans une sorte de verre très solide, la lumière se reflétait sans ses coins et donnait l'impression d'être une plume. La plume d'un ange. Mancinia fronça les sourcils :
- Il appartenait à ma mère, dit Murtagh.
- Ce pendentif n'appartient pas à ta mère, répliqua Mancinia, sanglante. Mais à ton père, Morzan.
Héritage des Anciens

# Posté le vendredi 17 octobre 2008 14:23

Modifié le dimanche 28 décembre 2008 12:57

Héritage des Anciens

Chapitre 6 : L'épreuve

- Merci pour tes pâtisseries, s'était délicieux.
Mancinia essayait de changer de conversation au vu du fait que Murtagh avait écarquillé les yeux tandis que la jeune femme avait baisée son regard vers le sol, une étrange lueur dans les prunelles.
- Qu'est - ce que tu viens de dire ? souffla Murtagh entre ses dents.
- Tu as parfaitement entendu.
Mancinia sentit alors la haine et la colère envahir le corps de son ami, ses veines boulonnaient de rage, où peut - être quelque chose de plus puissant et tenace que ça, elle ne savait pas vraiment...La même chose qui la traversait parfois ? La jeune femme devinait que garder un objet aussi précieusement, alors qu'il croyait qu'il appartenait à sa défunte mère...Et qu'en faite il avait été possédé par la personne qu'il haïssait le plus, son père...Murtagh arracha alors le pendentif de son cou, la chaîne se brisa sur le choc. Le jeune homme lança l'objet contre le miroir qui se trouvait dans la chambre, il l'envoya avec une telle violence que le pendentif se figea non seulement dans le bois massif mais brisa également la glace qui se fendit en morceau, se brisant encore plus contre le sol de pierre dans un fracas monstre.
- Ouais..., dit Mancinia. Je comprends...
- Tu ne sais absolument rien ! tonna Murtagh.
Murtagh tremblait de tous ses membres, Mancinia commença à rire :
- En effet, tout comme tu ne sais rien de moi. Un jour viendra où tu finiras par penser que ta raison n'existe plus. Un jour viendra où tu basculeras dans une horreur sans nom. Un jour tu comprendras ce que j'ai vécu en à peine six ans et tu vas refuser de le croire. Une chose que tu ne croiras pas parce que tu ne comprendras pas, que tu n'admettras pas. Quoi qu'est - ce qu'il y à, tu crois que je mens ?
Le regard que lui jetait Murtagh était partagé entre le mépris et le dessolement.
- Tu me déteste ? demanda le Dragonnier. Je suis complètement dingue et je suis indigne de confiance. J'ai trahi mon frère, on père est un monstre et je vais suivre sa trace.
Le jeune homme lança un regard vers la jeune femme mais ne pût ce retenir de reculer d'un pas en la voyant. C'est à ce moment là qu'un démon est né en moi. Murtagh resta paralysée en la voyant, les cheveux Mancinia n'étaient plus bruns mais d'un noir de jais foncé, ses yeux habituellement bleus étaient devenus des iris argentés, ses pupilles fentés le faisait trembler d'effroi. Les yeux de la jeune femme brillaient d'une rage de feu, son front était couvert de sueur, mais cela ne la rendait que plus belle.
- Qui es - tu ? questionna Murtagh, les lèvres tremblantes. Ce regard...Tu n'es pas Mancinia !
- Tu la connais donc déjà si bien ? demanda La Personne avec un ton de moquerie et une ironie macabre. Certes, je ne suis pas vraiment elle.
Murtagh tremblait tellement cette voix lui hérissais les poils de la nuque, ses sens mit en éveil. Il se dégageait de Mancinia quelque chose de vraiment anormal. Surmontant toutes ses angoisses, Murtagh répliqua :
- Mais tu n'es pas elle !
- Je suis Berkclaya...Et comme Mancinia est d'humeur explosive...Une colère noire au point qu'elle hurle dans ma tête comme une démente...Je ne vais tarder à regagner ma cellule dans le fond de son âme.
Murtagh ne voulait plus prononcer un mot.
- Je suis venue te mettre en garde, déclara - t - elle. Cette nuit, ça a été la pleine lune. J'ai donc retrouvé ma force pour te parler puisqu'elle ne le fera pas. : Laisse - là tranquille. Elle n'a pas besoin de toi, tu l'as fait souffrir par une chose à laquelle tu ne penses pas et que tu n'es pas responsable, mais par pitié, laisse - là vivre. Ensuite, je te donne deux avertissements : Le premier est que je serai là pour te surveiller tant qu'Ygrad ne sera pas revenu et tant que la malédiction pèsera sur son corps. La deuxième : Dis à ta moitié que je n'hésiterai pas à la tuée au moindre faux pas, c'est clair ?
Murtagh hocha faiblement la tête sans trop comprendre ses paroles, comme si son cerveau était hors connection, puis Berkclaya s'assis sur le lit sans le quitter des yeux, pointant son doigt menaçant vers le jeune homme.
- N'oublis pas. Je te surveille.
Berkclaya soupira et tout redevint normal, enfin...
- Espèce de garce ! hurla Mancinia en se penchant. Tu me fais chier, vraiment ! Depuis qu'Héra t'as posée en ce jour maudis ou elle est partie, je ne pense vraiment qu'à ta disparition, Berkclaya ! Retourne dans le monde qui est le tiens ! ...Jamais ? Pas avant son retour ? J'ai véritablement pas besoin de toi ! ...Ta gueule, ferme - là, reste dans ta prison et laisse - moi vivre !
Murtagh secoua la tête pour revenir dans le monde normal, ce demandant à quoi il venait d'assister.
- Mancy, Berkclaya est un démon ?
La jeune femme secoua la tête :
- Nan, juste une protection standard. Pas de quoi s'inquiéter...Et merde ! Voilà que je souffre encore de mes articulations...Super...Quoi, ça va pas ? Elle t'a fait quelque chose ?
Murtagh secoua la tête à son tour :
- Je te fais souffrir, Mancinia ? demanda Murtagh. Si c'est le cas je veux bien m'en aller et tu ne me verras plus.
- Pfff, fait pas gaffe à ce qu'elle dit. Je suis seule juge, et puis non, je suis contente de t'avoir avec moi parce qu'à chaque fois tu me fais rire.
La jeune femme sourit mais on aurait dit qu'elle faisait semblant tant elle semblait brisé, rompue. La fatigue l'assaillait, quoi ? Une seconde...
- Murtagh, arrête !
- Mais de quoi ? s'étonna le jeune homme. Je ne fais rien.
- Tu veux une réponse ? ...Eh bien, ta moitié c'est...Quelqu'un qui est lié par ton sang.
- Eragon ? demanda Murtagh. Ta défense veut tuer mon frère ?
- Mais non ! C'est une fille. Ta soeur.
Murtagh écarquilla les yeux :
- Je n'ai pas de soeur ! Sinon, tu penses que le Roi la laisserai se balader en Alagaësia ? Et puis, ma mère est morte après la naissance d'Eragon alors...Comment aurait - elle pût mettre une fille au monde entre temps ? Réponds - moi !
S'en était trop, son cerveau avait accumulée trop de donner en une matinée. Cette histoire tournait au n'importe quoi. Mais Mancinia avait eut raison : il ne la croyait pas. S'attrapant la tête à deux mains pour essayer de les faire cesser ses tremblements, il se laissa glisser au sol, le peur s'emparant de tous ses membres.
- Murtagh ? questionna Mancinia. Attends !
...Où parviendrait - il à trouver la motivation nécessaire pour mener une guerre, après que sa volonté ait été aussi pleinement brisée par quelque chose qu'il ne connaissait pas ?
- Pas mon Passé ! dit Mancinia en se penchant sur lui. Regarde le tiens !
Tout le corps de Murtagh se crispa de terreur. Non ! Il ne voulait pas retourner à la capitale ! Il ne voulait pas revivre la même horreur. Il devait y avoir une solution, il le fallait. Le roi ne pouvait pas gagner, c'était impossible. Cette scène elle - même était inconcevable. Comment lui, Murtagh, pouvait il se mettre à genoux devant son ce traître, alors qu'il s'était toujours refusé à le faire auparavant ? Ce sort l'avait transformé, l'avait brisé, l'avait rendu plus faible qu'il ne l'était déjà. Comment avait il pu se faire avoir de cette manière ? Il devait être plus fort que ça ! Redevenir celui qu'il était ! Mais le dragonnier le tenait sous son joug. Dans un effort surhumain, il se releva tremblant et se remit à reculer comme un enfant terrorisé. Il secoua sa tête, les yeux larmoyants.
- Non, je ne serais jamais à vous ! Jamais ! s'écria - t - il. Je partirais loin de tous ! Je m'exilerais ! Je préfère être séparé de ceux que j'aime plutôt que de les trahir ! Je ne serais jamais comme vous ! Je ne suivrais pas le même chemin !
Tout en disant cela, il s'était rapproché petit à petit de Thorn, son sublime dragon rouge. Son dos touchait le corps de son dragon. Il était coincé à présent. Il vit Galbatorix s'avancer. Sans en connaître la raison, il avait peur de lui. Une peur incontrôlable qui l'écrasait de l'intérieur.
- N'approchez pas...
L'homme se mit à rire aux éclats et arriva à sa hauteur. Pourquoi Murtagh n'arrivait pas à contrôler ses tremblements ? Prit de folie, le garçon lui cracha au visage.
- J'ai dis n'approchez pas !
Galbatorix plissa dangereusement les yeux et saisit le jeune homme au collet pour le soulever de terre. Il colla son visage au sien, et parla d'un ton bas et sifflant comme un serpent :
- Attention, Murtagh, même si j'ai encore besoin de toi, ne teste pas mes limites, car tu pourrais le regretter amèrement...
Et il le relâcha, et le laissa choir au sol à ses pieds. Murtagh tremblait toujours comme un animal prit au piège, et il commençait presque à en ressentir un très légère pitié...Il se pencha encore sur Murtagh et sourit largement, d'un air de prédateur devant son futur dîner, avant de reprendre la parole.
- Tu vas comprendre de quoi je veux parler...

