Héritage des Anciens

Chapitre 10 : Hinamizawa


Furumita sono ushiro shinite de ?
Kurayami ni tsume o tatete yoru o hikisaita.

Amadare wa chi no shizuko to natte hô tsutai ochiru,
Mô doko ni mo kaeru basho ga nai nara.

Kono yubi tomare, watashi no yubi ni.
Sono yubi goto, tsurete itteageru.
Higurashi ga naku, akazu no mori e,
Atomodori wa...Mô dekinai.

Hitori - zutsu kesarete yuku,
Kurayami no sono mokou ni.

Kagami no saka de ugoméki nobashite kuru musuu no te de,
Saa dareka o koko e izanai nasai.

Oni - san kochira te no naru hou e,
Donna ni nigete mo tsukamaete ageru.
Higurashi ga naku kemonomichi kara,
Kikoete ita koe wa mou nai.

Kono yubi tomare, watashi no yubi ni.
Sono yubi goto, tsurete itteageru.
Higurashi ga naku, akazu no mori e,
Atomodori wa...Mô dekinai.

Oni - san kochira te no naru hou e,
Donna ni nigete mo tsukamaete ageru.
Higurashi ga naku kemonomichi kara,
Kikoete ita koe wa mou nai.
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J'ai regardé derrière moi. Qui est là ?
Tu as sorti tes griffes dans la pénombre et as lacéré la nuit.

Les gouttes de pluie sont devenues des gouttes de sang,
Et ont dégoulinés sur mes joues,
Si tu n'as plus d'endroit où aller.

Arrête - toi sur ses doigts, sur mes doigts,
Je t'emmènerai sur chacun d'entre eux.
Vers une forêt interdite où pleurent les cigales,
Tu ne pourras plus revenir sur tes pas...

Elles disparaissent une à une,
De l'autre côté des ténèbres.

Dans le miroir, d'innombrables mains se tortillent et s'étirent,
Appelez quelqu'un pour qu'il vienne ici !

Démon, viens par ici là où claquent mes mains,
Où que tu ailles, je te rattraperai.
Là voix ne résonne plus,
Là où les cigales chantent.

Arrête - toi sur ses doigts, sur mes doigts,
Je t'emmènerai sur chacun d'entre eux.
Vers une forêt interdite où pleurent les cigales,
Tu ne pourras plus revenir sur tes pas...

Démon, viens par ici là où claquent mes mains,
Où que tu ailles, je te rattraperai.
Là voix ne résonne plus,
Là où les cigales chantent.


Cette version longue peut vraiment être dédiée au soeurs Mion et Shion Sonozaki que vous découvrirez au cours de ce chapitre.

Le ciel était gris au dessus d'Hinamizawa mais de timides rayons commençaient à percer les nuages qui avaient lâchée une pluie drue sur le village. Une lumière blanche prit le ciel en tenaille durant une fraction de seconde, immergea alors une jeune femme d'une vingtaine d'année qui tomba à genoux pour reprendre ses esprits après avoir été autant secouée. Blessée par la dernière des attaques possibles, maintenant capable de créer le monde qu'elle venait de voir, de vivre. Son bras droit était méchamment mutilé et surtout, la jeune femme devina qu'il fût cassé. Mancinia essaya de déterminer l'endroit où elle était. Vu qu'elle venait de passer l'avant dernier monde, elle devina sans grand peine que cela devait être Hinamizawa. Après des fuites incessantes de mondes en mondes, après cette étape...Serait - elle protégée des attaques de ces démons ? Retrouverait - elle son Ange ? Son bras lui faisait mal mais depuis quelques temps, les douleurs n'étaient plus si graves. Mancinia entendit alors la sonnette d'un vélo, se penchant un peu plus pour voir en dessous du toit, elle discerna une jeune fille arrêter qui semblait attendre quelqu'un. Vêtue de bas noirs surmonter d'une longue robe blanche ainsi qu'un béret de la même couleur et de deux gros noeuds mauves, un dans son dos au niveau de la taille et un en dessous du col et enfin, des bottes qui lui arrivaient au niveau des genoux.
- Rena ? se demanda Mancinia.
Sous les faibles rayons, la jeune femme était bien sale. Mouillée, couverte de boue et de sang, elle se redressa sans avec lenteur. Elle devait savoir qu'elle date était - il et surtout entrée en contact avec eux. Mancinia s'avança doucement sur la rue non bétonnée.
- Attention ! s'écria une voix masculine.
La jeune femme tourna la tête mais l'impact fut inévitable. Nous savons tous qu'un accident de vélo ne peut tué personne, mais une douleur infernale prit en tenaille le bras de Mancinia qui avait l'impression que le lui arrachait.
- Mademoiselle ! cria une voix aigue. Ca va ?!
Mancinia sentit une petite main se posée sur son épaule tandis qu'elle entendit une seconde voix, celle du jeune homme qui venait de la heurter :
- Je suis vraiment pas voyant, moi ! Mais...C'est quoi ce sang ?! Rena, aide - moi à la relever.
- Non ça va, dit Mancinia en gémissant. Je suis juste sonnée.
- Ouf, vous nous avez foutu une de ses peurs !
Mancinia regarda la jeune fille puis se retourna vers le jeune homme : il avait des cheveux bruns en bataille ainsi que des yeux ambrés pétillant de vie autant qu'intriguant. Habiller d'un short kaki ainsi que d'un t - shirt noir surmonter d'une courte veste rouge, il était bien évident que ce dernier soit athlète...C'était Keiichi. Mancinia le fixa avec tant d'insistance que ce dernier ce mit à poser des questions :
- Ca ne va pas ? ...Je suis désolé, je ne vous avais pas vue.
- Ah, ce n'est pas grave...
- Mais vous êtes blessée.
- Tu ne connais pas une clinique dans le coin par hasard ? rit Mancinia.
Quelle entrée fracassante dans la vie mouvementée des habitants du village d'Hinamizawa.

- Votre fracture n'est pas trop grave. Mais je suis étonné que ces dégâts soient dus à un simple accident de vélo.
Le docteur Kyosûke Irie dirigeait la clinique du même nom, la seule dans les environs du village. Il devait avoir vingt - cinq ans, des cheveux bruns clairs descendant jusqu'à ses épaules, de fines lunettes reposaient sur son nez qui cachait ses yeux ambrés. Sa blouse blanche indiquait son métier, Mancinia commença à rire...Depuis le temps, elle ne savait pas si son rire était sincère ou non :
- En faite, j'ai chuté dans les escaliers et comme je viens d'arriver dans le village, j'ai voulu demander à cette jeune fille où ce trouvait la clinique la plus proche. Et je n'avais pas vu arriver ce jeune homme en contre sens ! Ha ha ha ! C'est bête pas vrai ?
- Dans ce cas, bienvenue dans le village. La fracture devrait être guérie dans peu de temps. Revenez me voir d'ici une semaine.
- Merci.
Mancinia se leva et sortit de la clinique en prenant bien soin de payer une certaine Takano. Mais elle fut surprise de voir devant le bâtiment blanc les deux jeunes gens qui attendaient pour voir si elle se portait bien. La jeune femme fit mine de rien :
- Ce n'était pas la peine de m'attendre.
- Ah...Je n'aurais pas dormi, dit le garçon avec un sourire forcé.
- Tu es un bien gentil garçon.
- Je suis Keiichi Maebara.
Mancinia hocha la tête tandis que la jeune fille fit un pas :
- Moi c'est Rena Ryûgû.
- Je suis Mancinia Berkclay. Ravie de vous connaître.
Rena se tourna vers son ami :
- Keiichi, tu sais venir à la décharge avec moi ?
- Je suis désolé Rena, mais j'ai promis à ma mère de faire un peu de ménage.
- Bon, j'irai seule dans ce cas.
- Attend ! s'exclama Mancinia. Pour te remercier, je veux bien venir avec toi. Enfin, si tu veux...
- Oui ! Au moins je ne serais pas seule. Ainsi je vous ferais visité un peu le village et ont pourra faire également connaissance !
- Bon..., commença Keiichi un peu rassuré. Alors à demain Rena ?
- A demain.
Keiichi remonta sur son vélo tandis Rena guida Mancinia à travers le village qu'elle découvrait pour la première fois. Hinamizawa était constitué de maisons modernes qui conservaient un certain charme rustique tandis que ses mille deux cents habitants vivaient paisiblement entre les montagnes, les marais et une grande forêt. Au bout d'un certain temps, elles arrivèrent à la grande décharge du village.
- Pourquoi tu viens ici ? demanda Mancinia.
- Simplement parce que je trouve toujours des trucs mignons ! s'exclama Rena. Ne t'inquiètes pas, reste ici, je reviens dans quelques minutes.
La jeune fille s'élança entre les déchets de journaux, de voitures, de panneaux et d'autres choses encore. Tandis que Rena cherchait des objets "précieux", Mancinia s'assit sur un terrain meuble en contre bas et leva les yeux vers le ciel, un peu plus au dessus, une personne était penchée sur elle et un clic se fit entendre. La jeune femme s'exclama :
- Hé mais... ! sursauta - t - elle.
- Oups, excuse - moi !
- La vache !
Mancinia pensa que cette journée était décidément pleine de rencontre ! Âgé de la trentaine, des cheveux bruns ainsi que des yeux chocolat, vêtu d'un t - shirt noir et d'un pantalon cours kaki. La jeune femme devina à la vue de son appareil photo que ce dernier était dans le métier.
- Je suis désolé, répéta l'homme. Je ne voulais pas t'effrayer.
- C'est rien, souffla Mancinia.
- Au fait, je suppose que vous êtes d'Hinamizawa ?
- Oui, je viens d'emménager dans la région.
L'homme se redressa et rajustant sa casquette :
- Je m'appelle Tomitake et je suis photographe, je viens à Hinamizawa de temps en temps pour prendre des photos.
- Et avant de photographier les gens, vous ne demander pas d'abords leur permission ? demanda Mancinia avec ironie.
- Désolé si je t'es vexée...C'est juste que j'ai l'habitude de photographier des oiseaux sauvages et pour t'avouer, je n'ai jamais pensé à leur demander la permission avant. Ha ha ha ! ...Enfin bon.
Quel drôle de bonhomme.
- Mancinia ! s'exclama la voix lointaine de Rena. Je suis désolée de te faire attendre, je reviens dans une minute.
- Ah ? s'étonna Tomitake. Tu étais avec une amie ? Qu'est - ce qu'elle fait dans une décharge d'ordure ?
- Je ne sais pas trop..., dit Mancinia avec sévérité. Rena doit sans doute regarder si le cadavre qu'elle à démembrer est toujours bien cacher.
- Hum..., commença le photographe, songeur. C'est vrai que ce fait divers est horrible. D'ailleurs, il paraît qu'ils n'ont toujours pas retrouvé l'un des bras de la victime...

Deux semaines Plus Tard :