______________________

Le jeune homme se retourna dans son sommeil et il ouvrit enfin les yeux. Son regard se posa en premier vers les murs de sa chambre, tout en plissant les yeux sous la lumière aveuglante du jour.
- Tu es réveillé ! dit - elle de sa voix douce, soulagée. J'ai vraiment cru que tu allais y rester, Berkclaya t'a lancer un sortilège, je l'ai levé mais franchement, j'ai bien envie de lui arracher les yeux ! Reste allonger !
Mais le jeune homme se leva malgré sa douleur. Il se dandina légèrement sur place, Mancinia resta là, les poings serrés.
- J'ai une soeur ?
Mancinia hocha la tête :
- Une soeur jumelle, j'ignore qui sait mais je sais qu'elle est en vie...Et très malheureuse.
- Tu veux bien me laisser ?
Sa voix trahissait sa peur. Il avait honte. Ne voulant pas s'énerver contre sa nouvelle amie, la jeune femme lui demanda d'une voix douce :
- Pourquoi ne me fais - tu pas confiance ? Que t'est - il arrivé ?
Mancinia s'agenouilla et attendit que ce dernier lui réponde. Elle ne voulait pas le brusquer, ni le forcer à lui dire ce qui lui était arrivé. Murtagh détourna son regard. Il était encore plus pâle qu'à son habitude. Cet événement semblait à jamais l'avoir traumatisé.
- Ce n'est pas une question de confiance..., souffla Murtagh.
Il chercha de l'aide auprès de Thorn mais celui ci restait impassible, le laissant maître de son destin. Murtagh leva ses yeux noirs vers Mancinia, elle avait l'air si inquiète. Il lui prit sa main, il était tremblant. Murtagh la porta derrière son dos sans pour autant lui montrer ce qu'il avait derrière et lui fit toucher le début de quelque chose. Murtagh vit le visage de Mancinia abasourdi, puis lui lâcha aussitôt la main. Et ne fit plus aucun geste. Il ne comptait plus l'empêcher de voir son dos, mais il ne comptait pas non plus se tourner. C'était à elle d'aller voir. Ce qu'elle fit. Mancinia se releva et contourna Murtagh. Quand elle vit la cicatrice qui lui barrait le dos, elle eut une exclamation d'horreur et posa une de ses mains sur son cou, et lui demanda :
- Comment as - tu eu cette cicatrice ?!
Le jeune femme ne pouvait détourner son regard de la grande balafre qui lui couturait le dos. Quand elle regarda le reste du dos de Murtagh, elle vit plusieurs autres plaies autour de sa cicatrice. Aucune n'avaient l'air d'avoir touchée cette ancienne plaie, et c'était une chance. Une pensée lui traversa soudain l'esprit et elle demanda :
- Dis - moi, c'est à cause de ta cicatrice que tu as eu mal cette nuit ?
Murtagh tourna la tête vers elle, ses yeux la transperçaient littéralement. La jeune femme sentit son coeur battre plus vite.
- Oui..., commença Murtagh, la voix brisé. C'est...Morzan...Mon "père" qui me l'a faite quand j'avais trois ans, il avait bu et était très énervé ce soir là...Il a lancé cette épée contre moi...
Murtagh désigna Zar'roc d'un geste de la main, le jeune homme devait avoir la gorge serrée et renonça à poursuivre. Il revoyait sans doute très bien, à cet instant précis, la scène redéfiler devant ses yeux. Les sentiments qu'il avait ressentit et surtout la douleur qu'il avait éprouvés. Elle lui avait enflammé le dos. Murtagh sentit la chaleur d'une main qui glissait sur son dos. Il ne voulait pas regarder Mancinia, mais il lui était reconnaissant du réconfort qu'elle lui apportait. Puis rageur, il balaya les larmes naissantes dans ses yeux. Il ne voulait pas montrer sa faiblesse. Murtagh baissa son regard. Il espérait tant qu'elle était son amie maintenant.
- Je suppose que...Tu ne l'aimais pas ? demanda Mancinia.
- Le genre de père qui ne t'as jamais désiré, le genre de père qui pense que tu n'es qu'un bon à rien, le genre de père qui ne possède aucune compassion, répondit calmement Murtagh comme s'il récitait une leçon. Le genre de père comme Morzan donc. Mais crois - moi, je ne suis pas à plaindre car il m'a peut être marqué physiquement mais pas mentalement.
Murtagh ignorait pourquoi il lui avait raconté ça, à cette fille qu'il ne connaissait que depuis seulement quelques jours. Mais il se sentait d'un seul coup vidé d'un poids. Ses yeux brillaient maintenant d'une lueur de haine. Ses poings s'étaient resserrés. Il vit Mancinia, qui s'était levée. Il n'osait toujours pas la regarder en face. Il avait peur mais ne savait pas de quoi. Il sentait quelque chose de nouveau en lui. Quelque chose de doux, de chaud...Quelque chose de plaisant, et la jeune femme déclanchait des vagues de plaisir en lui.
"Non ! Ce n'est pas le moment de tombé amoureux de la première femme qui ... !"
Mais oui ! La première femme qui éprouvait de la compassion pour lui, et qui le considérait comme une victime et non un Parjure agissant de son propre gré !
- Je ne dis que ce qui est vrai, continua t - il. Cette marque est là pour me rappeler qui je suis. Elle n'est pas prête de me le faire oublier. Elle est ma plus grande faiblesse physique et moi...Moi je n'arrive même pas à la dépasser !
- Arrête, Murtagh, tu es trop dur avec toi - même !
Elle, elle ne voulait pas s'arrêtée à la filiation de son sang. Elle voulait cherché à découvrir celui qu'il était vraiment...Mancinia avait l'impression de le connaître depuis des années, c'était étrange comme sensation...Mais c'était aussi parce qu'elle connaissait Kristen.
- Très bien ! dit la jeune femme en se redressant. Tu m'as dis un secret et maintenant à mon tour, mais avant, je veux être sure que tu es assez fort. Alors je te propose un pari !
- Un pari ? questionna Murtagh.
- Si tu le gagnes, je te dis mon secret ainsi que tout ce que tu veux savoir, ta soeur, moi, le Roi. Tout sans exception parce que tu as un rôle majeur à jouer dans cette guerre.
- Et si je perds ? Tu vas faire de moi ton esclave ?
Mancinia explosa de rire :
- Mais non ! Je te dirais une seule chose alors, tu devras choisir soigneusement ta question. Marché conclu ?
Elle lui tendit la main et la jeune femme fut ravie de voir que Murtagh la serra avec un léger sourire :
- Marché conclu ! Quelle sera mon épreuve ?
- Tu as deux semaines pour t'entraîner sous le joug de Guts...Ensuite, ton objectif est de me battre dans un jeu de parcours...Ca te va ?

______________________

Mancinia se balada dans le château toute seule pour une fois, étant donné que Murtagh était partit en mission, elle avait quelque peu rallongé le temps pour leur pari. Cela l'avait fait rire quand Guts voulait avoir la preuve de sa bonne volonté et avec un peu d'astuces, le jeune homme l'avait convaincu. Katrina. Aïe, Hermès était malin, la ramener ici pour forcer Kristen et Eragon à partir pour Ellesméra, la capitale Elfique. Mancinia songea tandis qu'elle passa près des immenses cuisines qui travaillait d'arrache pied pour les repas des nobles.
- Bon sang !! Sans Nom ! Que t'ai - je dis la dernière fois ? Ne te balade plus dans le cou...Oh, Excusez - moi, ma Dame ! Je suis confuse, je vous est confondue avec une autre personne.
Mancinia posa sa main derrière la tête en souriant tout en analysant la vieille dame, petite et un peu trapue mais presque sans rides, la soixantaine tout du moins. Une servante depuis sa naissance et ça se sentait.
- Mais ce n'est rien, à vrai dire, je recherche cette personne. Sans Nom, vous dites ?
- Je suis Ysyllia, dit la vieille dame en s'inclinant respectueusement. La domestique la plus prisé de ce château. Et oui, Sans Nom, quand ont naît dans une famille noble sans que celle - ci vous donne de nom et vous abandonne tel sera votre héritage.
- Allons bon, marmonna Mancinia. Je la cherches parce que le Roi à dit que je pouvais prendre une servante en vue de l'arrivée d'une invité dont je dois m'occuper.
- Ah...Très bien...Suivez - moi !
Mancinia sentait que la vieille dame était prise au dépourvue, elle aurait mériter dix coups de fouet pour avoir interpeller une noble ainsi. Mais la jeune femme aurait préférée les prendre à sa place, ça arrive à tout le monde de faire des erreurs quand même ! Sa liasse de papier sous la main, Mancinia la suivit à travers le dédale de couloirs des profondeurs, là où les servantes et les esclaves vivaient. Ysyllia frappa à une porte et attendit.
- Oui, oui, j'arrive !
Mancinia resta un peu étonner malgré le fait qu'elle s'y était attendu : elles avaient également la même voix. Puis la porte s'ouvrit et devant la jeune femme se tenait sa copie conforme à quelques détails prêts. Sans Nom avait des cheveux bruns remonter en chignon, des yeux verts émeraudes et quelques autres détails à ne pas mentionner et qui n'intéressait nullement Mancinia.
- Alors là, dit Mancinia. Ont m'avait prévenue mais là vraiment, ont dirait des jumelles.
- Ma Dame, s'inclina rapidement Sans Nom après sa surprise. Veuillez m'excusez pour...
- Mais ça suffit avec les excuses ! déclara Mancinia. Je te comprends tu sais, ah mais...C'est toi ? La servante de l'autre fois avec cette empafé de Samaël ?
Ysyllia resta surprise tandis que la jeune femme répondit à Mancinia :
- Oui, ma Dame. Je vous suis d'ailleurs reconnaissante de votre geste et si jamais je pouvais m'acquitter de ma dette envers vous, n'hésitez pas...
- Tu veux bien travailler pour moi quelques temps ? questionna Mancinia.
Sans Nom se redressa.
- Vous n'avez qu'à ordonner, ma Dame. Je m'exécuterai.
- Ah...Et c'est Mancinia mon nom. A l'avenir, j'aimerai que tu l'emploies.
- D...D'accord...
Mancinia sourit et cru même voir la servante rougir tant elle était contente. Mancinia pensa qu'elle en faisait sans doute trop et Berkclaya n'arrêtai pas de la mettre en garde...La jeune femme tendit à Sans Nom une masse de papier et la servante la prit avec un peu d'appréhension tandis qu'elle regardait :
- Mais c'est...Un roman manuscrit de Sahagiel*. Un inédit en plus !
- Hein ?! C'est pas vrai ? s'exclama Ysyllia.
- Sahagiel ? demanda Mancinia.
"Non, c'est pas vrai !"
- Comment ? Vous ne sais pas qui c'est ? questionna Sans Nom.
- Heu...
- C'est un écrivain qui suscite un intérêt immense en Alagaësia. Son âge, son statut et même son nom sont recouverts d'un voile de mystère. Ses romans ont d'abord remporté un succès au palais, puis au bout de six mois, ses copies ont circulé largement parmi le peuple.
"Noooon...Horreur, gloire et désespoir !" pensa Mancinia.
Puis elle vit Sans Nom refaire une courbette :
- Pardonnez - moi pour...
- Ca suffit ! dit Mancinia. Je ne suis pas noble, au départ je n'était pas vraiment comme toi mais ça revient au même. Mon nom c'est Mancinia, tu me tutoies et tu n'est pas obliger de t'excuser pour ça, d'accord ?
- Heu...Très bien...Mancinia.


Trois jours plus tard

Murtagh s'effondra sans l'herbe, les entraînements de Guts étaient vraiment terrifiants et très durs également. Ses muscles étaient encore roidis tant il faisait n'importe quoi et tout en même. Murtagh était épuisé, à peine revenu de mission il s'entraînait pour affronter Mancinia, le jeune homme ferma les yeux quelques instants pour se laisser bercer...
Murtagh ouvrit difficilement les yeux, de la poussière brûlante l'empêchait le fit toussoter. Des bruits sourds et mats semblaient venir de plus loin. Murtagh vit clairement que l'horizon était en flammes. Le ciel tremblait sous le coup de plusieurs explosions différentes, des nuages de fumées noires s'élevaient dans les airs et des centaines de personnes couraient dans le sens inverse où il se dirigeait. Cela était - il réel ? Il entendit un coup sourd et quelque chose siffla au dessus de lui au point qu'il eut peur et se jeta à genoux, des oiseaux de métal semblaient se défendre avec des armes de feu tirés contre des ennemis inconnus. Tirant plutôt sur quelque chose d'invisible. Puis Murtagh vit des grosses charrettes se déplaçait avec une cuirasse massive l'enveloppant, Murtagh n'avait jamais vu pareil engin. Où était - il ? Voyait - il l'Alagaësia en ce moment où bien cela était autre part !
- Jeff, pas d'effet sur la cible !
- N'arrêtez pas de tirer tant que les réfugier ne sont pas à l'abri.
Des soldats étrangement vêtues de vert et portant des bouts de métaux dans leurs mains semblaient combattre pour aider les civils à s'enfuir, alors qu'il grimpait la colline, les soldats semblaient ne pas le voir, comme si ils n'étaient qu'une illusion sortit tout droit d'un rêve :
- Ca ne marche pas, Jeff ! Ils avancent toujours ! ...Attends...Message du QG ! A.E enclenché ! A.E enclenché ! Général Neflyr en formation avec Dragon, éloignez - vous de la zone !
- Tous le monde ce replie ! Contactez les hélicoptères et les F-16.
Le ciel prit alors une teinte blanche et des grondements claquaient au loin. Comme un orage surnaturelle. Puis une voix. Une qu'il connaissait pourtant de si loin :
- Tue - les, Kristen !

Le jeune homme se réveilla en sursaut, Mancinia était penchée au dessus de lui. Cette dernière lui souriait mais remarqua bien vite que quelque chose n'allait pas.
- Ca va pas ? On dirait que tu as croisé un fantôme qui me ressemblait.
- Ca doit être ça...Au faite, je ne t'ai pas revue depuis mon retour.
Mancinia rit :
- En effet, tu sais, Katrina est enceinte ! Au même stade que moi, je ne serais pas étonner qu'on accouche en même temps. Mais Kristen m'a dit qu'elle t'avait rencontrée...
- Tu l'as connaît ?! s'exclama Murtagh. Alors elle travaille bien pour toi !
Mancinia s'assit à ses côtés tandis que Murtagh se redressait en position assise. La jeune femme soupira :
- Oui, elle surveille Eragon. Mais tu devras la remercier la prochaine fois, avec Thorn à l'extérieur et Katrina dans tes bras...Tu n'aurais jamais réussi à vaincre ton frère, Saphira et ton cousin, Roran.
- Kristen...Qui est - elle vraiment ? ...
- Gagne le math et je te le dirais...
Murtagh la regarda :
- Je veux qu'on s'affronte ce soir.
Mancinia écarquilla les yeux en voulant répondre que sans entraînement, il n'y arrivera pas...Mais en voyant la flamme qui animait son regard la jeune femme accepta. Puis elle s'en alla en le laissant seul, tout était confus mais ses réponses, ils les auraient ce soir.