- Jouer s'est sacrer tu comprends ?
- C'est quoi ces mots menaçant ? questionna Keiichi.
- Heu...
Mancinia vit Keiichi et Rena assit autour de tables carrées, spécifiques d'une école. A leur côtés, une fille plus âgée, des cheveux verts [Notes de l'Auteur : Je sais que ça fait idiot, mais j'aime ça ^^ Souffrez !]. Des yeux verts également...Vêtue d'un jeans, un pull blanc crème enlaçant sa taille et un t - shirt jaune soleil. Puis deux autres jeunes filles, sans doute âgée de treize ans...L'une était blonde avec des yeux violets et un air espiègle, vêtue d'une chemise robe et d'un jeans délavée, l'autre était sans doute plus jeune que son amie, de long cheveux bleus ainsi que des prunelles azurés, vêtue d'une longue robe verte clair.
- Heu..., répéta Mancinia. Désolée de vous interrompre, Rena, ton père m'a dit que tu serais ici...Je t'ai attrapée ton bonhomme Kentuki !
- Ouah ! s'exclama Rena en se levant brusquement. C'est trop gentil ! Il est trop mignon, je l'adore ! Merci ! Merci ! Merci ! ...Mais...Je t'avais dis que je le ferais plus tard, en plus avec ton bras...
- Bah...Comme ça tu ne devras pas le faire et puis mon bras va beaucoup mieux...Bon, je vous laisse.
- Attend ! s'exclama Keiichi. Tu pourrais rester pour...
- Nan mais ça va pas ! Comment oses - tu prendre l'initiative d'inviter quelqu'un à ce joindre à notre club ?!
- Ca va calme toi Mion !
Mancinia se retourna :
- Mion Sonozaki ?
- Heu...Ben oui.
- J'ai rencontrée ta soeur, Shion. Je croyais d'ailleurs que c'était toi.
- Bah oui, ricana Keiichi. Elles ont la même tête mais Shion est beaucoup plus maligne !
- Répète ?!
- Ca va, calmez - vous tout les deux ! dit Rena, outrée.
- Ne vous inquiétez pas, s'interposa Mancinia. Je rentre.
Les jeunes gens ne répondirent rien, puis Rena commença à rire :
- Dans ce cas, je rentre avec toi ! Tu dois voir le docteur Irie, non ?
- Si.
- Dans ce cas, dit Mion en se levant. Je viens, l'Entraîneur à besoin de nous. Tu savais qu'il dirigeait l'équipe de base - baal ?
Mancinia hocha la tête.
- Et puis...Demain c'est la Fête de la Rivière de Coton. Rika doit s'y préparer et nous devons aider les partisans.
"Demain ?!"
Mancinia resta sidéré, mais cacha cela avec une surprise feinte en vue de sa rencontre avec la prêtresse du Temple Furude, là où on vénère le dieu tutélaire du village d'Hinamizawa : le dieu vengeur Oyashiro.
- Tu es Rika Furude ? demanda Mancinia. La prêtresse tu Temple ?
- Oui, c'est moi ! dit gaiement la jeune fille aux cheveux bleus.
- Moi, c'est Satoko Hojô, la dernière du groupe !
- Mancinia, enchantée...
Mion demanda à Mancinia de se joindre à eux en partie pour s'excusez de son comportement agressif, même si la jeune femme préféra en rire plutôt que de lui en tenir rigueur. Le soleil doré rasait la ligne d'horizon qui baignait le village dans une douce chaleur d'été. Plusieurs partisans construisaient les stands et préparaient la scène où aurait lieu le spectacle de Rika, après, les personnes présentes lors du festival se dirigeraient vers la rivière pour y jeter leur morceau de coton. C'était en partie ce que lui avait expliquer Rena, revenue depuis un an dans la région. Mancinia appris à mieux connaître le groupe, sauf Rika Furude, absente en vue de son rôle le lendemain. La jeune femme vit également Shion, qui au grand étonnement de tout le monde affirmait de n'avoir jamais vu Mancinia, ce qui était la vérité. Mancinia feinta, elle savait tout d'eux sans qu'ils le sachent et prétexta une brève rencontre à l'Angel Mort, le restaurant où Shion travaillait. Elle et Mion étaient d'ailleurs des jumelles monozygotes, de véritables jumelles, voix et apparences, s'en était même troublant. On les distinguait par leurs comportements, Shion était timide et réservé, prête à taquiner sa soeur. Tandis que Mion était rebelle et garçon manqué. Mancinia n'apprit rien de bien intéressant concernant Rena, ses parents sont divorcés et ce genre de chose, même si c'est une fille très intelligente et pétillante de vie malgré le malheur, Mancinia se rappela de sa vie mouvementé durant un bref instant, mais banni ses souvenirs de sa mémoire. Keiichi était quand à lui le fils d'un artiste reconnu dans le Japon, et malgré les apparences, un garçon malin et intelligent...Mancinia tenta une approche plus douce avec Satoko, la fillette pétillante de vie était orpheline et vivait avec Rika dans le Temple. La jeune femme contourna ses questions, Satoko lui expliqua que ses parents étaient morts ainsi que ceux de Rika, victimes de la malédiction d'Oyashiro...Quand à son frère aîné, Satoshi, il aurait disparu un an auparavant. A sa mention, Shion et Satoko restèrent muette dans leur coin. Mancinia ne posa pas plus de question à ce sujet. Se demandant si effectivement Satoshi avait fugué ou été torturée, non, elle savait.
- Monsieur Ôishi ? demanda Shion. Vous êtes en reconnaissance pour demain ?
- Ouh ! Je suis découvert !
Mancinia découvrit ce vieil inspecteur pour la première fois, il était un passionné par les meurtres qui sévissait sur le village depuis quatre ans. Vieux, les cheveux grisonnant et un regard fouineur, utile des fois, Mancinia s'amusait avec ses questions. Ils discutèrent peu et la jeune femme rentra tard après avoir un peu lever de le coude. La maison appartenait à une personne qu'elle aimait et qu'elle avait perdue depuis ce jour maudis de l'Occultation. Le lendemain, ce fameux jour de la Fête de la Rivière de Coton, un drame arrivera tard dans la soirée. Monsieur Tomitake et madame Takano. Qui commet ces crimes parmi les habitants ? Mancinia avait une idée mais...Elle était plutôt perplexe quant à sa théorie.

Fête de la Rivière de Coton - Hinamizawa : 13 Juin 1983 - 21h30.

La nuit tombait et les étoiles éclairaient le firmament tels des diamants. Mancinia arriva seulement à ce moment, préférant regarder le spectacle de Rika qui tenait un objet étrange comme un bâton mais plus complexe, un ancien instrument de torture qui servait à arracher les entrailles des victimes. Tomitake s'amusait à prendre de belles photos de cet événement, la jeune femme avait du respect pour son travail. Rena lui expliqua que s'était pour bénir le coton qu'on lâcherait dans la rivière plus tard dans la soirée que Rika faisait cette cérémonie, plus par forme et pour attirez la faveur d'Oyashiro. Après une demi - heure, Mancinia constata que Keiichi et Shion ne répondaient pas à l'appel mais...Elle s'en alla vers la rivière paisible pour se purifier de ses erreurs...Qui sait, ça l'aiderai peut - être à réfléchir posément ?
- Pourquoi le coton au fait ? demanda - t - elle à Rena.
- Il parait que ça purifie tout ce que le corps à de mauvais, alors quand ta boule de coton est jeter dans la rivière, c'est comme si tu étais purifier.
- Watanagashi..., marmonna Mancinia.

23h17.

- Bordel, où est passé Rena ? s'énerva Mancinia. J'ai à peine eut le temps de me retourner que...Tiens...
Mancinia descendit les escaliers de pierre pour mieux discerner les personnes présentes :
- Monsieur Tomitake ? s'étonna Mancinia.
- Ca alors ! Bonsoir Mancinia, la grande forme ?
La jeune femme constata que son ami n'était pas seul. Il était accompagnée d'une femme dont le regard lourd glaça Mancinia durant un fugace instant. Ses longs cheveux blonds platine allaient superbement avec sa fine silhouette gracile et ses yeux ambrés. Visage familier ?
- Alors, Mancinia, tu t'es bien amusée ? questionna cette dernière d'une voix étrange. Passionnante cette fête tu ne trouves pas ?
- Oui..., répondit Mancinia en essayant de se souvenir. Quand soudain une illumination lui vint à l'esprit. Ah, je vous reconnais ! Vous êtes mademoiselle Takano, l'infirmière de la clinique Irie.
- Hum ! Tu as une bonne mémoire, mais dis - moi, cela fait un bout de temps que tu es à Hinamizawa, tu t'y sens bien ?
Mancinia ferma les yeux :
- Oui, même si il y à pas mal de chose que j'aimerai savoir...
- Comme quoi ? questionna Tomitake. Le barrage ?
- Non, ont m'a à peu près tout dis sur cette histoire. Je sais que le projet est né il y à huit ou sept ans, à l'époque ce n'était pas qu'Hinamizawa qu'ils avaient prévu d'engloutir mais également une grande zone plus en amont.
- En effet, c'était un sacré barrage. Et vu son ampleur, les gens se sont mit à protester et l'affaire c'est retrouver devant un tribunal...Les juges ont trouvés des histoires de corruption pour ce projet, alors comme ce barrage faisait trop parler de lui, les promoteurs en ont vite stoppé la construction.
Le vent souffla, le calme tomba :
- Mais il y eut le meurtre où la victime à été démembrer, dit Mancinia.
- Exact, répondit Tomitake. Et si mes souvenirs sont bons ça doit remonter à tout juste quatre ans...Le soir même de la Fête de la Rivière de Coton.
- Dans ce meurtre, commença Takano. Les anciens du village ont vu la vengeance d'Oyashiro, le dieu tutélaire du village.
Mancinia explosa de rire :
- Une vengeance divine ? Vous y croyez ?
Tomitake la stoppa :
- Le fait que ce meurtre soit une sentence divine a été admis par la plupart des villageois. La suite la prouver.
Takano sourit :
- Oui, car tout les ans à cette date cela ce reproduit. Je me demande qui va mourir et disparaître cette année !
Son enthousiasme déstabilisa encore plus Mancinia, on aurait dit qu'elle semblait heureuse de cette éventualité. Si seulement elle savait.
- Tu es perplexe ? demanda Tomitake. Voilà quatre ans, jours pour jours, que le soir de la Rivière de Coton, à la nuit tombée, qu'une personne meurt et une autre disparaît sans laisser de trace. La première victime était le contre - maître du projet, l'homme démembrer, sa femme à disparue trois jours plus tard. Puis, ce fut au tour d'un homme et de sa femme, tout deux en faveur de la construction du barrage...Les Hojô je crois. Ils seraient tombés du haut d'une falaise...
"Les parents de Satoko", pensa Mancinia.
- Un accident quoi, marmonna la jeune femme.
- L'année suivante..., poursuivit Takano dont la voix vibrait de passion. Ce fût le tour du prêtre du temple qui avait protégé les Hojô, il serait mort d'une maladie étrange autant que foudroyante...Sa mère s'est tué en se noyant dans l'étang.
"Les parents de Rika", pensa à nouveau Mancinia.
- Un suicide après une mort, quoi d'étrange là dedans ? dit - elle avec froideur.
- Et ce n'est pas tout, continua Tomitake. L'année dernière, la tante de la petite Satoko a été battue à mort par un toxicomane tandis que Satoshi disparaissait.
- La mort de sa tante lui a juste permis de faire une fugue, répliqua Mancinia.
- Tu as un esprit scientifique, jeune fille, commença Takano avec un sourire. Mais tu devrais croire au surnaturelle.
- J'y crois...Plus que vous ne croyez mais là...Il est possible d'en faire une suite cohérente. Ne trouvez - vous pas ?
- Hum..., fit Takano avec conviction. Si, mais je pense que tout cela a été fait pour quelque chose de plus grand. Par exemple, tu savais qu'avant cette fête se faisait appeler le Watanagashi, la fête de la rivière de sang ?
- Maintenant que vous le dite..., débuta Mancinia. "Wata" peut désigner le coton mais également les entrailles.
- Le village s'appelait Onigafuchi, la marre des démons d'ou le nom du marais à l'entrée du village...A ce qu'on dit il serait sans fond. Les légendes disent également que ce village était peuplé de démons sortit de ce marais et que le dieu Oyashiro serait descendu pour faire un pacte. Le Watanagashi servait à ce que les démons puissent se repaître une fois par an. Et puis...Que pour chaque personne maudite, il faut un sacrifice en contre partie d'ou viens sans doute l'origine de la malédiction.
- M'ouais. Toutes sociétés a ses lois et ses sanctions. Pour ses dernières, l'Humanité a su faire preuve au fil des siècles d'une macabre imagination. Et des brumes du passé ont été créés de terribles prétextes et outils dont les hommes ont usé pour punir leurs semblables.
- Il se fait tard, nous devons y aller ! dit Tomitake. On se reverra plus tard Mancinia.
- Oui, nous nous reverrons encore une fois, marmonna Mancinia.

Le lendemain : 13h56.

Mancinia avait mal au crâne. Elle qui ne buvait jamais avait dû tomber dans l'ivresse avant les autres ! Sur le chemin qui menait à l'école de ses camarades, elle croisa Mion qui ne semblait pas d'humeur joyeuse mais en plus, elle semblait malade.
- Qu'est - ce qui as Mion ? demanda Mancinia, inquiète. Tu es toute pâle.
Mion commença d'une voix qui fit trembler Mancinia :
- Tu n'es pas au courant...Hier soir, monsieur Tomitake est mort.
Mancinia en fût peu surprise.
- Quoi ?! s'exclama - t - elle.
- Pour être plus précise, continua Mion. Il a été assassiné. Un policier l'a trouvé peu de temps avant minuit, il était non loin du village près de la zone pavée. Cette endroit est vraiment mal éclairer, le patrouilleur à vraiment une bonne vue. D'après l'inspecteur Ôishi...Il se serait lui même ouvert la gorge avec ses ongles au point de s'arracher la carotide externe...Une artère vitale pour le cerveau.
- Et mademoiselle Takano ? demanda Mancinia. La dernière fois que je les est vus, c'est - à - dire hier soir après qu'on ce soit rendu à la rivière...Ils étaient ensembles.
- Pour elle, il semblerait qu'elle est disparue.

Une semaine Plus Tard :

L'enquête piétinait et tout le monde le savait, aucun indice, aucun suspect. Les rumeurs disaient que Tomitake était mort pour avoir prit autant de photo du spectacle. Mancinia en doutait. L'inspecteur Ôishi était même venu la questionner, lui disant qu'on avait retrouvé madame Takano un peu plus tard, son corps calciné près d'un baril d'essence. Or, ce qui intriguait l'inspecteur était que madame Takano soit morte vingt - quatre heures avant le festival. Ce qui signifie...Que si Mancinia l'avait croisé, cela aurait été son fantôme étant donné qu'elle était déjà en train de refroidir. Les morts ce relève, avait déclarer le vieil homme sans rire. Mais Mancinia resta perplexe, si Takano était morte...Avec qui avait - elle parlée ? ...Lorsque la jeune femme quitta la voiture, elle se demandait également pour le maire, disparu trois jours plus tôt. Bizarrement, même si cela n'avait pas frappé ses amis. Shion avait disparue et Mion semblait étrange et souvent de mauvaise humeur. Seul dans cette rue, elle devina que quelqu'un la suivait.
- Je sais que c'est toi Shion, dit Mancinia.
- Hé non ! rit son amie. Moi c'est Mion.
Mancinia éclata de rire.
- Tu ne m'auras pas.
Mion, ou plutôt Shion rit :
- C'est toi qui vois.
- Tu as tué le maire pas vrai ?
- Ouais, maintenant c'est ton tour !
Mancinia sentit quelque chose de violent au creux de son ventre, comme si elle était foudroyée sur place. Quand elle se réveilla, elle était allongée dans une salle étrange, elle vit Shion habiller d'un simple costume traditionnel qui ouvrit deux portes de fer, Mancinia discerna Mion, emprisonnée dans une cavité creusé dans la roche.
- Pourquoi tu fais ça Shion ?! cria Mion.
- Je ne sais pas moi - même ! rit Shion en s'avançant vers Mancinia.
- A cause de Satoshi ? dit - elle. Tu es en train de te venger ?
Shion resta la et la releva, les sens de la jeune femme était engourdit et elle pût enfin voir la salle au mieux. Mancinia resta paralysée face aux instruments de torture, une vierge de fer, une chaise à clous, une hache de décapitation au fond de la salle couverte de sang séché voir noire ainsi qu'une table de torture. Tremblant de tous ses membres, la jeune femme avait envie de vomir, Shion commença alors à rire :
- Tu as peur ? Tant mieux, je compte bien te faire souffrir et ce, vraiment très longtemps.
Shion écarquilla légèrement les yeux quand elle vit Mancinia faire un pas en sa direction. La jeune fille se mit à rire, un rire inhumain, démoniaque. Ce dernier emplit la salle et le sadisme qui semblait dominer ce rire fit chavirer le coeur de Mancinia dont la peur semblait faire un trou béant dans son ventre. Shion attrapa le bras de Mancinia, la forçant à la regarder dans les yeux tandis qu'elle l'attachait à la table ses supplices. Allongée, la jeune femme s'attendait à un châtiment long et douloureux. Mais la cruauté du démon possédait Shion était vraiment incroyable. La possibilité de lever la table debout fit encore plus peur à la jeune femme. Mancinia était face à la jeune fille qui avait un sourire jusqu'aux oreilles ainsi qu'une lueur démente dans le regard. La jeune femme était tenue par des lanières en cuir fortement serrer au niveau de ses poignets, de son ventre, de son cou, Mancinia toussota tandis que sa circulation arrêtait la circulation sanguine. Shion explosa d'un nouveau rire en voyant la terreur dans ses yeux, se saisissant d'un marteau et d'un long clou aiguisé, la jeune fille passa la pointe sur sa langue.
- Tu vas mourir. Le supplice que je vais t'infliger est simple, je vais enfoncer un clou dans chacune de tes articulations, ce qui fait trente en tout. Si tu sais compter, trente fois deux fais soixante riens que pour tes mains. Alors, prête ? ...De toute manière, j'm'en fiche.
Mancinia ferma les yeux et d'une froideur terrible, déclara :
- Alors, finissons - en.
Mancinia sentit la pointe du clou contre son index, elle vit Shion sourire encore une fois et la tête du marteau se souleva au dessus de sans tête en même temps qu'elle s'abattit sur la pauvre jeune femme. Personne ne pouvait l'entendre dans les bas - fonds d'Hinamizawa...
- Arrête ! s'écria Mion. Ne lui fait pas de mal ! Si tu veux te défouler sur quelqu'un fait le sur moi ! Mais ne fait rien à Mancinia !
- Les rôles sont inversés ont dirait, plaisanta Shion. C'est toi qui hurles maintenant.
Mancinia sentait encore la douleur quand Shion enfonça un second clou dans sa main. Bien qu'elle essayait de ne pas se plaindre, ce fut dur de ce retenir, ses hurlements couvraient à peine le rire de la jeune fille. Puis au alentour du quinzième, elle cessa de geindre. Son bras droit avait perdu toutes ses sensations, comme parasiter par un trop plein de douleur. Shion sembla déçue et changea de main pour recommencer le même supplice sur son autre main en attendant que l'autre se repose. Mancinia n'en pouvait plus, la demi heure qui s'était écoulée lui paraissait être une éternité. Puis Shion respira :
- T'es trop drôle ! Ha ha ha ! Tu ne t'es pas encore évanouie malgré tes soixante petits clous ! Okay, on va essayer autre chose alors.
De gros goûtes de sang tombaient sur le sang, créant des flaques écarlates, des filets de liquide perlaient sur la table, sur ses vêtements et sur sa peau. Le corps de Mancinia fit des soubresauts quand Shion s'amusa à lui enlever chaque clou avec une lenteur délibérée. Puis la jeune fille libéra la jeune femme, cette dernière à bout de force tomba à genoux sur le sang, dans son sang. Mancinia ne savait plus bouger ses mains, ne les sentaient mêmes plus. Shion sourit diaboliquement en serrant son marteau dans sa main et en l'abattant sur la jambe droite de son ancienne amie. Le craquement sinistre et le cri de douleur qui emplit la cellule de Mion la fit trembler, la pauvre jumelle était en larmes.
- S...Shion..., commença difficilement Mancinia.
La jeune femme avait une voix très faible, ses yeux vagues lâchaient des larmes qui venaient se mêlés à son sang. Sa jambe droite était en charpie mais Shion ne répétera pas son geste pour l'autre. Mancinia vit tomber devant elle un étrange instrument assez lourd, deux lanières en cuir, un appareil de fer...Un arracheur d'ongles.
- Allez, dit Shion sur un ton de rigolade. Tu vas t'arracher les ongles un par un et sans exception.
- Mais Shion...Vu mon état...Vu mes propres mains...Com...Comment veux - tu...Que...Que je le fasse ?
- Hum... ?
- Je ne...Saurais...Pas appuyer...
- Ha ha ha ! T'as raison c'est con ! Mais nullement trop grave, je les arracheraient moi - même...J'aime entendre tes cris d'agonie...
- ... !
Mancinia sentit quelque chose d'étrange balayer son ventre, elle se pencha un peu plus en avant pour vomir. Le pire, c'est que ce n'était pas du vomi mais du sang. Epuisée, la jeune femme se laissa tombée tête la première dans ce qu'elle venait de perdre, ses membres étaient paralysés, elle perdait pied dans cette réalité, sa conscience se voilait peu à peu.
- Oh... ! dit Shion sur un ton dur. T'as saloper le sol avec ce sang ! ...Hey ! Crève pas ! Merde...Okay. Cinq minutes de pause.
- Non arrête ! s'écria Mion plus loin. Je t'en supplie ne tue pas Mancinia !
Shion se retourna vers sa soeur pendue aux barreaux :
- Ha ha ha ha ! C'est vraiment tard pour me supplier...Quand s'était Satoshi la victime tu n'as rien fait pour le secourir. C'est bien là ton crime !
Mion fut frappée de surprise tandis que Shion se retourna vers sa victime avec un peu trop tard...

...Mancinia suivait le courant de ce fleuve noir. Dommage. Cette guerre était finie pour elle. C'était terminé...Non. Elle ne devait pas abandonnée. Cette lumière...C'est...Mancinia ouvrit les yeux, sa jambe saignait mais elle arriva à ce remettre debout, la jeune femme se saisit d'une machette carrée avec un bout pointue et la planta en plein dans le coeur Shion qui s'était retournée trop tard. Voyant sa soeur s'effondrer sur le sol, Mion éprouva un sentiment de culpabilité et de délivrance. Mancinia ne comprit pas son geste tout de suite, faible et sans réserve, elle arracha les clés de cuivre que Shion portait et sauta jusqu'à la cellule de son amie qu'elle délivra. Mion sortit pour la première fois depuis des jours.
- Merci, oh ! Vite, nous devons aller te soigner ! Mancinia !
La jeune femme tomba à genoux et ne savait pas se relever. Mais Mancinia vit comprit pourquoi Mion hurlait, la jeune femme avait raté son coup, le démon était toujours en vie. Mancinia rattrapa sa machette mais Shion venait de poser un couteau de cuisine sur le cou de sa soeur pétrifié, avec un sourire sadique, elle lui trancha la gorge devant les yeux sidérés de Mancinia. Mion tomba à genoux au ralenti, son sang vomissant du trou béant qu'elle avait dans le cou, une flaque du liquide écarlate l'entoura. Shion explosa de rire, Mancinia serra les dents et se lança en avant, sa jambe se cassa plus sur elle - même mais elle ne s'en rendit même pas compte. Shion voulu riposter, mais le coup que lui porta Mancinia fut si violent que son arme s'enfonça dans son crâne, le sang gicla sur Mancinia et la jumelle s'effondra à son tour sur le cadavre de sa soeur. La jeune femme tomba à genoux, ce qu'elle avait subi n'avait servi qu'à une chose, la distraire !

Mancinia s'assit et craqua sa jambe qui se remit en place, les gémissements qu'elle poussait ne l'empêchèrent pas d'atteindre la sortie en rampant à même le sol, refusant de lâcher son arme. La jeune femme arriva à ce redresser et par elle ne sait qu'elle miracle, à marcher même avec un handicap. Mancinia se dirigea alors non pas vers la clinique, non pas vers le commissariat de ce village maudis qu'est Hinamizawa. La jeune femme se dirigea vers le Temple Furude, car Rika clôturait ce cycle. Laissant des traces de sang derrière elle, Mancinia s'agrippa au mur, aux rambardes, voir supportait l'horreur de cette douleur en marchant. Devant le Temple, tout semblait calme et Mancinia cru durant un bref instant qu'elle était arrivée à temps mais elle eut un sursaut couronner de peur quand des corbeaux se mirent à coasser, c'est à ce moment là qu'elle comprit qu'elle était arrivée trop tard : Rika était morte. Mancinia se dirigea vers l'autel du Temple et constata ce fait, elle cru qu'elle allait vomir...Mais sa colère et sa haine furent si grande qu'elle ignora ses maux et se mit à courir en dégainant son arme de sa ceinture, la jeune femme se mit à frapper les corbeaux qu'elle n'arrêtait pas de manquer. Epuiser et sans forces, elle lâcha sa machette qui tomba dans la flaque de sang qui s'évacuait du corps inerte de Rika, la pauvre jeune fillette avait été éviscérée et ses grands yeux reflétaient le ciel sans aucunes étincelles. Mais la jeune femme ne comprenait pas pourquoi Rika était entièrement nue, le sang maculait chaque partie de son corps étant donner que son ventre était un trou béant où l'on pouvait voir ses intestins autant que ses viscères. N'importe qui aurait vomi devant ce spectacle, mais depuis qu'elle l'avait vu une fois...Mancinia y était habituée. La bouche entrouverte de Rika semblait figée comme si elle était en train de parler...Et non en train d'hurler. Mancinia tomba à genoux face à l'horreur du spectacle lorsqu'elle entendit un bruit de pas, croyant encore qu'il s'agissait Shion, elle reprit sa machette et quand elle tourna la tête, elle vit Satoko. Comprenant que n'importe qui aurait pût la prendre comme la meurtrière dans cette position.
- A...Attend, Satoko..., commença Mancinia.
Mais la seul réponse qu'elle obtenu fut le cri déchirant de la fillette qui fixait avec une horreur grandissante l'arme de Mancinia. Cette dernière étourdie ne comprit pas tout de suite :
- Ce n'est pas ce que tu crois...
- Mais pourquoi... ? commença Satoko d'une voix triste. Qu'est - ce qui t'as pris ?
- Ce n'est pas...
- Non !
Satoko recula et s'enfuit en courant dans les bois environnants.
- Meurtrière ! cria - t - elle. Meurtrière !
- Je ne l'ai pas tuée ! Je vais t'expliquer.
Satoko entraîna Mancinia dans les bois puis sur le pont suspendu au dessus de la rivière, la fillette tomba tandis que la jeune femme la rattrapa :
- Satoko attend !
- Ne t'approche pas de moi espèce de meurtrière ! dit Satoko, terrifiée.
- C'est...C'est un mal entendu... ! J'ai tué Shion mais pas Rika ! Crois - moi !
- Ah oui ?! Alors dis - moi ce que tu fais avec une hache recouverte de sang dans la main ?!
- Mais ça n'à rien avoir ! Si c'est ça qui te fait peur...Je la jette.
Mancinia lança son arme en contrebas, elle percuta l'eau et se mit à couler, sans plus aucune preuve de son crime, malheureusement, cela ne convint pas Satoko :
- Ne prend pas pour une demeurée, si tu crois que à me rassure que tu es jetée ton arme ! Tu es bien plus grande et bien plus forte que moi, alors ce serait facile pour toi de m'étrangler ou de me pousser dans le vide.
- Qu'est - ce que tu veux que je fasse alors ?
- Tu vas commencer par mettre tes deux mains sur la tête, faire un pas en arrière et te retourner.
Mancinia s'exécuta tandis que Satoko se releva. Ce fût à ce moment seulement qu'elle constata que son amie avait due être agressée pour être dans cet état, en défendant Rika ?
- Je savais que tu étais quelqu'un d'honnête, que tu n'étais pas responsable de tout ce gâchis. Depuis que je suis jeune, je suis malheureuse.
- Ne dis pas ça ! Tu as des amis qui t'aiment !
Satoko versa des larmes :
- Quand j'étais jeune, nous avons fait une partie de cache - cache près de la remise du Temple. J'ai voulu m'y cachez...Mais en sortant, j'ai brisé le bras droit de la statue du notre dieu tutélaire. C'est à ce moment là que mon monde s'est effrité au point que j'ai cru devenir folle. Mes parents sont morts, ma méchante tante aussi. Et mon frère qui m'aimait pourtant plus que tout, a fini par m'abandonner du jour au lendemain. C'est alors que j'ai compris, en brisant la statue...J'étais tout simplement devenue maudite.
Mancinia resta sérieuse, sa douleur la paralysa :
- Reprends - toi, Satoko, il n'y a aucune malédiction et aucun esprit malveillant n'est l'as pour te persécuter !
Satoko releva alors son visage remplit de haine. Mancinia sentit ses deux mains sur sa poitrine et sous le coup de la fatigue et du sang perdu, elle bascula en arrière, tombant dans le vide.
"Est - ce que je rêve ?" se demanda la jeune femme.
Mancinia s'agrippa alors au lien du pont, essayant malgré la douleur de se retenir.
- Meurs sale monstre ! cria Satoko avec un sous entendu de démence. Rends - moi Mancinia telle qu'elle était !
La jeune fille se mit à faire bouger le pont, à ce rythme, Mancinia ne tiendrai jamais le temps de la raisonnée !
- Satoko reprends - toi !
- Jamais plus ! Jamais plus tu entends ?! Ta maudite malédiction n'a plus aucun effet sur moi ! Tu as peut - être pris tout ce que j'avais de plus cher, mais tu ne m'auras pas moi !!
- Satoko, je t'en prie... !
- TAIS - TOI !!! Arrête avec tes belles phrases ! Ne fait pas semblant de parler comme elle ! MEURS !! Allez lâche ! Lâche maintenant ! Lâche !
- Satoko !
- TOI AUSSI TU VAS MOURRIR !!
Mancinia glissa et tomba dans le vide, rien que la chute devrait la tuer avant qu'elle ne touche la surface de l'eau. Pendant qu'elle tombait dans le vide, Mancinia se mit à penser à quelque chose d'horrible.
Toi aussi tu vas mourir ? Voilà des mots d'adieu bien cruel surtout venant de la part d'une personne que j'ai toujours défendue. Je maudis tout Hinamizawa. Que ce village disparaisse de la surface de la Terre et avec lui, tous ses atroces secrets.
Mancinia tomba dans l'inconscience, tendu que le pont se brisa pour finalement se fendre en deux et de tomber avec elle. Les morceaux de fer et de bois semblaient être des meurtrières prêt à la tuée dans une danse quelconque.