Mancinia retourna dans sa chambre et alla se vêtir de son armure quand quelqu'un frappa à sa porte.
- Entrez !
La porte s'ouvrit et Sans Nom en compagnie de Katrina entra. Mancinia observa Katrina, elle était grande et quelque peu ronde en vue de sa grossesse, ses cheveux étaient longs, bruns et bouclés, des yeux marrons et une très belle beauté. Les deux jeunes femmes qui étaient à son service entrèrent et Sans Nom referma la porte.
- Mancinia ! dit Sans Nom. Je...J'aimerai te demander une requête !
- Quoi donc ?
- Katrina est enceinte et elle ne sait pas faire pleins de choses...Alors...
- Où est le problème ? répliqua froidement Mancinia. Je sais me battre alors que je suis au même stade de grossesse qu'elle. Par ailleurs, je comprends qu'elle ne sait pas rester dans les odeurs de cuisine. Alors, je veux bien la laissez tranquille.
- C'est facile pour vous ! s'exclama Katrina. Vous n'avez pas assister à la mort de plusieurs personnes que vous connaissiez, vous n'êtes pas séparer de l'homme que vous aimez, vous n'avez pas constater les dégâts de votre village détruit ! Alors...Comment pouvez - vous dire ça.
A la fin, la jeune femme pleurait presque et Sans Nom resta là sans rien dire.
- Premièrement, j'ai vu mon mari se faire tuer devant mes yeux, mes amis ont étés tués ou dévorez sur les années qui viennent de s'écoulées et mon pays est en guerre. Ma famille est morte, mes amis sont dispersés et incapables de vivre heureux...Je t'envierai presque...
Mancinia se retourna en la fixant dans les yeux avec un regard glacial, ensuite elle sortit de la pièce sans un mort pour les deux jeunes femmes. Se dirigeant vers la cours, Mancinia croisa Guts qui faisait la morale aux soldats qu'il entraînait...Ils déguerpirent aussi vite.
- Tu t'amuses ? demanda Mancinia.
Guts ne fut pas du tout amusé.
- Tu les as sentis ? demanda - t - il en ignorant la question.
- Bien entendus...Grâce aux protections d'Hermès nous sommes en sécurité...Pour l'instant.
- Tu vas te battre ?
- Oui, de toutes manière, cette capitale va retrouver son état initiale d'y il y à cent ans...Ses habitants sont des clones...Sauf quelques uns. Soit à mon service, soit venu d'ailleurs...Tu viens assister à mon match ?
Guts hocha positivement la tête et se mit à la suivre, Mancinia songeait que c'était lui qui lui avait tout appris mais qu'elle n'avait pas trop le choix. L'arène était entourée des trois cents soldats en garnison et du Roi qui faisait agacer la jeune femme avec son sourire, Mancinia distingua également Sans Nom et Katrina qui détourna le regard. Murtagh était déjà là, la jeune femme recula d'un pas soudainement prise de panique. Mais Guts posa sa main valide sur son épaule.
- Je ne te l'ai jamais dit, mais je te remercie pour ce que tu as fait à Casca.
- Merci Guts...J'ai juste eut un moment d'égarement.
- Mancinia ! Ouais va - y tu vas le massacrer !
Mancinia sourit envers trois gardes vraiment adorables, Mancinia leur fit un signe de la main et s'avança en dégainant son épée, ne voulant pas perdre de temps.
- Ce n'est pas juste d'affronter une femme enceinte, dit Murtagh quand ils furent en position.
- Tu as peur ? demanda Mancinia avec ironie.
A ce moment, les images que le jeune homme avait vues en rêve lui revinrent. Ce dernier sourit et ferma les yeux :
- Non. Je crois avoir compris le message que tu voulais me faire passer.
- Alors, allons - y...
Le combat commença et Mancinia cru revoir son match comme celui de Guts. La jeune femme se lança en avant, visant l'épaule de Murtagh. Ce dernier, surpris, para le coup au dernier moment. Les épées se croisèrent, Murtagh repoussa la lame de son adversaire et plaça la sienne pour une attaque que Mancinia para en rompant l'assaut. L'épée de Murtagh fût écartée comme on chasse un moucheron. Elle attaqua à droite, ses cheveux fouettant l'air et frappa de l'autre coté. Murtagh eut le temps de bloquer le coup. Il recula précipitamment, stupéfait par la rapidité et la force de son adversaire, les autres le furent autant que lui ou pas comme ses trop supporters et Guts qui regardaient ce combat d'un oeil critique. Aussi habile que le fût Murtagh, Mancinia esquivait ses parades. Dans un enchaînement de coups d'épées, d'étincelles, de jeu de pieds et de bras, au bout d'une demi - heure en fait. Mais Mancinia était déconcentrée par quelque chose et son épée fendit largement. Murtagh profita de cette situation et plaça la pointe de son épée sur la gorge de son adversaire. Mancinia se figea quand le métal glacé toucha sa peau. On voyait ses muscles trembler d'épuisement.
- Bravo ! s'exclama Galbatorix d'une voix fluette. Tu t'es vraiment améliorer, Murtagh.
Murtagh tendit sa main pour aider Mancinia à se relever, cette dernière sourit et accepta son aide devant la foule en délire.
- Bien jouer ! dit Mancinia.
- Et si nous en revenons à notre pari ? dit le jeune homme avec un large sourire au lèvre pour la taquiner. Allez, dis - moi ton secret, jeune femme !
- Très bien, dit Mancinia en fermant les yeux avant de les rouvrir.
- Qu... ? commença Galbatorix.
- Je suis...

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* Sahagiel est un ami *o* Je voulais rire avec ce personnage.
Héritage des Anciens

# Posté le samedi 25 octobre 2008 10:34

Modifié le dimanche 28 décembre 2008 12:56

Héritage des Anciens

Chapitre 7 : Helgrind

Système Céleste : Yggdrasil - Cinq Jours Plus Tôt

Cet espace qui s'étant à l'infini regorge d'êtres vivants de toutes sortes. Il est le berceau de toute existence et donne la vie encore et toujours, et ce, indéfiniment. Une source intarissable dans les méandres du temps. Ce pourrait - il que dans ces myriades de constellations, la vie ce manifeste sous des formes différentes ? Depuis leurs naissances dans l'immensité sidérale, jusqu'à leurs extinctions, qui donc régis le destin des étoiles ? Prenons cette petite planète bleue ce trouvant au coeur de cet immensité. Petit point perdu dans une galaxie depuis la nuit des temps. La vie s'y développe à foison, et ont y rencontre une multitude de forme de vie différente. La vie d'un homme n'est qu'un instant fugace dans le courant infini du temps. Depuis son apparition, le genre humain n'a pas cessé d'évoluer. Guider par ses désirs, il à connu tour à tour, prospérité, déclin, découvertes et destruction. Est - il possible de changé la destinée d'une vie, d'une planète, d'une galaxie ? ...Mais quel genre de créature est - elle doté d'un tel pouvoir ? ...

Une jeune femme reposa sur ses genoux une sorte de feuille transparente. En faite, il ne s'agir ni plus ni moins que d'un écran tactile très courant en ce royaume. La jeune déité avait un visage d'ange, ses lèvres fines s'étiraient en un doux sourire charmant. Quelques mèches de ses longs cheveux bonds retombaient souplement sur son visage. Sur son front était imprimé comme une pierre, un emblème rhombique étroit de couleur bleu foncé. Juste au dessus de ses joues, le même symbole était couché comme des dents. L'inconnue se leva et quitta la salle, visiblement, son visage paru troublé bien que cela ne ternis en rien sa beauté. Elle portait des bracelets d'or à chaque poignet, ainsi que des boucles d'oreilles en or. Sa robe était blanche, une ceinture d'or traversée par des fins anneaux lui ceignait les hanches. Sa robe était surmontée d'une cape bleue foncée avec des couleurs d'or, qui répandait ses plis sur le sol. La vérité est que tous connaissent Belldandy, bien que dans les coutumes terriennes elle se nomme Verdandi, la déesse incarnant le Présent dans son ensemble. Ses soeurs, Urd, son aîné et Skuld, sa cadette, incarnent respectivement le Passé et le Futur. Récemment, tous semblait se reproduire comme il y a dix ans. La charge des trois déesses du Temps étaient simple : régir le système céleste, charpente du monde terrestre, Yggdrasil. Belldandy était vraiment une sorte de déesse mais encore toute jeune, ses vingt - trois ans venaient juste de tombés mais elle était déjà à un rang très élever dans la hiérarchie céleste. Arrivant devant une salle a l'ampleur démesurer, la jeune femme passa les portes de verre pour retrouver sa soeur aînée : Urd. Cette dernière avait de long cheveux blancs qui lui redescendait jusqu'aux chevilles, ses fins yeux mauves était à la hauteur de son savoir et elle était surtout incroyablement belle malgré ses vingt - sept ans. L'aînée des deux soeurs avait elle aussi un symbole, un emblème triangulaire sur le front. La salle où elles ce trouvaient était vaste, les murs étaient aussi blanc et aussi brillant que le diamant. Les chaises d'Urd et de Belldandy étaient fabriquées dans de l'or pur mais pourtant parfaitement enchâsser dans le sol. Pourtant, les deux filles étaient assises avec aisance. La chaise de Belldandy était située plus en hauteur, face à un puissant système étrangement complexe. Ce dernier passait du sol au plafond situé à plusieurs mètres au dessus d'elle. Il était composé de câble aussi fin que du cristal, qui en vérité, était du cristal assez résistant ! Tout le système était un immense cristal, traversé par des rayonnements de toutes les couleurs dans une harmonie frappante.
- Qu'est - ce que c'est ? demanda Belldandy en s'asseyant.
- Une analyse est en cours, dit Urd. Nous avons procédées à un diagnostic de niveau quatre.
- Et la protection d'urgence ? demanda de nouveau Belldandy. Elle est activée ?
- Elle est sans effet, lui répondit Urd. Il est toujours en progression mais à une telle vitesse que je ne sais pas ou cela va s'arrêter.
- Oh non, il n'y à rien qui marche ! se plaignit Peorth, une autre gardienne.
- Je viens à l'instant d'activer le système de parade, annonça Urd. Mais je ne sais même pas si ça va tenir.
- Prolifération niveau zéro, s'exclama Peorth. Le niveau de stabilité terrestre chute à zéro virgule huit cents trente - trois pourcent.
- Urd, dit Belldandy. Annule le protocole de base. Peorth, tu vas calculer une simulation de sa trajectoire et bloque cette ligne. Quand à moi, je vais avertir les Divins de cette intrusion, je pense que les prochains jours vont être tourmenter.
Belldandy tapa sa paume contre une sorte de clavier transparent. Son air était visiblement à l'énervement ce qui était vraiment rare et très surprenant de sa part.

"L'eau s'écoule. Le temps c'est remit en marche..."

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Route de Dras Leona - Quatre Jours Plus Tôt

Cela faisait trois jours qu'ils étaient partis et Roran avait l'impression qu'une éternité s'était écoulée. Eragon et lui avaient du échanger en tout et pour tout une dizaine de phrases depuis leur départ du Surda et pour la plupart d'entre - elles, c'était du monosyllabe. Le voyage promettait d'être vraiment très long et Roran se demandait encore combien de temps il allait devoir tenir avant de craquer. D'une part le silence lui pesait, lui qui était très sociable, qui passait son temps soit avec Eragon à plaisanter ou soit aux champs avec ses amis ou plus récemment avec Horst à discuter des stratégies pour protéger le village. Il se sentait seul. Il ne supportait pas cette sensation alors qu'il était aux côtés d'Eragon, son "petit frère", avec qui il avait toujours partagé. Il avait bien essayé de rompre le silence mais le Dragonnier l'avait rembarré à chaque fois, s'enfermant dans son mutisme. Roran ne lui en voulait pas, c'était plus tôt à lui - même qu'il en voulait. Le jeune homme avait eu largement le temps de réfléchir à toutes les nouvelles qu'il avait reçues le jour de la bataille et les assimiler. Il voulait s'excuser auprès de son cousin mais il n'avait pas encore réussi à trouver les mots pour expliquer son comportement stupide. Il savait bien que ce n'était pas de la faute d'Eragon si son frère était un boucher à la solde d'un despote cinglé. Et ça, il l'avait su dès le début. Il avait creusé la question et s'était rendu compte qu'il s'était senti trahi plus par le fait de l'apprendre si tard, de ne pas savoir avant les autres. Lui, avait toujours tout dit à Eragon et il avait appris après tout le monde que son cousin était un Dragonnier, le chevalier des Vardens et le frère de l'ennemi public numéro deux. Et ça, le jeune homme ne peut pas le supporter. Inconsciemment, il avait fait payer ses petits secrets à Eragon mais il était en train de réaliser que ce petit jeu était beaucoup plus cruel qu'il n'y paraissait, Eragon ignorait la vraie raison de son rejet et avait pris contre lui le comportement de son aîné en pensant que c'était de sa faute si Katrina avait été capturé, ce qui était vrai mais pas pour tout, c'était Sloan le traître. Eragon était également persuadé que Roran l'avait repoussé parce qu'il était le fils de Morzan alors que la colère de son cousin était plus due à la surprise et aux ressentiments. Roran savait que c'était stupide car Eragon avait tout fait pour les épargner en partant loin d'eux et ne s'était pas douté que le village allait être détruit à cause de lui. Au cours des trois derniers jours, Roran s'était mit à la place de son cousin et avait réfléchi à ce qu'il aurait fait à sa place et en était venu à la conclusion qu'il aurait sans doute rien dit lui aussi. Et il ne savait pas comment il aurait réagi si son meilleur ami s'était révélé être son pire ennemi et son frère aîné. Il voulait dire à Eragon qu'il ne lui en voulait plus, qu'il ne le tenait plus pour responsable de la mort de son père, qu'il savait qu'il n'y était pour rien s'il était le fils d'un fou mais le comportement du Dragonnier le refroidissait à chaque fois. Eragon, de son côté, était terrifié depuis leur départ. Il n'avait peur que d'une chose, entendre encore une fois les paroles dures et injustes que Roran avaient eu envers lui le soir de son arrivée au Surda. Il ne voulait plus être rejeté, par son cousin, par son frère, par Arya...Même Nasuada avait pris ses distances avec lui depuis l'annonce de sa véritable identité. Et le jeune homme se sentait trahi. Il avait construit son univers sur des gens qui tous le laisse tomber et il n'avait personne vers qui se tourner. Il était beau le grand Dragonnier, le guide, le bras armé de la Rébellion, terrorisé par son cousin et ses paroles venimeuses. En fait, détruit était plus adapté car Eragon souffrait particulièrement du rejet de celui qu'il considérait comme son grand frère. Il se défendait d'avoir un jour le même comportement envers lui. Jamais il ne se comporterait ainsi envers quelqu'un qui avait besoin de soutien.
"Et si quelqu'un t'appelle au secours, tu iras le sauver n'est - ce pas ? Parce que tu es quelqu'un de bien, tu ne laisseras jamais quelqu'un dans la détresse".
Eragon se sentit sombrer. Il n'était pas quelqu'un de bien, il ne valait pas la moitié de son cousin et il en était parfaitement conscient. Quelqu'un l'avait appelé à l'aide et il n'avait rien fait. Il revoyait même la scène dans sa tête. Murtagh, avec ses sautes d'humeurs, son regard changeant, son récit incohérent quant à Galbatorix et ses choix...Il s'était défendu d'être le bras droit du Roi et même temps il avait montré de la fierté, comme un enfant que l'on oblige et qui fait semblant d'agir de son propre gré. Son frère l'avait appelé au secours...Et il n'y avait pas répondu. Il avait essayé lamentablement de l'écraser. De la réduire à néant et il avait échoué. Deux fois, il n'avait as tué son frère et il ne l'avait pas sauvé.