23h06.

...C'était notre correspondant en direct du Cabinet du Ministère de l'Intérieur. Nous allons vous rappeler les circonstances du drame humain qui s'est produit à Hinamizawa. D'important moyens de secours ont été mit en place à ce qui semble être une hécatombe. La nuit dernière, un gaz toxique d'origine volcanique ce serait répandu dans le village, frappant de plein fouet ses villageois endormis. D'après l'armée, toute les personnes présentes aurait été tuée. Ce qui porte le bilan actuel à plus de mille victimes, jusqu'à présent, tous les corps ont pût être identifiée mais la liste n'est pas encore terminée. Ah mais...Attendez ! Il semblerait qu'il y est des survivants. Oui, c'est confirmé, nous avons retrouvé des survivants.

Hinamizawa...Est un village que j'ai détruit par peur. Je suis devenue sans le savoir l'instrument de la vengeance d'Oyashiro. Mais ça...J'en doute encore.


To get my happiness, I have done everything.
But have done nothing to be blamed and accused of,
The sound of footsteps became louder everyday,
Then I noticed the fact there was no time.

I was a believer in life to be myself always,
And was asking whether I would be alive.

Give me a reason why not to adapt in this way,
Or judge me to by guilty of so many incurable sins.
Tell me why or why not you are blaming my way to live,
Maybe I overlooked something fatal to me.

The whole world was at a complete standstill,
And I was in fetters, at the mercy of the mob.
The silent warning became louder every day.
Then I kept pretending not to hear.

Its meaning had been in the eyes of beholder all along.
It had grown dark before I found a sign.

"Among the nonsense tragedies, what on earth you are looking for ?
You only have to be honest to yourself and your own fate."
Tell me why, or why not. Complaining way too much.
Maybe I overlooked something fatal for me.

There is nobody who knows there will be nobody.
Except for me, all the world has gone mad.

So what is forgiveness you are willing to withhold ?
What is the well-being you are willing to make ?
Now what ? So what ? Don't you come interrupt me, oh please,
While I am interrupting myself.
______________________

J'ai tout fait pour être heureuse.
Mais je n'ai rien fait pour être blâmée ou accusée.
Le bruit des pas devenait plus fort chaque jour,
Et j'ai alors remarqué que le temps n'existait plus.

J'ai toujours cru que je resterais moi - même,
Et je me demandais si je survivrais.

Donne - moi une raison pour ne pas aller dans ce sens,
Ou juge - moi coupable de tellement de pêchés incurables.
Dis - moi pourquoi ou pourquoi pas tu blâmes ma façon de vivre.
Peut - être ai - je laissé passer quelque chose de fatal pour moi.

Le monde entier semblait complètement figé,
Et j'étais enchaînée, à la merci de la foule.
L'alerte silencieuse retentit de plus en plus fort chaque jour,
Alors que je prétendais ne rien entendre.

Son sens se terrait dans les yeux de ce spectateur,
Qui s'était mué en ombre avant que je n'en perçoive le signe.

"Parmi ses tragédies insensées, que cherche - tu sur cette terre ?
Tu dois être honnête avec toi - même et envers tes convictions."
Dis - moi pourquoi ou pourquoi pas tu blâmes ma façon de vivre.
Peut - être ai - je laissé passer quelque chose de fatal pour moi.

Il n'y a personne qui sache qu'il n'y aura bientôt plus personne.
Le monde entier a sombré dans la folie, excepté moi.

Alors quel pardon as - tu l'intention de retenir ?
Quel est le bien être que tu désires construire ?
Maintenant quoi ? Alors quoi ?
Ne viens pas m'interrompre, oh je t'en prie.
Alors que je m'efface lentement moi - même.

Héritage des Anciens

# Posté le samedi 22 novembre 2008 08:38

Modifié le dimanche 28 décembre 2008 12:29

Héritage des Anciens

Bon étant donnée que je n'ai guère eut de temps et que je voulais absolument postée ce chapitre, je me suis dit que j'en ferais un sans une très grande importance mais avec le truc du lac et Hermès, ça devait se passé quand même. Alors, voici la suite, chapitre de transition sans trop d'importance.

Chapitre 11 : Compte à rebours

- Nous venons de subir une attaque d'un ennemi inconnu. Un appareil à été détruit d'un seul coup, des tirs non - identifiés semblent venir du ciel...On diraient de longue décharge d'énergie. Demandons instructions Amiral !
La jeune femme s'agita dans ses draps, revoyant avec une peur croissante ce qui s'était passé ce jour là. Elle tremblait violement au point de commencer à marmonner et à hurler tandis que les personnes autour d'elle semblaient affolées.
- C'est quelle ville ?
- Washington.
- Ici Apollo, ce n'est pas nous qui sommes visés, l'ennemi bombarde Washington.
- Mancinia, la secoua Mercy. Mancinia !
- Lee ! hurla Mancinia dans son sommeil comme en se débattant. Sharon ! Non !
- Mancinia, qu'est - ce qui se passe ?! Réveille - toi je t'en prie !
- Kara ! Gina ! Pourquoi ? Pourquoi ?! ...Espèce de sales enflures ! Vous me le payerez ! Je vous tuerais tous jusqu'au dernier ! ...
Mercy commençait à prendre peur pour son amie et somma Katrina d'aller lui chercher de l'eau et des serviettes...Mancinia était affreusement pâle, remplie de sueur et extrêmement brûlante. La grossesse semblait mal se passer et demanda aux deux soldats devant la porte d'aller chercher son médecin.
- Vous m'entendez ! continua Mancinia. Je réussirai ! Pour moi, pour eux tous ! Tu entends Murtagh, je te tuerai !

______________________

Etrangement, Murtagh ne se sentait pas tranquille. D'un côté, c'était normal. Mancinia avait voyagée dans de nombreux endroits...Mais l'histoire d'Hinamizawa, le dernier des mondes qu'elle avait vu lui donnait des sueurs froides. Etrangement, des zones d'ombres persistaient, des incompréhensions, la jeune femme s'amusait avec son cerveau. Le jeune homme avait d'ailleurs l'intention de lui faire tout dire le plus vite possible...Quelque chose allait arriver et il le sentait. Murtagh avait cependant envie de la rassurer et de ce dire que tout ceci n'était qu'un cauchemar : des dieux, des mondes différents et...Le visage d'une fille rompue. Car oui, même si elle semblait forte, Mancinia était fragile et surtout très marqué par ses aventures. Hinamizawa...Et les autres ? Qu'avait - elle vécue d'atroce encore ? ...Murtagh aurait aimé la prendre dans ses bras, la rassurer et l'aider...Cette idée franche le forçait à avancer. Mais il s'agissait là d'un rêve irréalisable après les atrocités qu'il avait commis. Il était le fils d'un Parjure et jamais personne ne pourrait changer son ascendance. Même s'il se défaisait de ses chaînes, aucun peuple ne l'accepterait, il serait condamné à l'exil et à la solitude. Même Eragon ne devait plus le considérer comme son "frère" à présent. Non, il n'était plus qu'un sale traître au service du tout puissant Galbatorix, enfin...Hermès. Un dieu ? Ce traître ? Murtagh se demandait maintenant si Mancinia ne le manipulait pas pour obéir plus docilement aux idéaux idiots. Un pion sur l'échiquier dont le but était de tuer sans discuter ni même penser. Il caressa le pommeau de Zar'roc qui pendait à son côté. Thorn cessa de battre un moment des ailes, se laissant planer. Il avait dû comprendre que l'esprit de son Dragonnier était troublé, presque aussi dense que le brouillard. Il avait perçu son incertitude face à ce qu'il devrait faire dans les prochains jours. Le dragon couleur rubis savait très bien dans quelle situation délicate ils se trouvaient, mais il ne pouvait rien faire. La seule chose qui lui était permise était de suivre son Dragonnier quoiqu'il arrive, même si cela devait les mener un jour à la mort. Déjà plus lucide, Thorn se mit de nouveau à battre puissamment des ailes, brassant l'air. Murtagh ne jeta pas un coup d'oeil en bas, il n'en avait pas envie. Il cessa de toucher son épée et passa distraitement une main sur la tête de son dragon. Un mince sourire étira ses lèvres avant de disparaître aussitôt, laissant de nouveau place à une mine sombre. Ils approchaient d'Urû'baen, il le savait. Il eût une pensée pour Eragon, il ne regrettait pas son choix de l'avoir laissé en vie malgré tout. Restait à savoir s'il parviendrait à en tenir profit pour devenir plus fort et peut - être réussir à le tuer. Tuer ou être tué. C'était la règle en ces temps de guerre. Le dragon aux écailles écarlates piqua vers le sol avant de se poser lourdement dans la cour du palais. Des gardes armés de lances et de lourds plastrons d'acier vinrent dans leur direction alors que l'homme mettait pied à terre.
- Le roi désire vous voir ! lança un des gardes d'une voix ferme. Veuillez ne pas le faire attendre.
Murtagh dépassa les soldats d'un pas rapide et se rendit à l'intérieur même du palais, traversant les innombrables couloirs sans même les voir. Il manqua de percuter une servante, qui déséquilibrée, fit tomber un plat rempli de victuailles. Le Dragonnier se retourna légèrement et grogna une brève excuse. Son humeur commençait déjà à se dégrader au fur et à mesure qu'il se rapprochait du roi. Il ouvrit une porte à deux battants et pénétra dans la salle. Murtagh ne se sentait pas aussi à l'aise que d'habitude, que lui voulait ce dieu ?
- Alors, Murtagh, on se permet de se balader sans autorisation.
Son interlocuteur baissa les yeux. Hermès murmura des mots en Ancien Langage et le Dragonnier sentit sa gorge se nouer. Il ne parvenait plus à respirer, l'air n'atteignait plus ses poumons. Bien malgré lui il se mit à paniquer avant de tomber à genoux sous le regard narquois du roi, une main sur sa gorge, suffoquant. Le paysage devant lui se mit à tanguer dangereusement, il ne parvenait plus à distinguer les couleurs ou les formes. Cette vulnérabilité le dégoûta, il se sentait faible, plus faible qu'un simple vermisseau. Mais il savait que le Roi ne le tuerait pas, il avait trop besoin de lui pour le moment. Mais la pression ne semblait pas vouloir se défaire. Le Dragonnier crut qu'il allait s'évanouir et gagner ainsi l'inconscience, mais il n'en fut rien. Le Dieu venait d'interrompre le sort.
- Pfff...Vois comme tu es faible Murtagh. Sans moi tu n'es rien qu'un incapable. Sans moi, tu n'as pas raison d'être. Maintenant sors d'ici.
Le Dragonnier se mit à douter. Peut - être avait-il raison finalement ? Murtagh se releva tant bien que mal et salua le "Dieu" d'une brève révérence. Il traversa les couloirs en sens inverse et dut se retenir contre le mur pour ne pas s'écrouler. La poigne de fer qui avait semblé le saisir à la gorge avait beau avoir disparu, il n'avait toujours pas recouvré totalement sa vision.
- Est - ce que tout va bien Seigneur Murtagh ?
Ce dernier ne daigna pas répondre tout de suite. Sauf quand il prit conscience qu'il s'agissait de sa soeur, Mercy. Une soeur et un frère, tous des cadets...Décidément, il ne savait pas si le hasard lui en voulait où non. Le jeune homme se redressa :
- Ca va, merci. Mais...Tu sais, tu peux m'appeler Murtagh tout cours.
- Heu...Oui, pardon. Une habitude sans doute !
- Je m'en doute, marmonna Murtagh.
Mercy parut désolée :
- Ah propos...Tu sais Mancinia a...
- Non ! dit Murtagh. Je ne suis vraiment pas d'humeur à parler. Excuse - moi, mais j'ai besoin de rester seul.
Murtagh passa à côté d'elle sans le moindre regard tandis que Mercy se posait des questions : Pourquoi Mancinia voulait tuer son frère alors qu'ils étaient amis ? Arrivé à destination, Murtagh se laissa tomber sur le lit, une main sur le front, las. Chassant ses pensées quelques peu désagréables de son esprit, il enfouit la tête dans son coussin et s'endormit. Son sommeil fut peuplé de cauchemars et il aperçut à maintes reprises la bataille des Plaines Brûlantes. Il se vit levant son épée, donnant le coup de grâce à celui qu'il considérait comme son frère "avant". Il voyait la lame percer sa poitrine d'où s'échappait une pluie de sang. Et il contemplait enfin son oeuvre, se délectant de cette barbarie avant de récupérer son épée rougeâtre, celle - là même qui avait appartenu à son père, Morzan. Ensuite, comme par magie, il vit ce qui était arrivé à Mancinia à Hinamizawa. Le Dragonnier se réveilla en sursaut, une migraine incroyable le prit. L'ignorant, il se vêtit et s'empara de Zar'roc, l'observant un moment, le regard vide, repensant à son cauchemar. Reprenant ses esprits, il se décida enfin à quitter ses appartements alors que le jour n'était pas encore partit...Combien de temps avait - il dormi ? Murtagh se dirigea inconsciemment vers la salle du trône alors qu'il préférait allez voir Mancinia. La capitale de l'Empire avait un côté sombre et froid, un sentiment diffus que peu de personnes comprenaient réellement. C'était plus une sensation, une impression, qu'un sentiment réel, accru par les rues sombres et le comportement distant des habitants. Certes, comme toutes les villes, Urû'baen comprenait son lot de bandits, voleurs et mécréants, mais c'était autre chose : parfois, la ville semblait comme...Etouffante. C'était sans doute ça, le mot : Etouffante et envahissante. Le jeune homme pénétra dans la salle, il voulait osé demander des explications...Mais le Roi n'était pas enclin à l'écouter :
- Tu ne cesseras donc jamais de me décevoir ? Moi qui croyait que tu t'étais résigné sur ton sort, tu continues à vouloir essayer de me trahir, lança Hermès d'un air faussement désolé en s'avançant. Je crois qu'il est temps de te faire prononcer de nouveaux serments en ancien langage.
- Pas question ! hurla d'un coup le Dragonnier.
- Tu n'es pas en position de discuter...Jure moi que dès la première occasion...Tu assassineras Mancinia.
- Quoi ?! Mais ça ne va pas ?!
"Tuer Mancinia ? ...Mais pourquoi ?! pensa Murtagh. Je ne peux pas...Je ne veux pas tué celle qui m'a tendu la main, celle que je veux protéger".
Le roi l'attrapa par la gorge et le souleva de terre, plantant son regard incendiaire dans celui du fils de Morzan. Un tremblement parcourut l'échine du garçon bien malgré lui. Une douleur fulgurante traversa soudainement son dos et il dut réprimer un hurlement de douleur.
- Lâchez - le ! tonna une voix. Sale raclure, je vous donne un ordre !
- Merde, t'es encore entière...Ca va ? Tu n'as pas trop mal au dos ma petite Mancinia ?
Murtagh tourna la tête, Mancinia semblait autant mal en point que furieuse.
- Ta gueule ! Je t'ai dit de ne pas le toucher !
- Pfff, si tu crois que ça va changer quelque chose. Tu est trop simple, petite.
Hermès lâcha Murtagh qui tomba lourdement sur le sol. Mancinia cracha au sol et dit avec ironie :
- Vous avez voulu détruire le Monde de la Nuit, mais je pense que cela a été réduit à néant ! La flotte à été détruite mais pas ce monde.
- Ce n'est pas dans ton accord avec la Déesse.
- Je souffre pour ce monde comme je souffre pour Hinamizawa, je n'aurais de cesse de souffrir tant que vous n'aurez pas tous disparus de la surface des mondes ! Même si vous détruisez tout, je vous reconstruirais.
Mancinia avait un regard de harpie tel une furie et elle s'élança dans les airs :
- Euq ut sios tiurtésd.
Une sorte d'éclairs fonça droit sur Hermès et le percuta en pleine poitrine, ce dernier ce retrouva propulser dans les airs :
- Si tu crois m'avoir ainsi...
- C'est toi qui voit, lança Mancinia avec un rire furieux. Mais sache que tu vas mourir. Vous n'avez qu'une vie.
Hermès se désintégra alors, comme si son corps était devenu de petits fragments, se fissurant comme de la glace. On pourrait dire qu'il implosa de l'intérieur tandis que des fumerolles tombèrent aux pieds de Murtagh d'un air désolé. Mancinia soupira tandis qu'elle tomba à genoux :
- Putain, la barrière des deux derniers Tamaris se fissurent. Ellesméra et Ûru'baen...Bientôt miettes dans la poussière...Super programme.
- Tu penses que Niddögh pourrait nous aider ?
- Peut - être...J'en sais rien. Je ne le contrôle pas.
Hermès sembla réapparaître comme si de rien n'était.
- Pfff, c'est pas juste..., dit - il avec désolation. Je voulais le tuer moi - même ce double maléfique. Tu savais qu'en Allemagne, cela était la prédiction de ta mort prochaine ?
- Vous commencer à devenir comme Alexandre...Et puis, à force d'utiliser votre magie...Vous allez disparaître. N'étant pas issu de ce monde, c'est normal.
Murtagh resta un peu pâlot devant cette nouvelle, des doubles maintenant ?
- Allez, Mancy, va te reposer...Tu viens à peine de...De...Refermer la brèche. Tu vas te tuer à la longue.
- Pas de soucis, je suis morte il y a longtemps.

______________________

- Tu te souviens, quand les mercenaires disaient que tu étais un enfant maudit appelant la misère à lui ?
- ...Ouais.
- A l'époque, tu étais un modèle. Malgré les douleurs, les batailles, tu as toujours tenu bon. Alors que moi, je ne faisais qu'encaisser sans jamais rendre...Alors...Je me suis dis : "Je vaincrai comme Guts''.
Au bord du petit lac entourer de verdure, Mancinia avait ignorée les conseils d'Hermès et de Jack. Avec Guts, elle espérait une conversation sérieuse sur la prochaine bataille, une qui ne devrait pas tarder. La jeune femme était debout tandis que l'homme était assis au bord du lac sur un tronc d'arbre mort. Vu ainsi, la foret était magnifique mais recelait en vérité de profonds malheurs.
- Bah...T'es devenu une femme forte t'sais ? Même si t'restes traumatiser par ce que t'as vus et entendus. Mais chacun ses misères pas vrai ?
Mancinia sourit :
- Mais regarde...
Ca mine devint sombre et triste.
- Regarde dans le lac. Voilà ma misère passé alors que toi...Tu n'as pas de reflet.
Guts baissa c'est yeux vers les reflets du lac ensoleillé. Le reflet de Mancinia était son apparence d'autrefois. Une fille faible, malade de la vie, des yeux amères et durs avec un sourire enfantin. Des cheveux bruns clairs, des yeux ambrés...Rien avoir avec la femme à côté de lui. Quand a Guts, pas de reflet. Aucun...Il n'avait pas encore eut assez de force.
- Ouais. Tu sens ça ?
- Oui, dit Guts avec un sourire carnassier. Mes ennemis. Ils arrivent. J'vais tous les massacrer même si ce ne sont pas des Apôtres mais des subalternes.
- Des Akumas ? dit Mancinia. Tiens tiens, je crois que Lenalee va débarquer à ce rythme.
- Vu l'distance...'Seront là d'ici ce soir.
- Que la fête commence..., marmonna Mancinia.
Héritage des Anciens

# Posté le dimanche 30 novembre 2008 05:08

Modifié le dimanche 28 décembre 2008 12:51

Héritage des Anciens

Chapitre 12 : Attaque

Dans la capitale de l'Empire, une jeune fille d'une beauté éblouissante, à l'aspect frêle et sans défense, se dirigeait vers la salle du trône. Ses cheveux soyeux d'un blond argenté voletant derrière elle. Ses yeux marins lançaient des éclairs et notaient tout ce qui l'entourait, du plus infime détail au plus gros. Les pensés de la jeune fille tourbillonnaient en elle telles des cyclones dévastant tout sur son passage. Car sous cet aspect d'ange, se cachait un démon de la pire espèce. Sa soif de sang n'était pas étanché malgré la mort du Double Noir Hermès, elle rêvait de ce venger de cette monstrueuse attaque...En commençant peut - être par les responsables ? Et ensuite se tuer, la vengeance serait entièrement accomplie. Hermès ressentait les sentiments de la jeune femme comme une décharge électrique dans son esprit malgré la distance qui les séparaient...Tandis qu'il essayait de préserver ces propres forces.

______________________

Katrina marchait dans les jardins immenses et fleurissants du palais, ils étaient baignés dans une douce couleur d'or scintillante d'un couché de soleil. La jeune femme avait la gorge nouée en pensant à son fiancé, allait - il bien ? Mangeait - il correctement ? Est - il... ? Katrina chasse ses pensées morbides en balançant sa tête de droite à gauche. Fermant les yeux un fois le calme retrouver, respirer la sérénité pour son enfant était primordiale lors d'une grossesse, les derniers rayons solaires touchait son visage fermé, une légère brise faisait voler ses cheveux roux. La jeune femme décida de ne pas se risquer trop loin de ses "appartements", ont savait ce qui se passait pour les femmes seules de nos jours mais au loin, elle discerna une silhouette familière et se redressa correctement, un maintien un peu instable pour ses cinq mois de grossesse.
- Dame Mancinia, dit la jeune femme.
Cette dernière avait un regard dur et un visage renfrogné, néanmoins, elle oublia son malheur pour regarder Katrina avec un sourire peu sincère, mais un sourire quand même.
- Ce n'est pas la peine de m'appeler ainsi, répondit Mancinia. Mais...Au préalable, j'ai besoin d'un peu de soutien...Ca me fait plaisir de voir une autre femme enceinte, tu sais ?
- Eh bien...
- Je sais, je sais...Je n'ai pas un aussi gros ventre que toi. C'est grâce à une amie qu'il n'est pas si gros...C'est compliqué à expliquer hein ?
- Vous êtes un mystère pour tous, vous savez ?
- Ha ha ha ! explosa Mancinia. Je sais...Mes propos sont également incohérent. Allez salut, j'ai des trucs à faire...Ca te va si je te laisses ?
Katrina hocha la tête, même si s'était sous forme de question, la jeune femme n'avait pas envie de contrarier une noble. Mancinia marmonna pour elle :
- Avant qu'il ne soit un peu tard.
Mancinia eut une impression d'effritement.
Clap.
La même impression que Satoko avait.
Clap, clap.
Hinamizawa, comme les deux autres. Elle devrait...
Clap ! Clap !
...Y retourner.
Le noir engloutit la jeune femme.
______________________

Mancinia ouvrit les yeux, une affreuse odeur lui saisit la gorge. Comme du poivre mêlé à du gaz. La jeune femme se sentait sale, couverte de boue et de bois, de cordes et de sang. Ses vêtements étaient déchirés à certains endroits et des bouts de bois avaient entaillés sa peau à plusieurs endroits, du liquide chaud coulait de son nez, de ses mains et de ses jambes, savoir courir aussi blesser en tenant une arme était insolite mais...C'était son rôle de ne pas avoir peur devant la douleur et de ne pas ressentir la douleur devant la peur. Son corps semblait hors phase, comme plongé dans le monde astral. Mancinia reprit petit à petit ses esprits en fixant les étoiles qui brillaient dans les cieux noirs, la jeune femme se redressa avec des courbatures tant elle s'était prit des coups, elle dégagea les planches de bois et s'emmêla dans les grands fils métalliques du pont suspendus, détruit tandis qu'elle tombait. Titubant quelques minutes pour laisser le temps à son sang de circuler de nouveau dans ses veines et de lui donner un bien fou, comme égarer quelques part au loin, la perte de son sang lui faisait à peine prendre conscience qu'elle était dans la forêt environnantes d'Hinamizawa. Mancinia vit également étendue plus loin, Satoko qui ne bougeait pas et elle se lança dans sa direction. Mais il était trop tard. La jeune fille était morte, elle ne respirait même plus et son corps était déjà froid. Satoko avait dû se noyer quand le pond s'était effondrer, des débris traînaient près d'elles et les autres avaient dû être emporté par la rivière en furie. Mais Mancinia comprit que Satoko n'était pas la seule disparue bien après.
- Commandant ! dit une voix sourde. Une survivante !
- Non, je suis autant morte qu'elle. Skuld...Encore une fois.
Un flash lumineux brouilla les sens et la vue de Mancinia, lorsqu'elle se réveilla, elle était toujours dans le même endroit. La douleur de ses blessures présentes mais ses plaies refermés, les soldats disparut autant que le corps de Satoko. Le soleil brillait et dardait la foret de ses rayons tandis que la chaleur était étouffante. Un moment de répits pour Rika. Trois semaines avant le festival du Watanagashi.

______________________

Mancinia ouvrit cette fois les yeux dans un monde un peu plus réel. Hermès se tenait à côté d'elle d'un air désolé et terriblement abattu :
- Lucy et Alexandre ont réussis à les prévenir mais...Je crois qu'ils ne seront pas là à temps. Le soleil s'est couché, la barrière se fracture. Qu'allons - nous faire Mancinia ? ...Non reste allongée ! J'ai ordonnée à mes hommes de se préparer pour cette bataille...J'ai essayer de mettre à l'abri ceux qui pourrons survivre...Quand à ceux morts...Je n'ai pas d'autres choix que de les abandonner. Et aussi, je...Les troupes près du Surda ont été retirées. Je pense que cela vaux mieux...
- J'ai appelée Lenalee et les autres, répondit Mancinia. l'armée que nous allons affronter sera donc des Akumas...Et puis...Je ne sais pas si vous l'avez remarqué mais l'épidémie est ici.
- C'est pas vrai...Si ça continue, le système va être...
- Déréglé comme il y à dix ans...Quand je pense que c'est de ma faute.
- Comment tu aurais pût savoir que les choses que tu créais étaient réelles ?!
- Mais c'est moi qui est écrit cette histoire d'Aryens et de rivières vivantes, sans moi...Rien de tout cela ne serait arrivé...
- Et sans toi, aucun de nous ne serais là et tu le sais !
- Ce n'est pas juste...
Mancinia se leva sous les yeux ahuris du dieu qui semblait ne pas l'approuver grandement. Mais la jeune femme préféra quitter la pièce et se mettre en quête de quelqu'un. Mais malheureusement elle entendit comme un craquement au dessus de sa tête.
- La barrière...Est détruite...
Une explosion gigantesque résonna au dessus de sa tête et une douleur fulgurante la transperça. Elle se sentit projeter en l'air avant de retomber dans un enchevêtrement de bois et de sang. Un instant, elle se cru morte. Un voile noir l'enveloppait, la privant de ses perceptions. Puis, peu à peu la conscience lui revint. Elle entendit des tirs violents et sentit une fumée âcre. Un mélange de étrange lui remplit les poumons. L'empêchant de respirer. Elle souleva avec difficulté les paupières, ses yeux lui brûlaient. Un brouillard lourd l'enveloppait. Elle était vivante...Et il fallait qu'elle le reste !
- Putain...J'ai oublié mon arme à Celtia. J'suis trop conne...Bon...Trouvez le bon vieux Guts.
Mancinia discerna ces dénommés Akumas en contre bas, ils avaient l'air de machine de guerre plus qu'à des humains créer.