Mais peut - être que Murtagh ne mérite pas d'être sauvé ?

Eragon se flagella mentalement quasiment immédiatement. Comment pouvait - il penser une chose pareil ? Il se souvint de ses résolutions : tuer le Roi et son bras droit. Mais maintenant qu'il avait un doute sur son frère, il savait qu'il n'en serait pas capable. Il devait laisser une chance à Murtagh...Et on aviserait pour le reste ensuite.
"Petit homme..."
"Qu'est - ce qu'il y a Saphira ?"
"J'aimerai bien faire une pause, répondit la dragonne. Je n'ai rien mangée depuis notre départ et avant un combat, vaux mieux avoir le ventre plein...".
Sans attendre la réponse d'Eragon, la jeune dragonne se posa loin de Dras Leona mais les terribles montagnes se voyaient déjà. Les deux jeunes gens descendirent pour prendre un peu de repos également. Dans les couleurs du crépuscule, Saphira partit chassée en essayant d'être la moins voyante possible. Le camp se monta assez rapidement et avant que la nuit ne tombe, Eragon fit un bon feu - manquant au passage le doit de se rôtir le bras. Roran était un peu plus loin en train de fixer la montagne d'Helgrind avec une haine croissante dans le regard qui n'effraya nullement le Dragonnier.
- J'ai quelque chose à te dire, commença Eragon.
Roran se retourna vers lui et hocha la tête pour l'inviter à poursuivre. L'heure des explications était enfin arrivée. Eragon prit une profonde inspiration et débuta d'une voix calme :
- Je sais que tu es très en colère, par ma faute, tu as été obliger de sauver le village tout en perdant un être cher à ton coeur. Qui plus est, je me sens très humilié par le fait d'être le fils d'un Parjure et le frère d'un malade. D'ailleurs, je ne suis pas le seul à avoir un problème avec ces deux là...Mais...
- Chut, dit Roran. Ne dis pas un mot de plus, je le sais bien. Mais tout le monde aurait réagi comme toi dans un moment pareil. Et puis, tu te souviens quand tu m'as dit que Galbatorix aurait pût venir te chercher lui - même ? Alors, dans ce cas, sauver le village aurait été inutile. Nous y serions tous morts.
Eragon eut les yeux mouillés et Roran lui tapota la tête affectueusement. Cela rappela au Dragonnier une époque si lointaine qu'il la croyait à jamais oubliée, l'époque où il n'était encore qu'un gamin, que Roran était en quelque sorte son grand frère et Garrow son père. Eragon réalisa à quel point cette époque lui manquait. L'époque où il n'avait quasiment pas de responsabilités à part ramener à manger pour sa famille, où il n'était encore qu'un enfant et que tout était moins compliqué. Ils reprirent leur route doucement sur le dos de la dragonne qui restait encore plus muette que son chevaucheur. Tard dans l'après - midi, ils rencontrèrent des marchands qui installaient leur camping dans une clairière. La femme qui les avait aperçus les reconnus aussitôt et leur fit un sourire. Ils se trouvaient sur une colline surplombant Helgrind, juste derrière la ville. Eragon faillit avoir une attaque en reconnaissant la jeune femme.
- Kristen ?! s'exclama - t - il. Mais comment... ?
- Ha ha ha ! explosa Kristen. Tac dans tes dents. Tu n'as pas voulu me prendre, alors, je suis venu avec de mes propres moyens. Et qui plus est...Je suis plus rapide que toi !
Roran et Eragon restait éberluer. Cette fille était vraiment trop bizarre. Une fois, Kristen vous regardait avec des yeux de glaces, ce qui pouvait vous glacer le sang et d'autres fois, elle ressemblait à une gamine de six ans. Roran reprit son calme :
- Et qui sont ces gens ?
- Des amis, des espions d'Ûru'baen. Ils m'ont amenés des nouvelles d'une amie là - bas.
- C'est pas vraiment..., commença Eragon. Mais où est - ce qu'ils sont ?
- Envolés, rit Kristen. Pas la peine de les chercher...Ce sont des espions ne l'oublier pas.
- Et qui est ton amie ? demanda Eragon.
- Toujours suspicieux ? questionna Kristen avec une voix plus adulte. Alors, c'est que tu ne mérites pas de le savoir.
- Comme tu veux, dit Eragon. Roran, nous irons demain chercher Katrina autant reprendre des forces après des jours de vol sans quasiment rien manger.
Eragon fut le premier qui s'effondra de fatigue. Roran regarda cet enfant qui avait grandi trop vite. Son cousin avait perdu son visage d'enfant, il portait une charge tellement lourde qu'on n'aurait jamais osé la faire porté à une armée de chevaliers et pourtant, ses maladresses, son comportement de gamin prouvait à quel point cette situation n'était pas normale. Eragon vivait sa vie trop vite, trop précocement et Roran avait l'impression que c'était en train de le détruire à petit feu. Le lendemain, il serait à Helgrind et de ce fait, ils ne dormirent pas, ni ne parlèrent.

Saphira zigzaguait en cherchant une entrée, mais aucune brèche ne semblait ébranlé les hautes montagnes. La dragonne ralentit et s'arrêta devant le plus haut des quatre pics, les échos du battement de ses ailes semblaient plus amplifier à cette endroit. L'air était très violent et semblait malade. Le froid des hauteurs les paralysaient tandis que les ombres d'Helgrind insistait pour que personne ne s'aventure là.
- Vous êtes stupides ? demanda Kristen d'une voix lasse. Vous voyez bien que la montagne elle - même est une illusion créée par le Roi.
- Et comment mademoiselle le sait ? demanda Roran avec ironie en croisant les bras.
- Regarde l'aile de Saphira à ta droite Puissant Marteau...Tu vois bien qu'elle passe au travers de la parois.
Les deux cousins regardèrent à leur droite ainsi que la dragonne, un bout de l'aile bleue passait au travers de la paroi rocheuse. Roran fixa Kristen avec un regard étrange tandis que la jeune femme le provoquait avec son regard de glace. Saphira vira et entra d'un coup, les trois jeunes gens eurent l'impression de prendre une douche froide tellement cela leur fit drôle. Il entrèrent dans une sorte dans grand hall pour accueillir les deux Lethrblaka, la dragonne se posa en soulèvent de fine particules de poussière. Leur présence n'était pas encore détectée mais Eragon semblait ne pas percevoir de présence ennemie. L'aîné piaffait d'impatience mais le Dragonnier ne bougeait pas, hypnotisé par la forteresse, Saphira ne pouvait malheureusement pas passé dans les étroits couloirs aussi resta - t - elle à les attendre dans le hall en surveillant l'entrée.
- Allons - y, dit Kristen. La voie est libre je pense.
- A la bonne heure ! marmonna Roran.
Ils foncèrent sur la porte principale, c'est à l'approche du fort qu'Eragon compris que quelque chose n'allait pas. Il n'y avait pas de sentinelles et la porte était fermée. Le Dragonnier scruta les présences derrière la porte puis tenta au - delà. Rien, aucune présence, pas même celle d'un prisonnier ou des Ra'zacs.
- Roran, Katrina n'est pas là - dedans. Il n'y a personne ici. De l'extérieur, on dirait que la prison est toujours habitée mais ce n'est pas le cas. Ce n'est pas normal. Il faut que je vérifie quelque chose.
Eragon plaça ses mains contre la porte et souffla un "Jierda" à peine audible, les montants volèrent en éclat de l'autre côté de la porte s'entrouvrit devant eux. Dans la loge de garde, le squelette d'un soldat montait effectivement la garde, légèrement affalé mais toujours debout, maintenu par une lance qui le traversait au niveau de la poitrine pour finir encastrée dans le mur. Roran inspecta le garde et se retourna vers Eragon :
- Pour planter une lance dans la pierre comme ça, il faut une force phénoménale. Era, celui qui a fait ça n'est pas humain...
Eragon ne répondit rien. Des personnes avec une telle force, il n'y en avait pas tant que ça en Alagaësia...Il emmena son cousin jusqu'aux geôles. Sur le chemin, ils ne croisèrent que les restes des corps des soldats, brisés, démembrés et quelques rats qui faisait leur festin des restes de la bataille. Dans le couloir des geôles, l'odeur était à peine supportable. Les prisonniers étaient toujours là mais malheureusement, ils étaient mort de faim ou d'autre chose derrière leurs barreaux.
- Celui qui a fait ça ne voulait pas libérer les prisonniers.
Le Dragonnier secoua la tête.
- Où est Kristen ? demanda Roran avant qu'Eragon ne réponde.
- Je suis là ! Venez voir ça.
Les deux jeunes hommes suivirent encore le long couloir avant de débusquer sur une salle encore plus immense que le hall et dont les murs étaient recouverts de sang : Les cadavres des Ra'zacs et des Lethrblaka gisaient là.
- La personne qui à fait ça ne voulait pas que quelqu'un puisse rapporter ce qu'il s'est passé, dit Eragon. C'est signé Murtagh. Mais cela ne dit pas où est Katrina, mais elle est en vie.
- Ce n'est pas Murtagh qui à fait ça, répliqua Kristen, sanglante. Je pense qu'il s'agit de quelqu'un de beaucoup plus puissant.
- Galbatorix ? demanda Roran, alarmé.
Kristen haussa les épaules et la discutions s'arrêta là.
"Ne bouge pas", pensa Kristen en direction d'une silhouette.

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L'air glacé emportait avec lui une poussière rougeâtre qui força Murtagh à plisser les yeux. Le vide et le silence qui régnait à Helgrind lui donnaient un sentiment de mal aise. Le jeune homme savait que Thorn l'attendait à plusieurs mètres de là, il n'avait pas prit la peine de se retourner, trop confiant. Il le connaissait, son Thorn et il aurait pût distinguer sans problème se battement d'ailes familier, cette façon singulière de se poser. Leur lien mental achevait de le mettre en confiance. Le jeune homme sentait qu'il était proche, intuitivement sans qu'il y ait un réel échange de mots. A vrai dire, il se plaisait à croire qu'il n'avait pas besoin de mot pour comprendre, tout comme il espérait que la réciproque était vraie. Quoiqu'il ne soit pas sûr que ce soit une bonne chose qu'un être puisse le connaître à ce point. Mais après tout, il avait une total confiance en Thorn. Face à l'horizon, les mains dans les poches, il observa encore un peu la vue. Des champs qui s'étendaient à perte de vue plus bas ainsi que la macabre ville de Dras Leona. Murtagh constata que pour une fois, il avait eut une mission de routine. Pourtant, il était parfaitement conscient des dangers qui l'attendaient à l'intérieur. Ce point positif achevait de lui rappeler une fois de plus sa différence. Mais tout aurait s'était mal passé et c'était tout le problème. Il y avait longtemps qu'il ne s'inquiétait plus de mourir, son statut de Dragonnier le rendait presque invulnérable et puisque sa disparition aurait du entraîner celle de Thorn, c'était très bien comme ça. Quand il était arrivé...Les Ra'zacs, les prisonniers...Tous avaient été assassiner, alors pourquoi Katrina était - elle encore ne vie. Murtagh tenu la jeune femme évanouie dans ses bras, elle avait du voir un cauchemar infernal avant son arrivée. Mais tant pis...Même si la nouvelle attirerait sans doute les foudres du Roi, il ne renoncerait pas à la sortir de là.
"Ne bouge pas".
Une voix, celle d'une femme, résonna brutalement dans sa tête. Murtagh regarda de plus près et reconnu Eragon, son coeur se serra à la vue de son frère. Mais le Dragonnier savait qu'il était en infériorité aussi resta - t - il dans son coin. Puis Murtagh discerna les traits d'une inconnue qui regardait vers lui sans le voir, ce regard là le paralysa sur place tout en serrant les bras de Katrina.
"Je suis Kristen, une amie de Mancinia. Fais moi confiance ou non, c'est ta vie que tu joues".