______________________

La capitale avait un aspect encore plus terrible qu'auparavant et on pouvait toujours sentir une odeur âcre de sang dans l'air. Des cadavres recouvraient toujours l'endroit, les yeux révulsés et figés dans une expression d'horreur et d'effroi. La bataille avait été difficile, il y avait eu de nombreux morts, mais le résultat était là, ils avaient gagné. Cette victoire avait tout de même un goût amer dans la gorge de Murtagh.
"Ne t'inquiètes pas, jeune homme...Pour le moment, tout va bien..."
Murtagh eût un petit sourire. Thorn avait toujours su trouver les bons mots pour lui remonter le moral lorsque son esprit était tourmenté, il lui était reconnaissant pour ça aussi. Il passa une main sur une pièce de l'armure du dragon, constatant avec effarement qu'elle avait été sérieusement endommagée. Murtagh entreprit donc de l'en défaire, espérant pouvoir la faire réparer avant la prochaine bataille. Il hésitait à demander de l'aide aux "amis" de Mancinia, ceux - ci étaient sans aucun doute encore secoués, Murtagh haussa les épaules. Ca n'avait pas d'importance. Avec ou sans armure, il comptait bien faire ce qu'il avait à faire. Enlever les pièces métalliques une par une lui prit cependant un temps fou, mais il y parvint au bout de bon nombre d'efforts. Puis, il vit Hermès exténuer discuter avec une jeune fille que Murtagh avait vu se battre...Assez bizarrement, c'est quoi les Innocences ? Bah, peu importe. Son esprit été déjà assez embrouiller avec les paroles insensées de Mancinia. La jeune fille avait de longs cheveux noirs de jais coiffés en couettes, habillé d'un étrange uniforme mélangeant l'or, l'argent, le noir et le blanc. Quand à son combat...Les bottes de la jeune fille étaient redevenues normales, car quand elle était arrivée, elles avaient prit une étrange forme...Sautant dans les airs, dansant sur l'eau en se débarrassant des ennemis que personnes n'arrivait à batte.
- Ca va le vieux ? demanda Mancinia.
La jeune femme était couverte de suie, de sueur et de sang...Mais elle - même n'avait pas trop combattu vu son incapacité. Murtagh la toisa un moment sans rien dire avant d'éclater de rire. Légèrement froissée, la jeune femme croisa les bras sur sa poitrine en attendant que le jeune homme daigne recouvrer son sérieux. Ce qui ne tarda pas d'ailleurs.
- Tu es complètement folle ?! hurla le jeune homme. Te battre dans ton état ? Tu te rends compte si tu perds ton bébé ? Tu t'en moques ?
Mancinia eut comme une révélation et la gifle partit toute seule, Murtagh posa sa main contre sa joue endolorie ne comprenant pas trop sa réaction :
- Tu crois que je m'en moque hein ? Mais tu ne sais pas l'effort que je fais pour maintenir mon bébé dans l'autre plan pour qu'il ne souffre pas des attaques et des idioties de combats...Le monde astral me permet de le sauver pour le moment...Mais il finira comme...
Des explosions se firent de nouveau entendre au dessus. Le bouclier cessa totalement cette fois mais l'étrange objet, immense comme le château et qui semblait les attaquer ce fit elle même avoir par ses explosions alliés visiblement. Une autre boite de conserve apparut dans les yeux et détruisit l'autre d'un coup de vent...Murtagh sentit une drôle de sensation sur son corps quand une lumière l'aveugla pour qu'il réapparaisse ailleurs. Les couloirs de cet endroit étaient gris et fait d'acier, des choses étranges pour le monde normal. Mancinia s'était appuyée sur lui, à bout de force.
- Alors, général on se balade ?
- Amiral Cain...
Héritage des Anciens

# Posté le samedi 06 décembre 2008 09:17

Modifié le dimanche 28 décembre 2008 12:50

Héritage des Anciens

Chapitre 13 : Destinya

Le soleil était déjà couché sur l'Alagaësia, ce qui n'empêchait pas les gens de se promener encore dans les rues. Pas les personnes qui se pressaient dans la journée, non : à cette heure - ci, il était bien rare de voir un gamin ou une mère de famille se hâter vers son domicile. Non, depuis les attaques du sud porter par les Vardens, depuis le retour du printemps et de son vent chaud, les gens bien ne traînait plus dans les rues une fois la nuit tombée. La faune locale qui errait dans les rues de la capitales était bien moins recommandable que celle qui s'y pressait en journée : piliers de bars, mendiants, voleurs...Tout ceux dont les affaires n'avaient pas intérêt à être étalées en plein jour. Bien sûr, la Capitale étaient beaucoup plus calme que certaines villes portuaires, mais elle comptait tout de même son lot de marginaux. Enfin, tous ceux qui se promenaient dans les rues à cette heure avancée n'étaient pas forcement des meurtriers ou des fauteurs de troubles. Quoique pour Murtagh, fauteur de trouble fût un mot qui correspondait à merveille avec sa mentalité, mais passons. Car c'était bien le Dragonnier qui se pressait dans les rues d'Urû'Baen, en direction du château et, surtout, d'un endroit où parler a Mancinia.

Les deux jeunes gens ne s'étaient plus vus depuis l'incident dans la salle du trône et ils s'étaient évités du mieux qu'ils le pouvaient. Vu que Mancinia était très prise et que de son côté, Murtagh s'arrangeait pour multiplier les missions, leur stratagème avait plutôt bien fonctionné. Mais, un jour ou l'autre, il faudrait bien qu'ils se réconcilient et Murtagh avait, de son propre chef, décidé qu'il s'agissait du bon moment. Le jeune homme, malgré sa décision, ne pressait pas trop le pas, repensant à ce qu'il s'était passé dans la salle du trône. Les Premières paroles qu'elle avait prononcées avaient paralysé Murtagh encore plus, depuis, il y avait un froid entre eux. Un froid qu'ils n'avaient pas encore cherché à faire disparaître. Même lors des briefings de mission, ils avaient soigneusement évités de s'adresser la parole, ce qui, Murtagh en était sur, n'avait pas dû échapper aux autres membres de la garde. Leurs propres tensions ne servaient pas l'intérêt de leur groupe et s'était en partie pour ça que Murtagh avait décidé de régler le problème. Pour ça, et aussi parce qu'il n'était pas du genre à faire la tête aussi longtemps. Il était borné, têtu et capricieux, mais pas rancunier et à force, voir Mancinia l'éviter comme la peste commençait à peser sur son moral. En faite, il s'était rendu compte à quel point il tenait à elle, certes il aimait comme une amie. Mais même malgré ses sourires, sa bonne humeur et ses remarques...Il voyait bien qu'elle n'était pas heureuse. Pire, il avait l'impression qu'elle voulait mourir. Pourquoi ?

Murtagh avait beaucoup repensé à ce que le Roi lui avait dit quand il avait quitté la pièce :
- Il ne vaut mieux pas chercher à comprendre, Hinamizawa n'est qu'une partie de l'iceberg.
Depuis cette remarque, il était tendu et nerveux, beaucoup trop dans la lune pour pouvoir faire un travail efficace. A la main, le dragonnier tenait soigneusement un parchemin roulé. Il lui avait fallu une bonne partie de la nuit de la veille pour l'écrire et même maintenant, il n'en était pas satisfait. Pas parce que le texte en lui - même ne lui plaisait pas, non, il était trop simple et trop court pour qu'on puisse se faire une opinion dessus. Mais pour l'ultimatum qu'il représentait, pour la déception qu'il allait causer. Mais Murtagh y avait longuement réfléchi et il ne voyait pas d'autres solutions pour que Mancinia puisse sauver sa face sans se compromettre. Ce que Murtagh tenait à la main, c'était une demande de transfert. Pas une lettre de démission, ses serments l'en empêchait mais pour partir plus au sud combattre les Vardens. C'était également pour la bonne raison qu'il n'avait pu se résoudre à quitter l'armée alors que des soldats comptaient sur lui. Il en rêvait également depuis qu'il était tout petit, bercé par les récits de sa mère. Être un guerrier avait toujours été son seul choix concernant l'avenir et la naissance de Thorn lui avait seulement permis d'intégrer le corps ailé de l'armée. Sinon, il serait sans doute devenu Lieutenant dans l'armée de terre ou simple soldat peut - être, mais un guerrier tout de même.

Comment Mancy allait - elle réagir ? Mancinia devait se l'avouer, il avait peur de la réaction de son amie, peur que celle - ci...Ne lui dise de partir, tout simplement. Qu'elle accepte avec joie cette proposition et qu'elle coupe les ponts, définitivement. Peur de s'être trompé sur l'amitié qui les unissait. Car égoïstement, il espérait que Mancy refuserait, qu'elle lui jette cette lettre à la figure et que tout reprenne comme avant. Que Mancinia lui dise qu'elle s'en fichait de devoir le couvrir, du moment que Murtagh promettait de s'assagir. Tiens d'ailleurs, en parlant de s'assagir...Murtagh ne pouvait s'empêcher de penser à Mercy. Il devait avouer que, depuis qu'il avait découvert qu'elle était sa soeur, elle avait un certain effet bénéfique sur ses buveries nocturnes, d'abord parce qu'il n'avait plus trop le temps et ensuite parce qu'elle avait une façon si particulière de le dévisager qu'il se sentait en faute...Et le pire, c'est qu'elle ne devait même pas en avoir conscience. Sa soeur avait influé positivement dans sa vie, tout comme Mancinia à qui il devait beaucoup. Murtagh s'était assagi, même s'il dérapait encore beaucoup...Mais de moins en moins quand même. Est - ce que ça jouerait en sa faveur, quand Mancinia devrait prendre une décision ? Car oui, le Roi lui en avait donné l'autorité même si depuis quelques temps, s'était la jeune femme qui dirigeait et que le Roi ne faisait que suivre ce qu'elle disait.

Le Dragonnier relava soudain la tête, interpellé par un garde. Il était devant le château, déjà ? Pourquoi, lorsqu'on a une tâche difficile à accomplir, le temps doit - il sembler s'être accéléré ? Murtagh fut introduit dans le l'édifice et guidé vers une petite pièce tandis qu'on partait prévenir Mancinia. Franchement, il n'avait pas besoin de guide, il se sentait ici comme chez lui vu le nombre de fois qu'il était venu ! Nerveux, le Dragonnier triturait ses doigts, ainsi que le bout de parchemin, sans oser regarder la porte qui, il le savait, n'allait pas tarder à s'ouvrir sur la jeune femme, les remettant face à face depuis l'incident. Dieu qu'il avait peur de ce moment ! Pourtant, il n'avait rien préparé, rien anticipé : la leçon de la dernière fois l'avait convaincu de se montrer aussi naturel que possible. Il allait juste tendre le parchemin à Mancinia et...Prier. Prier pour quoi ? Il n'en savait trop rien, mais cela l'aiderait sûrement à moins appréhender l'instant ! La porte s'ouvrit et il fût déconcerter de vois le garde passer en contre sens, tout rouge, tandis que Mancinia entra d'un air épuisé et énervé, Murtagh s'empressa de cacher le parchemin à sa vue :
- Je suis désolée, lança - t - elle d'un ton froid. Je n'ai vraiment pas de temps à te consacrer, en vue d'une attaque massive sur la Capitale, il a fallu prendre des dispositions drastiques mais ce que je viens d'apprendre n'a pas améliorer mon humeur ! Alors, si ce n'est pas urgent, je te prie de me laisser...
- Ah...D'accord.
- Désolée, répéta - t - elle. Je suis sur les nerfs en ce moment, cela n'a rien avoir avec toi. Ou peut - être si...Il y à des choses que tu dois savoir mais que je te redoute à te dire. Hermès avait raison, Hinamizawa n'est qu'une façade sur le lot de mondes détruits et de malédictions portée. Je te dirai tout, un jour, lointain sans doute mais tu seras.
- Je croyais que tu m'en voulais, lâcha instantanément Murtagh.
- Non, je m'en veux à moi - même. Bon allez, salut ! On se voit demain si rien d'imprévu ne se produit encore. Ne te soucis pas de mes problèmes, occupe toi des tiens mon ami !
Murtagh resta con sur le moment. Ainsi, il s'était méchamment trompé ?

Mancinia retourna dans ses quartiers, heureuse d'avoir vu Murtagh et en même temps furieuse d'avoir laissé son ami de côté. Arrivée dans ses quartiers, la jeune femme se passa un peu d'eau sur le visage, qui dégoulina un peu sur sa chemise sale. Bof, elle se changerait tout à l'heure, après s'être reposée. Pour l'instant, ce n'était pas compliqué, elle avait la paresse de tout faire, cela faisait trois jours qu'elle ne dormait pas et Lucy l'avait sommer de dormir une nuit au moins, elle et les autres s'occupant de mettre les explosifs aux endroits prévus. Si elle en avait encore eue l'occasion et elle aurait donné cher pour l'avoir, elle se serait volontiers endormie. Mais Mancinia se souvenait encore avec quelle facilité elle s'allongeait et se retrouvait presque instantanément au pays des rêves lorsqu'elle rentrait de mission il y a quelques mois. Son sommeil lui avait toujours paru comme un refuge, car elle échappait au monde extérieur. Ses rêves n'apportaient jamais de clés aux questions qu'elle se posait, car il ne s'en souvenait jamais, mais ils avaient le mérite de lui permettre d'échapper quelques heures à ses tracas.

Murtagh se redressa en sursaut, il jurait avoir entendu un bruit. Un bruit étrange. Puis des cris déchirants dans la noirceur de la nuit qui le firent sauter de son lit, s'habiller rapidement et prendre son arme pour l'attacher à son côté. Le jeune homme fut alors déstabiliser, le sol tremblait violement et une sorte de puissant vent le plaqua au sol, on aurait dit une onde de choc.
- Alerte ! Nous sommes atta...Ha !
Murtagh eut du mal à devinez par quoi ils étaient attaqués. Mais cette chose n'était pas humaine.