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Eragon tira Roran en arrière et le pressa vers la sortie. Au moment de quitter la salle, il se retourna une dernière fois et sentit son coeur se pincer d'appréhension. Roran n'avait pas vu et Eragon ne savait pas s'il valait mieux ne rien dire ou s'il fallait préparer son cousin à l'idée que Katrina avait subi le même sort. Sauf si le Roi avait envoyé Murtagh cherché Katrina pour la mettre à l'abri des deux jeunes gens...Alors Eragon espérait que Murtagh soit arriver à temps...Ce détail laissa Eragon perplexe, les élans d'humanité...Ce n'était pas le genre du Murtagh dont on lui avait parlé quelques jours auparavant, et même quand il avait voyagé avec lui, Murtagh ne se serait jamais arrêter pour quelqu'un d'autre s'il n'y avait pas vu son intérêt. Alors pourquoi massacrer toute la garde d'Helgrind ? Et pourquoi sauver Katrina ? Eragon se corrigea, Murtagh n'avait probablement pas voulu sauver la jeune femme. Il avait un compte à régler avec la garnison d'Helgrind et avait trouvé Katrina par hasard.
- Je crois qu'elle est à Ûru'baen, Roran, commença le Dragonnier. Elle n'est pas ici et le fait que je n'arrive pas à voir où elle est signifie qu'elle se trouve derrière une protection magique, comme celles de Murtagh et Galbatorix.
- Alors, nous allons à la capitale.
- Je suis désolé Roran, mais là je ne peux pas accepter.
La réponse d'Eragon laissa Roran estomaqué. Comment pouvait - il refusé ?!
- Je suis d'accord avec Eragon, dit Kristen. Il n'a pas terminé sa formation...Qui plus est, maintenant que c'est confirmé, Katrina est sans doute sous la protection de mon amie. Elle ne risque rien pour l'instant.
- Comment ça... ? demanda Roran.
- C'est mon petit doigt qui me le dit.
Roran se retourna vers son cousin.
- Je dois la sauver, Eragon, c'est la femme avec qui je veux passer le reste de ma vie.
- Alors...Viens avec moi à Ellesméra.
- Je suis sûr qu'Islanzadi sera ravie de te rencontrer..., dit Kristen d'une voix de bébé. Quand à moi, je te suis très cher...Après tout...C'est ma cousine.

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Ûru'baen - Quatre Jours Plus Tôt

Murtagh caressa encore un peu le museau rugueux de son dragon après avoir posé Katrina sur la selle, un petit geste affectif qui avait toujours existé entre eux. Et il s'y était abîmé les mains plus d'une fois. Durant le temps qu'il règle cette affaire, il l'avait laissé vagabonder comme il le souhaitait dans les alentours, mais maintenant, Murtagh ne demandait pas mieux que passer un moment avec elle. Sans forcément ce besoin de tout partager, juste d'être ensembles. Le chemin de retour ce fit en à peine une journée. Quand le Dragonnier revint à la capitale, il fut immédiatement conduit devant le Roi Galbatorix qui semblait d'une humeur maussade mais quand il lui apprit la mort des Ra'zacs, le Roi semblait avoir reçu comme un électrochoc et il décida de le punir, depuis quelques jours cependant, Murtagh avait put les passer tranquilles mais voilà, toute chose à une fin. Le Roi fit tournoyer son épée d'or avant de déchirer la chemise du Dragonnier qui semblait se résigner à son sort...

La douleur était insoutenable, pourtant, Murtagh se retint de crier. Il ne voulait pas paraître faible devant lui, pas encore. Il gémit tout bas lorsque l'épée de Galbatorix lui déchira à nouveau le dos. Mais le Dragonnier entendit des pas précipités au dehors du cachot humide et froid puis la porte s'ouvrit à la volé, manquant de se fracasser. Sur le seuil, haletante, Mancinia se dressait là, sa silhouette se découpant par les rayons lumineux du soleil.
- C'est pas vrai ! Mais qu'est - ce qui vous prend ? Laissez - le !
La Roi lui jeta à peine un regard mais s'apprêta à lui lancer de nouveau son épée lorsque Mancinia se jeta sur Murtagh.
- Hors de question que vous le touchiez ! Notre pacte stipulait bien le fait que je devais veiller sur lui.
Mancinia se redressa, à genoux devant le Roi, ses deux bras tendu sur le côté comme pour lui faire barrage. La lame dorée du Roi se posa sur la peau de son cou mais Mancinia ne cilla pas. Rien ne se passa. Tout devint silencieux. La seule chose qui troublait le silence était la respiration saccadée et haletante du jeune homme qui essayait en vain de reprendre sa respiration. Puis, Galbatorix éclata de rire. Un rire dénué de toute trace d'humanité.
- Je ne savais pas qu'il existait encore quelqu'un capable de mourir pour toi.
Murtagh ne releva pas ses paroles. Il tremblait de tous ses membres. Mancinia l'aide à se relever avec précaution et il s'appuya sur elle. Il se sentait tellement pitoyable qu'il n'osa pas relever les yeux vers le Roi. Le grondement malheureux de Thorn résonna dans son esprit. Il frissonna. De longues minutes plus tard, il osa relever les yeux. Sans pour autant défier Galbatorix. Quant à elle, Mancinia baissait obstinément les siens. Ce silence n'indiquait rien de bon. Murtagh commença à avoir très peur. Le Roi s'apprêtait à parler mais l'irruption de deux gardes, les mêmes qui avait ouvert les portes lors de l'arrivée de Mancinia, l'en empêcha. Mancinia se serra contre le Parjure. Ils s'écartèrent pour laisser les gardes passer. En tête, il y avait un homme bien jeune qui fit un clin d'oeil à Mancinia. Le dos de Murtagh brûlait, le sang coulait abondamment. Pourtant il ne disait rien, il était habitué. Trop peut - être...Ce qui le gênait le plus était sans nulle doute la jeune femme. Le fait qu'elle l'avait vu faible et désarmé. Au point qu'elle avait dû lui venir en aide.

Mancinia entraîna Murtagh à l'extérieur de la cellule tandis que Galbatorix lui lançait un regard glacé. Murtagh pâlit, il n'osait plus rien dire. Il était paralysé par la peur. La jeune fille tenta de l'entraîner avec elle, mais il ne bougea pas. Elle soupira et tira un peu plus fort sur le bras du jeune homme, qui cette fois réagit. Il la suivit d'un pas nonchalant et hésitant.
- Ca va aller, dit Mancinia. Je vais m'occuper de toi.
Murtagh ne répondit rien, le regard perdu dans le vide, une fois de plus le ronronnement de son dragon raisonna dans son esprit. Thorn essayait de le rassurer...Alors qu'il avait aussi mal que lui. Il aurait tant aimé pouvoir lui venir en aide.
- Merci, dit - il.
- Aïe ! lâcha Mancinia.
Murtagh se retourna vers elle mais la jeune femme tomba à genoux tout en l'entraînant dans sa chute, elle posa rapidement sa main contre son pied en essayant de calmer la douleur.
- Qu'est - ce qui ce passe ? demanda Murtagh en lui attrapant les épaules. Quoi ? Mais tu saignes...Sans blessure...Encore. Explique - moi, que - ce que je dois faire !
Mancinia avait un oeil fermé sous la douleur mais retira sa main pleine de sang pour la poser sur le visage de Murtagh.
- Une malédiction, c'est tout ce que tu dois savoir. Ca va passer, comme d'habitude.
Murtagh ignora sa douleur et attrapa Mancinia dans ses bras pour l'emmener dans sa chambre. Une fois assise, le sang cessa de couleur. Murtagh s'assit à ses côtés pour essayer de lui arracher le fin mot de cette histoire.
- Alors, tu ne veux pas m'en parler ?
La jeune femme le fixait sans pour autant lui répondre, ce qui surprit le jeune homme.
- Excuse - moi, tu peux répéter ?
- Je t'ai simplement demandé si tu ne voulais pas m'en parler.
Mancinia se pencha en avant et éclata de rire, posant ses deux mains sur ses oreilles, quand elle les retira sous le regard effrayer de Murtagh, elle demanda :
- Ca y est. Tu veux bien répéter ?
- Tu es sûre que ça va ?
- Oui, aucun souci. Ne t'en fais pas...Oublions tout ça.

Voilà la raison pour lequel plus personne ne mentionna cette journée.
Héritage des Anciens

# Posté le vendredi 31 octobre 2008 13:49

Modifié le dimanche 28 décembre 2008 12:54

Héritage des Anciens

Chapitre 8 : Le Secret de Mancinia

- Je suis..., débuta Mancinia.
- Stop ! s'écria une voix en plaquant sa main sur la bouche de la jeune femme.
Mancinia resta surprise face à cette interruption mais pas autant que Murtagh, Galbatorix semblait vouloir l'empêcher de parler. La jeune femme fronça dangereusement ses sourcils tandis que le Roi recula d'un pas en la lâchant :
- Allons, allons, dit - il. Il ne faut jamais avouer ses faiblesses en public, n'est - ce pas ?
- Et ? dit Mancinia tranchante. Depuis que je connais certaines personnes...Je sais qui trahis ou pas...Murtagh n'est pas un traître, vous devriez le savoir mieux que quiconque, Hermès.
- Je le sais mais...
- En tant qu'héritier de...
Galbatorix, ou Hermès, lui posa une nouvelle fois la main sur la bouche.
- D'accord, je sais que tu ne peux qu'avoir raison. Mais pas ici je te prie.
Mancinia se dégagea mais elle attrapa autant Murtagh que Sans Nom, Katrina recula tandis que Galbatorix l'incita à les suivre. Une fois dans la salle du trône, Murtagh remarqua que quatre autres personnes étaient présentes, Guts, les deux gardes à l'arrivé de Mancinia et une femme qu'il n'avait jamais vue auparavant. Cette dernière avait de longs cheveux rouges foncés comme des braises qui lui descendait jusqu'à la taille, ainsi que des cheveux verts émeraudes d'une incroyable clarté, un corps svelte pour une poigne de fer, mais à première vue, cette femme semblait bien frivole et dans la tranche d'âge de Mancinia. L'inconnue sourit en penchant sa tête sur le côté avant de s'élancée vers Mancinia d'un pas vif.
- Ha ! dit - elle d'une voix aigu. Mancy, tu m'as manqué !
- Lucy ? Qu'est - ce que tu fais là ?
- Je suis venue aidée...D'ailleurs je dois t'emprunter Hermès.
- Tu me le laisses deux minutes, je te l'envoie après.
- Je ne suis pas une marchandise ! se plaignit Galbatorix étrangement changé d'un coup.
Les deux femmes rigolèrent et la dénommée Lucy quitta la pièce d'un pas rapide. Galbatorix semblait tasser sur lui même. Un peu plus en avant, Sans Nom et Katrina restaient en retrait. Mancinia se tourna vers Murtagh tandis qu'Hermès suppliait en son for intérieur de ne pas commettre d'erreur. Mancinia se mit à genoux devant le jeune homme, Sans Nom et Katrina :
- Tout d'abords, il faut que je me présente, déclara t - elle d'une voix solennelle. Mon nom est Mancinia, je suis l'héritière de la divinité qui porte le nom d'Héra. Je suis Général des Armées de Celtia et d'Olympus...Et je suis arrivée en Alagaësia après un voyage dimensionnelle de six ans, mon objectif dans ce monde est de protéger sa charpente et de veiller sur Murtagh et Mercy, les jumeaux de Morzan.
Galbatorix toussota avant d'imiter Mancinia en s'agenouillant devant eux :
- Je me présente aussi, je suis Hermès et jamais ne n'ai porté le nom de Galbatorix. Je suis le Dieu des marchands, des voleurs et des messagers.
Les trois personnes présentes restèrent bouche bée, essayait - il de plaisanter ? ...Mais Murtagh devina bien que vu leurs regards et le sérieux sur leurs visages : Mancinia et Hermès ne plaisantaient pas.
- Un...Un dieu ? demanda Katrina.
- Oui, dirent Mancinia et Hermès.
Puis la jeune femme s'avança :
- Techniquement tu n'as pas tenu le pari, Murtagh. On s'est battu parce que je n'ai pas mit en place le jeu de parcours...M'enfin. Alors, tes questions ? Murtagh !
Le jeune homme fut de nouveau propulsé dans la réalité. Se demandant dans quel sorte de jeu s'était - il encore lancé, mais il devait croire, il faisait confiance.
- Tout d'abord, qui est ma soeur jumelle ?
Mancinia ferma les yeux avant de les rouvrir en fixant une des deux filles :
- Ta soeur est née trois heures après toi, elle est donc ta cadette. Mercy est le nom que lui à donner ton père, ce qui signifie "Espoir". C'est ton nom, Sans Nom.
Murtagh se retourna vers la jeune servante. C'était donc elle. Cette nouvelle les paralysa d'un coup. Un frère ? Sans Nom n'avait jamais osé y croire après avoir été abandonnée à la naissance sur les remparts de la citadelle.
- Moi...Mercy ? La soeur de... ?
Voyant que cette dernière baissait les yeux, Murtagh comprit que cela ne servait à rien de lui posé des questions. Sa viendra en son temps. Mais le jeune homme ne lâcha pas Mancinia malgré la nouvelle pas si mauvaise que ça :
- Ensuite...Je suis sûr que tu sais qui à massacré les Ra'zacs.
- Un dénommé Sloan, le Parjure. Il à protéger sa fille Katrina.
- Quoi ?!
- Ensuite, enchaîna Murtagh. Qui sont les Apôtres ? Arianna et tous ça ? Explique - moi depuis le début !
A la fin, Murtagh hurlait de rage. Mancinia resta impassible et Hermès se retira avec Guts et les deux gardes.
- Ronon, John, commença Mancinia. Rodney vous fait savoir qu'il veut vous voir. Abandonner vos rôles de gardes, soldats, vous êtes libres.
- A la bonne heure ! marmonna le dénommer John. Je vais enfin me raser !
Katrina, Mercy et Murtagh étaient seuls avec Mancinia qui débuta son récit :
- Je suis née sur une planète appelée Terre, une centaine de pays, des langues et des cultures différentes, la guerre et le malheur. J'y est vécue durant seize ans avant de faire un pacte avec la Déesse du Présent, Verdandi, plus connue sous le nom de Belldandy. J'ai voyagé alors de mondes en mondes durant un an avant d'échouée ici. Ce voyage ne vous intéresse pas et ne posé pas de question là - dessus. Que dire en fait ? Les Apôtres sont des humains devenus monstre après avoir obtenu l'ascension durant l'Occultation, Arianna est celle qui les diriges...Et voilà.
- Ca ne répond pas à mes questions, dit Murtagh.
- Je ne sais pas comment expliquer, depuis qu'Ygrad à été enchaînée par les Trois Déesses du Temps...Le rôle des Guerriers est de protéger les charpentes de chaque monde au risque de les voir disparaîtres.
- Une charpente ?
- Un arbre, dans ce monde, il se trouve à Ellesméra.
- Je ne comprends pas trop.
- Limitez vous à ça : Sloan est un Ancien, comme vous l'appelez Parjure. Galbatorix se nomme Hermès et oui, c'est un dieu. Quand à moi...On s'en fiche. Essayer de comprendre, dans quelques jours...Cette capitale disparaîtra.

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Murtagh était assis sur une souche d'arbre, regardant sans le voir Thorn jouer dans le lac. Par l'intermédiaire de l'esprit du dragon, il sentait la fraîcheur de l'eau et la joie du reptile à plonger, remonter pour mieux replonger ensuite. Le jeune homme laissait ses pensées dériver, sans prendre la peine de se fixer sur une idée on une autre. Il se sentait bien, tout simplement, détendu et heureux, et ne tenait pas à ce que ce moment s'arrête. Lui toujours si actif, pour une fois, cela lui faisait du bien de se poser cinq minutes, même s'il n'en profitait pas pour se plonger dans ses pensées. La mélancolie, ce n'était définitivement pas pour lui ! Il avait donné rendez vous à Mercy ici, sur les rives de du petit lac entourés de verdure, non loin de la capitale. L'endroit de prédilection de Thorn d'ailleurs, et c'était ce qui avait motivé le choix du Dragonnier. Mercy était sa soeur jumelle. Cela lui faisait peur, il avait fait une erreur avec Eragon et au lieu de nier sa soeur, il préférait entamer le dialogue avec la jeune femme même si elle le repoussait ou refusait de lui parler, au moins il aurait essayé. Mais malgré les questions qu'il se posait, malgré la discussion sérieuse qu'il s'apprêtait à avoir, le Dragonnier se sentait détendu comme jamais. Peut - être la présence de Thorn qui goûtait aux joies du repos et du jeu, chose qu'ils n'avaient guère eu le temps de faire ces derniers temps. Le dragon, voyant la mine morose de son ami, s'approcha tout de même de la rive, éclaboussant son Dragonnier par la même occasion. Ce dernier râla, plus pour la forme que parce qu'il était réellement mouillé.
- Ha ha ha ! Très drôle.
Murtagh se retourna et regarda approcher la jeune femme, sa soeur, sentant au fond de son esprit la présence encourageante de Thorn. Ce dernier avait calmé son jeu et se contentait d'observer l'échange, son corps formant une tache rouge sombre dans la rivière. Il savait ce que son Dragonnier avait à dire, notamment parce que cela avait torturé son esprit pendant des heures, empêchant par la même occasion l'écailleux de trouver le sommeil. Mercy observa longuement le jeune homme qui lui faisait face, avant de détourner le regard, suivant des yeux le dragon qui reprenait ses jeux aquatiques. Murtagh respira un bon coup :
- Je suis Murtagh, ton frère. Ravi de te connaître, ma soeur.
Mercy regarda le jeune homme :
- Alors moi, je suis Mercy, ta soeur. Ravie de te connaître, mon frère.
Murtagh resta assez surpris face à sa réponse.
- Quoi ? demanda Mercy. J'ai quelque chose sur le visage ?
- Non, c'est pas ça ! s'empressa de répondre Murtagh, gêné.
Mercy éclata de rire. Murtagh n'aurait su affirmer avec certitude ce qui le préoccupait le plus. Pour une fois, ce n'était pas l'absence de Mancinia a ses côtés qui l'angoissait. Pas non plus Thorn dont il sentait encore la présence par leur lien mental. A sens unique d'ailleurs, quelque chose n'allait pas.
- Mercy, commença - t - il. Tu sais qui je suis, non ?
- Bah, répondit la jeune femme. Tu es un Parjure et après ? Tu l'as choisi ?
- Non !
- Alors tu n'en est pas un.
Mercy s'assit alors sur l'herbe qui bordait la berge du lac. Murtagh la regarda d'un air ahuri. Il jeta un bref coup d'oeil aux feuilles éparpillées devant lui mais quand sa soeur releva la tête pour le regarder, il ne put s'empêcher de détourner la tête avec lâcheté. Il avait pourtant eu le temps d'apercevoir ses yeux émeraude. Mercy fronça les sourcils :
- Qu'est - ce que t'attends ? La chute des feuilles ? Allez, viens à côté de moi. J'ai envie de faire connaissance.
Murtagh essuya ses yeux légèrement embués, et porta un regard posé sur Mercy. En vingt ans d'existence, soit à peu près dix - sept où il avait été en mesure de comprendre quelque chose à tout ceci, le Dragonnier avait rapidement vu que son comportement était généralement regardé de près. En dehors des bonnes manières qui faisaient partie courante de son existence, il y avait également quelques codes qu'il avait très vite appris à respecter, pour son Père et pour un Roi qui n'en était pas un, un Dieu ? A quoi jouait Mancinia ces derniers temps ? Leur duel n'avait été qu'une façade en vérité. Murtagh s'assit alors aux côtés de sa soeur tandis qu'il pensa à la capitale...Les Vardens lancerait - il une attaque ? Qu'importe. Il fallait laissez venir les choses. Murtagh regarda sa soeur, une simple servante devenue noble grâce encore et toujours à Mancinia. Le jeune homme nota un autre point : ils ne se ressemblaient pas. Murtagh avait des cheveux noirs et des yeux noirs alors que Mercy avait des cheveux bruns et des yeux verts. Ils étaient jumeaux certes, même date d'anniversaire et ce n'était plus un coïncidence. Murtagh remarqua que sa soeur portait une chemise bleue, un pantalon sombre et une broche dans les cheveux. Mercy ferma les yeux :
- Mais arrête de me regarder comme ça ! Ca me gène.
- Dé...Désolé. Je réfléchissais.
- Tu réfléchis de trop. D'ailleurs, tu as l'air de ne pas avoir dormi ces derniers temps.
Qu'importe que le Dragonnier soit un peu plus pâle sous la faible lueur reflétée par la rivière. Murtagh ne l'avait pas convoqué ici pour lui parler de ce genre de choses, et s'il prenait autant son temps avant de parler, c'est qu'il devait avoir une bonne raison.
- D'accord, dit Mercy. J'ai pas eue une vie très intéressante en tant que servante. J'ai juste regretté de ne pas avoir connu mes parents.
- Tu ne dois pas, tu as plutôt été tranquille et c'est tant mieux, répondit Murtagh.
- Et toi ?
- Moi ? ...Rien. Par contre, c'est toi qui était avec cette dame qui m'a soigner quand j'avais trois ans ?
Mercy hocha la tête :
- Oui. D'ailleurs, je ne peux pas croire que même un Parjure peux faire ça à son fils...
- C'est pourtant le cas.
Mercy se sentit mal à l'aise d'un coup. Murtagh le Dragonnier était crains mais dans le fond, il était comme la plupart des mortels et qui plus est...Il avait vécu malheureux son enfance et son adolescence. Il aurait aimé d'ailleurs...C'est faire table rase de son passé. Mais au point où il en était, il n'aurait presque pas vu de différence. Mercy eut alors une idée pour changer de conversation :
- Dis - moi, tu as une fiancée, une petite amie ?
Murtagh explosa de rire :
- Tu m'as vu ? Qu'elle genre de fille pourrait m'aimer ?
- Moi, si je n'étais pas ta soeur...Même si je suis déjà perdue en quelque sorte.
Murtagh regarda Mercy avec un drôle de regard tandis qu'elle rougissait :
- Eh bien, comme je n'ai jamais connu mes parents...Et que j'étais sans famille...Ahem...
- Tu es fiancée, c'est ça ?
La jeune femme ne répondit pas mais hocha doucement la tête, par affection sans doute, le Dragonnier lui posa la main sur la tête et la serra contre lui :
- Tant mieux. Je suis content pour toi...
- C'est gentil, grand frère.
Grand frère. Quel drôle de phrase. Murtagh manqua de pleurer, drôle de journée vraiment. Sa soeur allait se mariée. Mercy et le Dragonnier se délacèrent avant que le jeune homme ne questionne :
- Quand compte - tu te marier ?
- Pas maintenant, dans un ou deux ans. Et puis, je ne veux pas me presser même si je tourne vieille fille !
- Mais non, tu es encore très jolie.
Mercy lui lança un regard étrange :
- A qui tu penses quand tu dis ça...Moi ou Mancinia ?
- Hein ?
- Je lui ressemble tellement qu'on dirait des jumelles. Mais elle est vraiment très belle...
- C'est vrai qu'elle est belle mais..., commença Murtagh.
- Je ne suis pas si belle que ça quant ont considère que ce n'est pas vraiment moi, lança une voix au dessus d'eux.
Les deux jumeaux relevèrent la tête pour voir Mancinia perchée sur des branches de l'arbre. Leur jetant un regard amusé en vue de leur tête, Murtagh rougit :
- Depuis quand tu es là ?
- Depuis que Mercy a dit qu'elle était perdue. Mais je le savais déjà.
Un silence suivit mais Mancinia l'interrompit :
- Je dois vous montrer quelque chose, venez...

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Mancinia poussa deux portes en bois massives. Murtagh connaissait bien cette salle, c'était la salle d'arme privée du Roi. Une multitude d'armes, de boucliers, de lance et d'épées se trouvaient de part et d'autre de la salle. A gauche, une estrade qui menait à douze épées parfaitement alignés.
- Les épées des Treize, déclara simplement la jeune femme. Elles sont toutes là à l'exception de Zar'roc et de celle de Galbatorix. Il a gardé les autres pour qu'on puisse les rendre à leurs propriétaires, je prends celle là.
Mancinia monta sur l'estrade et décrocha une épée blanche immaculée semblable à Zar'roc, même le blason. Ensuite, elle se saisit d'une magnifique épée verte d'une couleur pâle qu'elle tendit à Mercy.
- Peut importe leur histoire, elles doivent servir, elles n'ont pas écrites leurs histoires, ce sont les hommes qui s'en sont chargés.
Mercy prit l'épée et son fourreau pour l'attacher à sa ceinture. Murtagh savait que les esclaves savaient se battre, surtout les femmes, sinon elles ne seraient plus là depuis longtemps. Mais le Dragonnier remarqua le regard de Mancinia qui fixait avec insistance son épée avec du regret et de la mélancolie dans le regard.
- Allons - y.
Et ils quittèrent la pièce. Murtagh se saisit alors du bras de sa soeur :
- Tu vas trouver cela idiot mais...Je ne t'ai pas demandé qui était ton futur mari.
- Ah...Eh bien c'est...
Mais la jeune femme fut interrompue par un cri inhumain :
- Haaaa !
- Ce n'était pas le Roi ? Enfin, Hermès ? demanda Murtagh.
- Il a dû croiser Alexandre dans le couloir...
- Tu sais Mancy, tu ne dois pas être...Mancy ?
Mais la jeune femme n'avait pas envie de l'écouter sauf quand elle s'arrêta d'un coup.
Clap. Clap.
Clap.