______________________

- Alors, général on se balade ?
- Amiral Cain...
Une femme se dressait sur toute sa hauteur devant eux, un air glaciale sur le visage, une froideur atténuée avec le sourire qui se dessinait sur cette peau pâle. Des yeux marron perçants allaient de paire avec ses cheveux bruns, longs et soigneusement bouclés. La dite Amiral donna sa main à Mancinia pour l'aider à se mettre debout convenablement, une main que la jeune femme prit avec un large sourire qui se figea légèrement.
- Quelque chose ne vas pas ? demanda Cain d'un air froid.
- Si..., répondit doucement Mancinia. Je suis juste fatiguer.
- Croyez - moi, je comprends. Les explosifs sont - ils mit ?
Mancinia hocha difficilement la tête mais sa réponse plus visiblement à cette femme forte qui lui tourna le dos :
- Suivez - moi !
Ce n'était vraiment pas une suggestion, Mancinia regarda Murtagh en inclinant la tête pour le mettre en confiance et ils suivirent cette femme d'une quarantaine d'année.
- Nous nous apprêtions à lancé la bombe sur la ville, les explosifs que vous avez placer tuerons les Contaminés, Akumas et démons présents. La déflagration devrait se faire ressentir à...
- ...Trente kilomètres, le terrain sera inutilisable pendant les cinq prochaines années, je le sais, Amiral.
Murtagh eut un instant peur que cette femme jette Mancinia aux fers pour insubordination envers un supérieur mais Cain rit :
- Suis - je bête ! Pardonnez - moi général.
- Mais non, Helena, tout va bien. L'Amiral Constenne est avec vous ?
- Oui, mais il n'est pas sur la passerelle, il s'amuse sans doute avec Lee Adama dans les vaisseaux secondaires.
- Ca ne m'étonne pas de lui, c'est ainsi que je l'ai créé.
"Créer ?" pensa Murtagh.
Ils arrivèrent près de huit portes en verre ou il faisait écrit "BattleStar Pegasus 64" qui pivotèrent vers l'intérieur de la salle dans un bruit feutré. Mancinia sembla s'attarder sur le symbole en fronçant les sourcils et Murtagh l'entendit marmonner "une faute dans la réinstallation, ça doit être ça". Cain se mit devant un table, couverte de plan en vue aérienne de la capitale encerclé de monstre. Murtagh vit une personne lui sauter dans les bras :
- Dieu merci, tu n'as rien !
- Mercy ? questionna Murtagh, éberlué.
- J'étais si inquiète.
- Ah bon ?
- Oh, calmez - vous ! dit Cain. Ca me fait penser à Mancinia et Murtagh, ces deux là sont incorrigibles pour des jumeaux.
Des éclats de rires ce firent entendre. Murtagh et Mercy tournèrent la tête vers Mancinia qui avait un sourire ridicule sur le visage :
- C'est une longue histoire, dit - elle. Murtagh et Mancinia sont deux personnes créer dans l'une de mes fictions parce qu'en faite mon subconscient me permet de créer personnes et mondes que je désire, vous suivez ?
- Non ! déclarèrent les jumeaux.
- C'est pas la peine de comprendre.
- Nous allons lançer la bombe atomique, dit un second.
- J'ai peur de ce machin, déclara quelqu'un d'autre.
- En effet, dit Cain assez fort. La bombe est puissante. Moi aussi j'ai peur de ce machin !
- 5...4...3...2...1...Mise à feu.
- Passez en hyperespace ! dit Cain. Mettez nous en orbite !
Mais un puissant flash lumineux brouilla leur vue malgré une protection mise sur la fenêtre. Murtagh vit ensuite un grand nuage de fumée s'élever et puis plus rien. Il était dans le noir, entourer de choses brillantes.
- Depuis l'attaque vous avez améliorer votre vaisseau.
- L'attaque ? questionna Mercy, sous le choc.
Voyant Mancinia hésiter à répondre, Cain prit les devants :
- On s'était arrimée au chantier naval de la flotte de Caprica. Nous nous apprêtions à effectuer une révision de trois mois, la majorité des membres d'équipage s'apprêtaient à partir en permission, se réjouissant à la perspective de revoir leur famille. Mon second était sur le pont. Moi j'étais dans mes quartiers en train de finir de la paperasse et de terminer mes bagages pour repartir sur Orion...C'est à ce moment là que les Aryens ont attaqués, le port d'amarrage à dû être touché trois ou quatre fois par des bombes atomiques. Cinq appareils, dont deux BattleStars, ont été détruits sur - le - champ. Et le temps de retourner au poste de commandement...Je découvrais que j'avais perdu plus de sept cents hommes.
- Seigneur, murmura Mercy.
- Hein ? commença Mancinia. Je croyais que nous étions en orbite au dessus de la Lune et que vous n'aviez pas sût vous réchapper.
- Tu dois te tromper.
Le regard que fit Cain, et Murtagh le vit bien...Ne plus pas à Mancinia.
- Mercy, suis - moi s'il te plait ! dit Mancinia. Murtagh reste ici et discute un peu, ça te fera du bien.
Mancinia entraîna Mercy de force à l'extérieur et l'emmena vers un secteur isolé du vaisseau. La jeune femme se demandait pourquoi Mancinia était devenue si étrange et lui tendit une arme que tous portaient.
- Pourquoi tu me la donnes ?
- Entre là dedans, dit Mancinia en ouvrant une cage d'escalier. Tu n'en sors que lorsque je viendrai, si quelqu'un te découvre qui que ce soi, tu tire, sauf si tu es sûr que c'est ton frère, tu entends ?
- Mais...Pourquoi ? Je ne sais pas me servir de cette arme.
- Suffit d'appuyer.
- Mais... ! ...Je croyais que c'était tes amis !
- Ne discute pas ! Sinon, ont meurt tous.
Héritage des Anciens

# Posté le samedi 13 décembre 2008 12:11

Modifié le dimanche 28 décembre 2008 12:49

Héritage des Anciens

Alors, je suis désolée d'avoir mit autant de temps. Non, les idées étaient là mais je n'avais pas la motivation d'écrire durant deux semaines (pour des choses personnels). Bref, maintenant c'est passé. Alors, voici votre cadeau de Noël avec retard, mais certain ne font pas mieux alors bon. Un chapitre - encore - de transit. Courage, les réponses arrivent bientôt - espérer !

Chapitre 14 : La fin de l'Armée Noire

Mercy serra son arme contre elle, alluma ce que Mancinia appelait une lampe torche et essayait de se maintenir en suspension dans cet endroit étroit et sombre, sens en alerte. Son amie avait - elle perdue la tête pour vouloir la cacher de ses amis ? ...Mancinia se balada dans le vaisseau en essayant de ne pas se faire remarqué par les soldats, mécaniciens et autres personnes discutant entre eux, à croire que tout le monde conspirait contre elle, s'était ces amis mais pas ceux - ci, ces derniers clones noirs devrait plutôt fuir mais pourquoi l'avoir directement attirée ici ? Avaient - ils vraiment envie de mourir sans se battre ? La jeune femme se sentit prise de nausée et s'arrêta quelques instants, elle savait qu'elle était de nouveau enceinte et loin d'être bien portante, autant elle que son bébé mais elle ne laisserait pas passé cette chance. Se venger. Le venger. Les vengés tout les deux. Perdre son mari était une chose terrible, mais perdre son aînée était pire. Avançant dans les couloirs grisâtres, elle ne se laissa pas abattre et arriva très rapidement à l'armurie du vaisseau, prenant autant d'armes qu'elle en avait besoin avant de refaire le chemin en sens inverse. Murtagh savait ce battre au besoin, mais pas Mercy, elle était une cible facile pour les deux camps, le sien et celui de ces ennemis. Il ne fallait pas qu'elle meure même si tout le monde voulait la tuer pour son ascendance à l'instar de son frère jumeau. La jeune femme n'était plus qu'à un couloir de la salle de commande, vitrée et remplie d'opérateurs non - armées, à gauche l'Amiral Cain discutait avec Murtagh à sa droite. Attaquer ou interroger ? Mancinia préféra la première solution, pas de quartier pour eux, ils n'en avaient pas eut la dernière fois. Mancinia attendu un moment, l'Amiral s'avança un peu plus vers la gauche et quitta le champ de vision de la jeune femme, celle - ci se positionna devant les portes et leva ses deux mitraillettes, quand quelqu'un l'aperçu elle tira d'un air endiablé. Murtagh se jeta au sol tandis que les vitres explosèrent dans une averse de débris. Mancinia entra et Cain eut à peine le temps de dégainer son arme que la jeune femme lui tira une balle en pleine tête, l'Amiral tomba à la renverse, son sang maculant les tableaux de bord, ses opérateurs affolés eurent à peine le temps de donner l'alerte au reste du vaisseau, elle les abattit comme des chiens. Murtagh se redressa à peine, des écorchures sur ses avants - bras, il secoua à sa tête comme pour se remettre d'un choc, une entaille sur sa tête. Puis il regarda autour de lui et ne vit que des cadavres d'hommes et de femmes, étendus, fixant un mur invisible avec un rictus de terreur gravé sur le visage.
- Ca va ? demanda Mancinia en lui tendant la main.
- Mais pourquoi... ? questionna le jeune homme avec tristesse. Pourquoi avoir tué tes amis ?
- La différence entre toi et moi, c'est que je distincte mes amis des faux. Ce sont les derniers doubles noirs. J'ai déjà tué tout les autres.
- Comment peux - tu le voir ? Tu es donc si parfaite ?!
Il criait presque à la fin. Mancinia le regarda toujours avec se regard impassible et Murtagh se décida à prendre sa main. La jeune femme le releva comme si il faisait dix kilos et non soixante.
- Non, répliqua la jeune femme. Mais le BattleStar Pegasus ne ressemble plus à son ancêtre, c'est le Groupe 62 et non 64 comme noté sur les vitres. L'Amiral Cain est morte lorsque la Station d'amarrage de Scorpion à été attaquer il y à plusieurs années et je sais qu'en ce moment, elle est chez des alliés.
- Mais...Si elle est morte...
- Etant donné qu'il s'agit d'un monde créer, je peux les ressusciter deux fois.
- Mais qu'est - ce que c'est que cette histoire encore ?
- J'ai pas le temps de t'expliquer. Ecoute, va chercher Mercy, je n'ai absolument pas confiance au double de l'Amiral Constenne, il tue comme il respire, c'est hallucinant. C'est l'homme parfait si tu préfères.
Murtagh resta coi et préféra se concentrer à sauver sa soeur plutôt que d'essayer de comprendre, il savait qu'un jour elle lui expliquerait mais pas maintenant. Mancinia lui indiqua la chemin à suivre, ce qui l'étonna :
- Tu ne viens pas avec moi ?
- Je vais en éliminer un maximum, parce que ils vont nous tomber dessus. Si jamais je me fais prendre...
Elle marqua une pause, ferma les yeux et respira un bon coup :
- ...Vous ne vous occupez pas de moi et vous vous cachez, compris ? Ils vous tueront plus vite que moi. Je suis trop importante pour qu'ils prennent le risque de me supprimer.
Murtagh hocha la tête et partit à la recherche de sa soeur, pas si bien cacher que ça en fin de compte... ! Le jeune homme suivit donc les indications de Mancinia et rechercha sa soeur en évitant de se faire repérer, quelque chose de difficile puisque son amie avait ameuter tout l'équipage, deux milles personnes. Mais les détonations, les gémissements, les explosions faisaient comprendre à Murtagh qu'elle continuait d'avancer. Le Dragonnier fini par trouver l'endroit indiquer par son amie et décida d'ouvrir la porte métallique dans un grincement horrible.
- Murtagh, dit Mercy avec soulagement en lui sautant presque dessus.
Murtagh serra sa soeur dans ses bras, avant de lui mettre pied à terre et de la repousser :
- Viens, nous devons allez aidé Mancinia.
- Pour massacrer des gens ? Non. Tu es fou toi aussi ?!
- Mercy ! Ce n'est pas drôle.
Silence. Tout semblait avoir cesser dans les environs et Mercy sembla prendre peur de ce silence car elle se jeta presque sur son frère. Si tout avait cesser, Mancinia avait dû être capturée.
- Je vais la chercher, dit Murtagh.
- Non, laisse - là seule ! C'est de sa faute si nous sommes dans cette situation ! Ne vas pas risquer ta vie dans une histoire sans queue ni - tête ! Pour une fille qui ne le mérite pas.
Murtagh ne pût se retenir : il gifla sa soeur. La plupart de ses propos étaient juste, mais Mancinia méritait d'être sauvé. Pour toute réponse, il dit :
- Je n'ai rien à faire avec toi alors ! Je tiens beaucoup trop à elle pour faire ce qu'elle me dit !
Murtagh la lâcha et tourna les talons en courant pour suivre au plus près les explosions et les hurlements. Au moment où il passa devant une salle, il ne pût que s'arrêter. Les murs étaient noircis et des flammes léchaient encore le métal, une odeur de mort empestait de partout, des corps allongés et détruits, couverts de suie et de sang.
- C'est pour une femme ainsi que tu te bat ? demanda la voix de sa soeur.
- Tu es venue finalement ?
- Ai - je le choix ?
- Pas vraiment non.
- Je les tiens ! cria une voix masculine.
Murtagh tourna la tête et vit à peine l'homme blessé au bout du couloir qui menaçait de lui ôter la vie avec l'arme qu'il tenait mais visiblement, quelqu'un le devança. Murtagh entendit une détonation qui le fit sursauter, il se mit devant Mercy pour la protéger.
- Mancin..., commença le Dragonnier.
Mais il s'arrêta net en voyant une jeune femme aussi sculpturale que séduisante. Des cheveux blonds - miel et des yeux bleus océan, un corps fin et musclé pour le combat.
- Constenne ! dit la femme blonde avec mépris.
- Attends Gina ! cria une autre voix masculine. Ce n'est pas lui, ne tire pas !
- Leoben ! dit - elle en tournant la tête vers un autre couloir. Derrière toi !
Mais elle venait de dire ces mots en retard car Murtagh devina à qui était destiné la balle qui venait d'être tiré.
- Ordure ! dit la dénommée Gina en sautant au sol. J'espère que vous brûlerez en enfers !
Un corps qui s'effondre se fit entendre et la jeune femme se releva :
- Vous êtes qui ? demanda Mercy.
- Je suis Gina Inviere, je suis administratrice réseau sur le Pegasus.
- Lequel ? demanda Murtagh.
- Celui de l'Amiral Cain, groupe 62 rattachée à la base coloniale de Galactica.
- Tu dis vrai, approuva Murtagh.
- Où est Mancinia ? demanda Gina. Je croyais qu'elle était avec vous ?
- Elle est partie je ne sais où !
- Attends, dit Mercy. Pourquoi êtes - vous là ?
- Nous nous sommes infiltrés moi et mon ami pour faire un attentat suicide et détruire ce vaisseau.
Murtagh écarquilla les yeux :
- Vous alliez - vous faire tués ?!
- C'est le but. Venez, je pense qu'ils l'ont capturés.
Gina leur indiqua le chemin et Murtagh ne sût pas pourquoi il faisait confiance à une parfaite inconnue. Gina Inviere les entraîna tout deux à travers le vaisseau, des cadavres jonchaient le sol et Mercy sembla en être malade.
- Elle doit être ici, dit la femme blonde. Allez voir, je monte la garde.
- Il n'y à personne, dit Mercy en entrant.
La cellule où il se trouvait semblait évoluer et très sophistiquée. Des vitres ouvertes laissaient voir une couleur noire comme si la nuit recouvrait une partie de la pièce, l'autre était éclairée comme si le soleil frappait de ses rayons. Faite de métaux l'endroit semblait inquiétant. Il n'était pas gardé, voilà pourquoi Mercy ne pensait pas que Mancinia était ici. Pourtant, le vaisseau était totalement désert.
- Je suis sûr qu'elle est là ! dit Murtagh en se retournant vers elle. Y'a pas de signe de vie dans les...Mais qu'est - ce que tu as ?
Mercy n'eut rien à répondre quand quelqu'un, une personne aux yeux argentés, passa une corde de fer contre le cou de Murtagh avec l'envie de le tuer.