Les bruits se répétaient sans cesse, comme des coups de marteau. Un vrai vacarme. Des bruits de pas qui se décale comme pour faire sentir sa présence, un regard qui glisse sur toi alors qu'il n'y à personne...Murtagh s'approcha d'elle :
- Ca va ?
- La ferme..., marmonna Mancinia.
Murtagh recula d'un coup tant ses paroles le troublèrent.
- La ferme ! Je vous es dit de la fermer !
Mancinia porta une nouvelle fois ses deux mains à ses oreilles mais les bruits étaient encore plus supportables que la douleur qui la parasita, ses sens explosèrent tandis qu'elle sentait un liquide chaud perler de partout...Puis, le noir.

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- C'est quoi ? demanda Murtagh.
- Le Roman de Sahagiel : Un deus ex machina traduis par Dieu sort de la machine. C'est un roman vraiment trop bizarre, je me demande même si c'est lui qui l'a écrit.
Murtagh réfléchit :
- Ah oui ! s'exclama - t -il. Je me souviens ! C'est l'auteur de "La Raison de l'Au - delà"...
- Ah tiens, dit Mercy. Il y à une annotation...
A Mancinia, la tempête qui ravage la Terre.
Une sorte de vent souffla sur les deux personnes, de stupeur ils se jetèrent un regard.
- Hinamizawa, souffla une voix. Va falloir qu'on accélère la cadence. Ah tiens ! Je suis Jack, Mancinia m'a chargé de vous ausculter !

- T'es jetée Mancinia. La prochaine fois évite de planter le réseau électrique.
- Si tu veux que ça soit agréable pour tes yeux, ô surpuissant guerrier qui lutte en ce piètre monde d'Alagaësia. La prochaine fois que tu remets une annotation pareil, je te colle mon poing dans le visage.
La jeune femme avait en face d'elle un homme âgée de presque la trentaine, ce qui le rendait sans doute encore plus séduisant, l'âge d'or des hommes comme ont dit. Ses yeux bruns farouches étaient très beaux sur son visage fin, certaines mèches brunes retombaient avec désinvoltures sur son front. C'était certainement le plus sage des amis de Mancinia, toujours vigilant et à veiller au bien être des autres sans toutefois exagéré.
- Je commence même à me demander si je ne devrais pas te coller un suivit psychologique ! rit Mancinia. Ca commence à devenir critique la télépathie instinctive !
Mancinia rajouta sur un ton de menace :
- ...Si tu me demandes comment ça va, je te brise la nuque.
- Comment ça va ? demanda - t - il d'un ton joyeux.
- Alex..., se plaignit Mancinia. Tu m'énerves.
- Les frères, ça sert à ça.
- T'es pas mon frère.
- Maieuh !
Mancinia tapa son poing sur les draps :
- Salsifis ! Apparemment, je viens de perdre le falatus de parler normalement...
Silence.
- C'était pas une blague, j'ai pas fait ça pour rire !
Mais Alexandre explosa de rire face aux mots que son amie avait employés.
- Ca va, ça va, j'arrête...Vu ta tête, tu as envie de me parler ?
- Pas maintenant, où je vais t'égorger.
- 'Ptain, t'es une petite violente toi.
- C'est comme ça.

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- Tu ne connais l'origine de la malédiction ? demanda Hermès.
- Qui à bien pût maudire Mancinia ? questionna Murtagh. Je ne comprends pas. J'aimerai tellement l'aider et surtout comprendre, pourquoi saigner sans aucunes marques ?
Hermès soupira :
- Je vais te dire les grandes lignes. Mancinia s'est maudite elle - même, bien avant même son voyage dimensionnelle mais...Arrivée dans l'avant - dernier monde, à Hinamizawa, un petit village. De ce que je sais, elle à été torturer, ses mains et ses pieds saigne depuis ce jour. Après cette torture, Mancinia à alors souhaiter que le village disparaisse...Le lendemain, il ne restait rien d'Hinamizawa. Rongée par sa douleur, elle à remonter le temps pour sauver ce village. La malédiction veut que les bruits d'Oyashiro, le dieu tutélaire du village la suivent en plus que trois à quatre fois par mois elle...
- Je saigne sans stigmates des blessures qui jamais n'ont pût être guérie.
Mancinia se tenait sur le seuil de la porte. Murtagh et elle se fixait dans les yeux :
- Tu veux que je te racontes ce qui s'est passé à Hinamizawa ? demanda la jeune femme d'une voix neutre.
- ...Oui, je veux comprendre...Raconte moi tous tes voyages.
Mancinia baissa les yeux :
- Très bien.
Héritage des Anciens

# Posté le samedi 08 novembre 2008 07:38

Modifié le dimanche 28 décembre 2008 12:53

Héritage des Anciens

Chapitre 9 : La révélation

Ellesméra - Cinq Jours Plus Tard

Le vol depuis Helgrind avait été assez éprouvant pour les trois cavaliers qui se trouvait sur le dos de Saphira, tel un point clair dans le ciel azuré, ses écailles reflétaient les rayons solaires qui éblouissaient les rares personnes qu'ils croisaient et encore, ces dernières pensaient sans doute à une simple illusion dû à un quelconque reflet. Eragon était assez soucieux quant à l'identité véritable de Kristen, en fait le Dragonnier ne lui faisait absolument pas confiance et elle le savait. Mais la jeune femme préférait visiblement les ignorer, lui et Roran. Premièrement, Eragon se demandait quand elle était entrée à Cithri...Et comment également, car les gardes avaient dû recevoir des ordres strictes de la part de Nasuada. Ensuite, comment la Reine des Vardens et Orrin pouvaient - ils lui faire confiance, cette simple étrangère avait - elle embrouillés leurs esprits par un quelconque sortilège ? Troisièmement, comment une humaine normale avait - elle pût rattrapée une dragonne, voir même la dépasser et prendre dû repos avant son arrivée, seul Arya était capable d'un tel prodigue ? Qui était d'ailleurs les hommes qui l'accompagnaient à ce moment là ? Eragon aurait juré que c'était deux gardes de l'Empire...Des espions peut - être à ses côtés où bien...L'espionne c'était elle ? Quatrièmement, cette histoire d'être la cousine de la Reine des Elfes, Islanzadi le perturbait, Kristen n'était pas une Elfe contrairement à la Reine, même si elle était mi - Elfe mi - Humaine, cela devait se remarquer...Et puis pourquoi Arya ne l'avait - elle donc pas reconnue ou saluer au Surda ? ...Ah moins qu'elle essayait une nouvelle fois de cacher ses sentiments. Eragon soupira. Le nom "Arya" était synonyme de mystère. Le soleil brillait de mille éclats ce jour là donnant à la forêt Elfique un air apaisant et magique. Saphira entama sa descende plus au moins près de la capitale d'Ellesméra. Les Elfes présent les saluèrent et les acclamèrent, la victoire sur les Plaines Brûlantes les avaient déjà atteint grâce à Arya, partie quelques jours plus tôt pour son pays, Eragon soupira une seconde fois tandis qu'il posait pied à terre. Invitant Roran d'un signe de tête, ils allèrent saluer la Reine des Elfes dans sa demeure principale, surprise de voir le Dragonnier être revenu si vite :
- Reine Islanzadi, dit le Dragonnier en s'inclinant. Je suis de retour pour achever ma formation.
- Tiens Eragon, je suis ravie de te revoir. Et qui sont ces personnes avec toi ?
- Majesté, poursuivit Eragon en se redressant. Je vous présente mon cousin Roran.
- Enchanté ! dit ce dernier un peu déboussoler, ne sachant pas trop quoi faire.
- Je le suis également. Eragon m'a souvent parlé de toi et Arya m'a conté tes exploits...Mais...Kristen c'est bien toi ?! s'exclama Islanzadi.
La Reine s'était levée d'un bon avec un air qui mélangeait la surprise et la joie. Eragon la vit marcher aussi vite que la bienséance le lui permettait pour serrer la jeune femme dans ses bras. Kristen sourit et lui rendit son étreinte. Puis, les deux femmes se séparèrent et le Dragonnier resta surpris quand Islanzadi lui demanda d'une voix émue :
- Je te croyais morte.
- Morte, moi ?! J'étais l'une des quatre dernières encore en vie. Je ne sais même pas si Hanyuu a réussi à s'échapper...
- D'après ce que j'ai entendu, elle serait tombée dans le puit sans fond d'Ihcufagino. Mais ce n'est qu'une rumeur de ce maudis Apôtre.
- A ce qu'on disait, ce marais était sans fond.
- Je suis désolée mais je n'arrive plus à tenir. Tu penses que...
Puis la Reine sembla ce rendre comte de la présence des deux garçons, aussi prit - elle un air embarrassée en essayant de s'expliquer :
- Pardonne - moi Eragon, cette personne est ma cousine disparue depuis de nombreuses années. Même si nos mères étaient jumelles sur de nombreux point, je ne suis qu'à demi - elfe et Kristen est née humaine. Cela me fait pensée que j'ai déjà envoyer mes soldats au Surda, mais ils n'y seront que dans quelques jours. Ca tombe bien, Oromis voulait te parler dès ton retour...Cela me semblait assez urgent.
Qu'arrivait - il à la Reine ? Ce ton familier, incertain...Quelque chose ne tournait pas rond ces derniers temps et même lui ne savait pût sur quel pied danser. Plus tard, en dehors de la demeure royale, Eragon s'exclama brutalement :
- Roran, tu ne m'avais pas dit que Sloan avait trahis le village ?!
- Pourquoi aurai - je du te le dire ? Je n'avais rien avoir avec ce type.
- C'est bien, je te reconnais bien là.
- ... ?
Roran resta surpris, la voix d'Eragon était subitement devenue lourde comme...Dépourvue d'humanité. De même quand Arya arriva, le Dragonnier l'ignora totalement tandis qu'il s'envola avec Saphira qui poussa un étrange grognement. Les deux jeunes gens restèrent un instant stupide.
- Je...Je n'arrive plus à tenir. Ca devient trop fort.
Arya se retourna :
- Mère ?! Que vous arrive - t - il ?
- Mère ? répéta la Reine. C'est vrai que j'aurai aimée que tu sois ma fille. Mais ce n'est pas le cas.
- Ca suffit ! Vous avez remplacée sa mère, ça revient au même. Des traîtres les ont tués, elle et Evandar. On ne leurs pardonneras pas !
- Pardon Arya, commença la Reine. Pardon d'être aussi brusque mais la barrière que je tenais s'est brisée, le chaos va s'abattre sur nous. Les Apôtres sont à nos portent...L'épidémie et le cycle. Alors...Si je ne survis pas à cette bataille je tiens à te dire...Que tu n'es pas ma fille. Moi je suis...La gardienne, l'ange de celle qui est la vrai Islanzadi...Pour ma part, je t'ai élevée mais je ne suis que la déesse Artémis.
Arya se retourna vers cette femme qui semblait avoir changée. Les trente années de sa vie qu'Arya avait vécu entièrement avec elle, alors qu'elle voulu lui demander pourquoi...Une lumière rayonnante avait remplacé ces traits...
"Je savais que vous étiez là...Mancinia, je te demande de faire attention...Ce Dragonnier est un Apôtre."

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Peu de Temps Avant dans la Demeure d'Oromis

- Tout le monde en Alagaësia à un problème avec Murtagh, je me demande bien pourquoi.
- C'est un Parjure, il est normal que cela soit ainsi.
- Maître, je peux vous poser une question ?
- Va - y, je t'écoute, Eragon.
- Je voulais savoir pourquoi vous ne m'appreniez rien de nouveau ?
Oromis le regarda avec un regard lourd et charger de questions envers cet homme bien familier. Le vieux Dragonnier lui tendit un livre. Eragon ouvrit le livre et commença sa lecture :

Le fracas des épées retentit dans toute la cour d'entraînement, Brom observait la scène de loin, son mentor enseignait l'art du combat à plusieurs disciples pendant que son dragon apprenait aux leurs toutes les subtilités de leur espèce.
- Comprenez bien, mes chers élèves, lors d'un combat, il ne faut pas vous servir seulement de vos muscles mais aussi de votre expérience et de votre logique.
Oromis aperçut Morzan et se retourna vers ses élèves.
- Le cours est terminé pour aujourd'hui, vous pouvez rentrer à vos quartiers. Au même moment, les dragons se posèrent avec lourdeur dans la cour et rejoignirent leurs cavaliers puis ils s'envolèrent vers le bâtiment des habitations. Morzan marcha tranquillement vers son mentor et ami. Il retourna sa main contre sa poitrine, le geste d'allégeance des elfes, Brom fit de même et serra Morzan dans ses bras, ce Dragonnier aux cheveux noirs de jais lui rendit son étreinte, ils se séparèrent et se tourna vers Oromis qui se tenait à côté d'eux, il s'inclina devant lui et pour toute réponse, Le Doré lui souffla un petit air chaud au visage, ce qui ébouriffa les cheveux de Morzan, Brom éclata de rire et Morzan fit de même après quelque secondes d'hésitation.
- Enfin te revoilà, lui dit Oromis. On commençait à s'ennuyer par ici.
Morzan rit de nouveau et caressa doucement les écailles de sa dragonne rouge.
- J'étais à l'intronisation de ma soeur, elle est devenue prêtresse de la Déesse Marié.
- Alors, ta soeur Hanyuu est devenue sage...Pas comme l'aînée de tes cadettes, en conclut Oromis.
- Oh oui, dit Morzan. Il ne faudrait pas qu'elle bascule du mauvais côté, ma soeur serait une ennemie redoutable.
Oromis hocha la tête en signe d'affirmation.
- Viens dans mes quartiers, on pourra manger un morceau.
Et ils s'envolèrent vers le haut de Dorù Areaba. La résidence d'Oromis était réellement très modeste pour quelqu'un de son envergure dans la société, il était le Maître d'Arme de la forteresse de Dorù Areaba. Oromis se posa à l'entrée du Grand Couloir, dont on disait qu'il était sans fin, le long de ses murs, des centaines de portes étaient alignées avec le nom du Dragonnier écris en Ancien Langage au dessus de la porte, Morzan, Oromis et Brom entrèrent dans le transporteur magique.
- Oromis ak ponui legreat.
L'air tourbillonna autour d'eux et le couloir devint flou, puis tout s'arrêta brusquement. Ils se retrouvèrent dans la portion du couloir où étaient située les chambres des Anciens, ils suivirent Oromis jusqu'à ses appartements, en chemin, ils croisèrent Vrilla, qui sortait d'un cours de méditation. Ils arrivèrent devant ses quartiers, Oromis prononça une injonction en Ancien Langage et la porte s'ouvrit, révélant une pièce modeste, avec un lit au fond, un étage, où se trouvait un bureau, avec de quoi écrire et poser ses réflexions sur les Dragonniers et sur les élèves, une grande vasque d'argent pur servait de lit au Dragonnier Doré, il y avait aussi une aire d'envol, qui donnait sur la mer et sur les falaises à pic. Oromis s'assit sur le lit et sortit une coupe composée de fruit et de pain.
- Tiens, lui dit le Dragonnier en tendant un fruit à Morzan. Mange, tu as la peau sur les os, dit - il en rigolant.
- Je pense que tu as raison, répondit le Dragonnier. Je me suis toujours demandé comment je pouvais survivre sans rien manger, ou presque.
- Oui moi aussi, je me suis souvent posé la même question.


Plusieurs pages ont étés arrachés.

La journée était belle sur la citadelle des Dragonniers, les fresques d'or étincelaient sur les murs de marbre blanc, elles représentaient les exploits réalisés par les Dragonniers au fil des siècles, en ce moment même, les aides des Dragonniers étaient en train de peindre la fresque de l'Intronisation de la Prêtresse Hanyuu, qui à peine âgée de treize ans avait réussi à parlé avec l'uns des Grands Dieux. A l'annonce d'un tel prodige, beaucoup de gens important de l'Alagaesia s'étaient déplacés, pour constater de leurs propres yeux le miracle réalisé, le Roi Evandar et sa femme Islanzadi s'étaient déplacés et cela avait donné lieu à de grands préparatifs pour les recevoir, les Dragonniers étaient toujours très à cheval sur le politesse, ils tenaient cela des Elfes, le Roi du Royaume de Broddning s'était aussi déplacé, il portait un intérêt tout particulier à la science des Dragonniers, il disait toujours, on ne fera jamais plus ingénieux que les représentants de cette caste et cela donnait lieu à des remarques modestes de la part des Dragonniers présents. Et à de grands éclats de rire dans l'assistance toute entière. Le roi Tear avait lui même quitté Farthen Dûr et Tronjheim, les visites des nains étaient rares, en raison de leurs querelles avec les dragons.

D'autres pages ont étés sévèrement arrachés et surtout, énormément. On pouvait distinguer des tâches de sang assez grosses selon l'endroit.

Le Dragonnier Galbatorix détruisait tout en compagnie de Morzan, cet homme que je croyais mon ami. J'avais découvert l'existence de Selena et je devais lui parler. J'étais donc partit en compagnie de Saphira pour la rechercher. Je l'avais déjà rencontré quelques fois en compagnie de Kristen et je l'avais trouvez forte et agréable, je devais lui dire quelque chose de très important qui me concernait.

Eragon releva la tête. Kristen connaissait Brom ? Mais alors...C'était une Dragonnière ? Son esprit fut traverser par de très mauvaise pensée. Le jeune homme repris sa lecture :

Ce jour là, je n'ai malheureusement pas eut l'occasion de la voir. Actuellement, je déversais ma haine envers Morzan pour avoir enlever Murtagh et Mercy à sa femme. Mais je dois plutôt me réjouir, car j'attends un fils de la femme que j'aime. Je ne sais pas pourquoi, mais je suis bien heureux d'avoir volé Selena à Morzan. Même si mon fils n'est pas le seul enfant que nous ayons eut ensemble au nez et à la barbe de Morzan. Une ironie si je le nomme Eragon ?

Brom était son père. Tandis qu'Eragon assimila cette idée, il replongea dans sa lecture après avoir vu que d'autres pages avait été coupé du cahier.

Le dragon poussa un rugissement et se saisit de son dragonnier par les serres. Morzan se retourna brusquement et à ce moment là que Brom décida de lui lancer sa dague qui se planta directement dans son épaule. Cela lui donnerait quelques instants de répits. Saphira s'envola à grande vitesse, sachant qu'il n'aurait pas beaucoup de temps et que les deux autres dragons rouges se lanceraient à leur poursuite. Elle aida Brom à monter sur la selle. Celui ci devait bien se cramponner pour ne pas tomber dans le vide.

Sang, larmes sèches, pages arrachés.

En faite, lorsqu'elle tendit les mains à bout de bras, elle bouillait de haine et de démence. Elle était trop impulsive, elle aimait la vie, elle était aussi très sociable, trop peut - être. Lorsqu'elle était encore au village, avec ses amis, le simple fait de s'enlacer était un preuve d'amitié rien de plus. Lorsqu'elle pleurait, elle allait dans les bras d'un de ses amis c'est tout. Elle était très câline et elle avait besoin d'amitiés construites sur cette intimité distante. Le fait d'avoir passé trois ans sans personnes, sans Belothre [son griffon], l'avait si affectée qu'elle regrettait grandement de s'être emportée. Il avait fallu qu'elle tombe sur lui. Elle attendit sa réaction. L'attente était une véritable torture. Elle se voyait mal lui expliquer ce qu'elle ressentait vraiment. Après tout il ne semblait pas vouloir ce lier d'amitié avec elle, elle n'était la que pour "l'aider" en attendant son rétablissement, enfin à la base. Pour la première fois depuis hier soir, elle aurait voulu sauter sur le dos de Belothre et s'enfuir a des kilomètres de cet être mystérieux. D'ailleurs rien ne l'en empêchait. Il approchait. Elle retint sa respiration. Elle n'osa le regarder. Une douleur lui enserra le poignet et elle gémit. Il la plaqua contre un arbre. Le choc fut intense mais la douleur brève. Si toute sa haine avait été emmagasinée dans son geste, elle savait maintenant ce qu'il était prêt à faire. Encore un seul faux pas et rien ne l'empêcheraient de ne pas l'épargner. La respiration presque coupée, elle soulevait avec force son buste, tordant le haut de son corps pour aspirer le plus d'air possible. Le mouvement rapide la forçait a frotter son dos contre l'écorce lui brûlant la peau. Elle tressaillit lorsque la lame se posa sur son cou, froide et révélatrice. Pour la première fois elle eut peur de la mort et elle fut consciente de se qu'il était capable d'entreprendre. Elle déglutit et attendit. Il finit par lui parler doucement mais au fond elle l'aurait sûrement mieux pris si il lui avait craché à la figure sans respect, sans considération.
- Tu m'as trahis, Selena. Tu me le payeras même si ce n'est pas de ma main que tu mourras.
Il la lâcha avec tant de brutalité que d'un seul coup, une seule et unique pensée la traversa et l'obséda. Elle ne le laisserait pas sur cette note de domination. Mais il se baissa aussitôt pour ramasser la Larme Rouge. Elle resta un instant debout, silencieuse, immobile en respirant par saccade. Elle passa sa langue sur ses lèvres et releva doucement les yeux en direction de son "mari". Elle allait jouer très serré, arpenter les couloirs de la mort, mais elle s'en fichait. Elle était joueuse et elle allait joué même si les enjeux ici était sa vie. Ses lèvres s'étirèrent en un sourire carnassier et elle prit d'un geste rapide et sec la Larme, elle resserra sa prise dessus et la jeta a terre avec force gardant ses yeux planté dans ceux de Morzan. Une partie d'elle même l'interdisait de continuer si ce n'était pas trop tard mais en ce moment elle sentait plutôt tout ses défauts faire surface. Elle rit d'abord mais d'un rire qui sonnait faux, puis le regarda intensément la bouche entrouverte pour faciliter sa respiration. Ses cheveux étaient attachés, dégageant les contours de son visage mais quelques mèches tombaient sur son front jusqu'à la hauteur de ses joues. Certaines barraient ses yeux coupant par endroit les vifs sentiments qui se traduisait dans le fond de ses iris sombres. Elle détacha ses mots mais chaque syllabes étaient chargée d'émotions, de fatigue et de détermination :
- Oh c'est un scandale, comment te punir de pareil affront ?!
Mais Belothre pencha la tête et la poussa doucement. Retombant sur terre elle tressaillit de rage. Pourquoi son griffon prenait - il parti de cet imbécile qui lui avaient volé ses enfants ? Ou peut - être était - il prudent, en évitant un véritable massacre. Elle était tentée de continuer elle avait beaucoup de phrase qui lui tournait dans la tête, des piques et reproches mais finalement toute sa fureur s'envola. Ses barrières s'écrasèrent sur le sol, sa carapace de fer tomba et son masque de détermination se transforma en un visage perplexe presque perdu. Selena avala sa salive avec difficulté puis elle regarda le Dragonnier avec mépris.
- Je me demande si elle sera capable de me tuer, elle...Car sa moitié c'est moi.
- Espèce de... !
Comme si ces mots lui avait coûte beaucoup d'énergie, Selena le contourna rapidement et s'en alla en laissa Morzan presque mort sur le sol.


Eragon releva la tête et vit un sourire démoniaque et carnassier sur le visage d'Oromis.
- Maintenant tu sais et...Tu es à nous, fils d'Apôtre.
- C'est pas vrai..., marmonna Eragon.
Eragon sentit monté en lui une colère monstre, une haine indescriptible, une folie meurtrière. Des stigmates incarnant le chiffre treize apparurent sur son front tandis qu'Oromis se mit à rire comme un dément. Les cris de Saphira au dehors tandis que ce succédait des explosions monstres en provenance de la capitale Elfique.
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Sa voix fut coupée par le son d'une explosion et de son onde de choc percutante. La déflagration fût si redoutable, que Kristen et Mancinia valsèrent contre les arbres. La déflagration jeta également violemment à terre le groupe d'officiers venu leur porté assistance. Une douleur fulgurante transperça Mancinia, qui se sentit heurter quelque chose de dur. Une voile de brume semblait l'envelopper et la privée de ses perceptions. Puis, peu à peu, sa conscience lui revint. Elle entendit une seconde explosion, puis une troisième, une quatrième et enfin, une cinquième. La jeune femme sentit alors une fumée âcre qui la fit tousser. Un mélange de gaz et de fumée lui remplissait les poumons, l'empêchant de respirer correctement.
- Tu vas y passer...Tu vas payer pour tout tes crimes !

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Ûru'baen - Aujourd'hui

- Hinamizawa est le dernier des mondes que j'ai visité au cours de mes six années d'errance, une année après mon départ.
- Je ne comprends pas cette logique de temps.
- Inutile, tu comprendras bien assez tôt. En faite, Hinamizawa est un petit village d'un pays nommé Japon et qui abrite dans les mille deux cents habitants. Ihcufagino dans la langue Elfique est le contraire d'Onigafuchi, ça se remarque. Le marais du village d'Hinamizawa se nomme ainsi mais s'est également son ancien nom. Je vais t'expliquer depuis le départ ce qui s'y est passé dans ce monde, je souhaite par la suite que tu racontes cette histoire à Mercy. Ce sera ma seule revendication en échange de ce conte, malgré le fait que les deux avants - derniers mondes appartiennent respectivement à Lucy et à Guts, ce que j'ai connu à Hinamizawa n'est rien à la cruauté possible de ces deux personnes.

Un jour je te conterai comment ma guerre a véritablement commencé. Mais à Hinamizawa, ce fût l'apogée.
Héritage des Anciens

# Posté le samedi 15 novembre 2008 06:45

Modifié le dimanche 28 décembre 2008 12:52