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Mancinia reprit son chemin avec un peu plus d'ardeur. Elle avait la sensation, plus que jamais, que le temps pressait et elle ne se souciait plus maintenant d'éviter les personnes du vaisseau, tirant, lançant des grenades qui explosaient des hangars bondés de monde. Finissant pas ne plus ressentir de pression mais elle sentait, malgré sa presse, un liquide chaud s'écouler de ses jambes et ses bras qui poursuivaient la malédiction d'Hinamizawa, les autres étaient plus morales que physiques. Continuant malgré tout, elle entendit au loin, dans une direction qu'elle ne put identifier, un nouveau rire malsain. Un rire familier maintenant, ce qui la fit frissonner, ce double était le plus puissant.
"Mancinia, je t'en prie...Laisse - moi partir...Laisse - moi tranquille !"
"Tu me fais chier ! Et toi ? Tu veux tuer Murtagh mais pas ton frère ? Tuer Mercy et pas ce traître ?"
"C'est justement mon frère, tue - le mais pas devant moi".
"Tu vas me regarder faire sans agir ?"
"Je ne veux pas regarder, je ne suis pas ton Ange, je suis l'Ange de ta soeur, c'est pire. Si tu le tues, tu devras me tuer aussi".
"Ca je refuse. Je t'ai donnée une vie sur New Caprica...Tu seras libres, je te le jure".
Explosion. Rire.
"Pourquoi ? Je n'ai rien demandée !"
"Parce que tu es une démone bienveillante..."
"Il ne reviendra jamais".
"Bien sûr que si ! Nous nous sommes fait une promesse !"
Elle accéléra le pas, ne gardant qu'une main sur le mur de droite. Des voix et des murmures émergeaient de tous côtés même si elle ne voyait rien. Les sons qu'elle percevait allaient des sanglots désespérés, aux gémissements de souffrance. Puis elle avança pour essayer de le trouver lui mais elle reçut quelque chose dans le dos. Le choc fut si violent et brutal qu'elle perdît pied avec le sol avant de sombrer au son de ses propres cris dans le néant...Quand elle se réveilla, la jeune femme était dans une cellule sombre. Depuis combien de temps était - elle là ? Des minutes ? Des heures ? Des jours ? Une douleur lancinante prenait son crâne violement, comme si ont l'avait frappé avec des briques. ...Elle entendit un bruit à l'extérieur et dans la noirceur de cette cellule, elle vit une lumière et entendit deux voix. La sienne et celle de son amie, qui s'était retournée contre elle. Mancinia s'assit et essaya de défaire ses liens, ces derniers tombèrent sans problèmes et elle s'élança, ses yeux étaient remplit de haine.

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- Mancinia... ! dit la personne dont elle essayait d'ôter la vie. C'est moi...Argh !
Une détonation eut pour effet de faire relâcher la pression car Gina venait de lui tirer dans la main. Mercy se précipita vers son frère.
- Espèce de malade ! dit Mercy. Il essaye de t'aider et...
- La ferme ! répliqua Mancinia, sanglante et froide. Si tu l'ouvres encore tu vas refroidir sur le sol...
- Mancinia, dit Gina.
- Une seconde, dit la jeune concernée. Je dois reprendre mon calme avec de commettre une chose effroyable.
- Laquelle ? demanda Mercy. Tué mon frère ?! Avoue que c'est ce que tu veux.
- Rah...Tu écoutes les gens quand ils parlent dans leur sommeil ? demanda Mancinia. Bah, je m'en fiche après tout.
Gina s'avança vers elle et lui tendit une arme. Mancinia la regarda de bas en haut :
- D'où tu sors au fait ?
- Tu as oublié notre mission kamikaze ?
- Ah ouais...Où est Leoben.
Gina ragea :
- Il est mort, lâcha - t - elle froidement.
- C'est pas gagner...Bon, si vous n'y voyer pas d'inconvénients je vais traquer mon ami Constenne.
- Et c'est qui ce gars ? demanda Murtagh.
- Toi, lança Mancinia.
- Moi ?
- Heu..., hésita Gina. Pas vraiment...Comment dire...
- Hum..., s'impatienta Mancinia. C'est une personne que j'ai crée et tu verras c'est un abruti complet mais toutes les personnes issu de là - elle pointa son cerveau - on un double maléfique. Je crois qu'il est le dernier.
- Il en reste deux, analysa Gina.
- Elle ne compte pas...Je disais ? Ah oui...Donc, je veux exterminer ce double.
- Par vengeance, dit son amie.
- Si la vengeance n'existait pas, Arianna existerai encore moins.
- Pas faut.
- En route.
Les jumeaux ne protestèrent pas et Gina emboîta le pas de Mancinia avec un air boudeur puis elle s'arrêta d'un coup.
- Quoi ? chuchota Gina.
- Oyashiro m'empêche de me concentrer. Je n'arrive pas à suivre sa trace, mais il est passé par ici.
Une porte immense, ronde et quasi - impénétrable se dressait devant eux et Gina essaya de se connecter à un appareil tandis que Mancinia grinçait des dents.
- Tu vas me foutre la paix à la longue ? ragea - t - elle dans sa barbe. Tes bruits de pas m'agace !
- Ca ne marche pas ! s'énerva Gina. Il à bloquer les systèmes. Tu n'aurais pas dû créer un type aussi intelligent.
- Que veux - tu ? dit Mancinia.
- Il est partit ? demanda Gina.
- Sans blague.
- Attendez, dit Murtagh. Je peux peut - être la forcée ?
- Une porte de cette taille ? s'exclama Mercy.
Mancinia réfléchit :
- Ben...Vas - y !
Mercy grinça des dents à son tour tandis que son frère se hâtait à la tâche. Gina ramassa une sorte de tige métallique et regarda Murtagh avec stupeur quand elle se releva :
- Attention !
La jeune femme se jeta sur lui pour le pousser sur le côté mais le jeune homme avait déjà ouvert la porte quand une terrible explosion ébranla la pièce.
- Murtagh ?! cria Mercy.
- J'suis là ! Aïeuh... ! Décidément je me prend tout. Oh, mon dieu ! Gina !!
La jeune femme blonde était étendue sur le sol, un trou béant sur son flan droit, du sang maculant ses vêtements bleus et un filet de ce précieux liquide coulant de son nez et sa bouche. Ses cheveux défaits et un air dégoûtée et horrifiée.
- Son corps est mort, lâcha Mancinia.
- Pas encore, répondit Gina dans un gémissement.
- Oh non ! dit Mancinia en s'agenouillant en face d'elle. Ca va ?
- J'ai connu mieux ! Bon...Abrégeons veux - tu ?
- Gina..., répondit Mancinia d'un air outrée. Je suis peut - être une exciter de la gâchette mais c'est pas une raison.
- Tue - moi.
La réponse laissa muette les jumeaux tandis que Mancinia pointa son arme vers elle. Mercy secoua la tête dans l'espoir que la jeune femme la voie mais s'était peine perdue. Murtagh essaya de se relever :
- Va - y ! On se reverra dans peu de temps !
- Comment voulez - vous qu'elle vous revoie si vous mourrez ? cria Murtagh.
Gina explosa de rire quand Mancinia lui tira en pleine tête, le sang macula son visage et les murs. Gina était...Morte. Murtagh resta tétanisé et Mercy pressa ses deux mains contre ses oreilles tandis que ses yeux se fermaient pour contenir ses pleurs.
- Tu n'es vraiment qu'une bouchère ? questionna Murtagh, le regard noir et baigné de larme.
- C'est drôle...? soupira une voix familière. C'est exactement ce que tu as demandé à Morzan la première fois.
Mancinia lança une attaque très puissante. La jeune femme retrouva son intégrité, mais pas sa force. Ses jambes avaient du mal à la supporter, et elle dut s'agenouiller lorsque son membre droit vacilla. Des perles de sueur commencèrent à goutter depuis la base de ses cheveux, s'étalant indélicatement sur son front.
- Une attaque puissante mais tout autant inutile. Tu sais ce que je t'ai injectée maintenant, non ?
- Fumier ! hurla la jeune femme.
La blessure interne de Mancinia l'affaiblissait de plus en plus et sa vue devint trouble. L'épuisement la prenait peu à peu, mais elle s'empêchait, elle s'interdisait de baisser les bras, de s'écrouler au sol pour sombrer dans l'inconscience. Elle ne pouvait pas, elle n'avait pas le droit. Mais faible comme elle était, elle pourrait à peine se battre.
- Allez ! Suis - moi !
- Je connais cette voix, dit Mercy.
- C'est la mienne ! dit Murtagh, ahuri.
- T'as encore rien vu. Allez, dégager !
- Tu es blessée !
- Ta gueule !
Mancinia poussa son ami contre le mur et se lança en avant si rapidement que les jumeaux la perdirent avant d'entendre un bruit furtif derrière eux.
- Coucou les amis !
Murtagh tourna la tête vers cette voix et fut surpris de se voir, lui, un reflet ? Non, c'était lui en plus vieux, ressemblerait - il à ça dans quelques années ? Ressemblerait - il autant à son père ? Pourtant, ce fut le cadet de ses soucis quand il visa Mercy pour la tuer.

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Mancinia se tapi dans l'ombre et attendit le bon moment pour intervenir. Quel idiot de la croire si naïve, avant elle se serait peut - être laissé avoir mais plus maintenant. Cela changea la donne :
- Salut, connard ! dit la voix de Mancinia.
Mancinia hurla de rage et lança une sorte d'étincelle contre son ennemi. L'Amiral ne comprit pas très bien comment mais cette attaque eut pour effet de lui créer une entaille dans le torse et de l'envoyer contre le mur, le choc résonna dans toute la pièce. A l'agonie était son ennemi.
- ...Et c'est une humaine qui te tiens en échec, là ! rit Mancinia.
- Bien joué..., rit l'homme. Je savais que tu ne tomberais pas dans le panneau.
- Tu voulais te faire tué ? siffla la jeune femme. Tu ne pouvais pas mieux faire !
- Une dernière volonté avant que je t'achève ?
- Tes amis sont en route. Laisse - moi périr avec mon vaisseau.
- C'est trop me demander. Tu as détruit ma famille.
L'Amiral rit et Mancinia commença à s'énerver. Cela faisait prêt d'un an qu'elle désirait le tuer. Après ce qu'il lui avait fait, c'était normal. L'homme sourit tandis que la jeune femme était prête à l'égorger comme il l'avait fait avec sa propre fille.
- Alors je vais te dire mon secret, commença - t - il. ...Ta fille est en vie.
- Sa fille ? se demandèrent les jumeaux.
- Tu as vraiment envie que je te tue dis - moi ! ragea férocement Mancinia.
- Je ne te mens pas. Elle est dans ce couloir, dans les quartiers qui servaient autrefois à ma soeur. Je suis peut - être un démon, mais je ne tue pas les enfants. Tu devrais le savoir !
Mancinia hésita.
- Je ne vais pas me laisser berner.
"Il ne ment pas..." dit la voix de Berkclaya. "Je le sais, c'est mon frère".
Mancinia serra les dents et plissa ses yeux.
- Sors de là.
"Hein ?"
- Sors, parle lui un peu, merde ! Je vais chercher ma fille.
- Quel femme plaisante, ricana Murtagh Noir.
- Attends ! dit Berkclaya en forme de spectre. Mancy !
Mais la jeune femme était déjà loin.

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Mancinia reprit son souffle, elle n'avait jamais couru si vite, jamais espérer ça. Sa fille était en vie. Pourtant, une voix muette lui disait que c'était impossible. Illusion ? Mensonge ou vérité ? Quelqu'un toussa derrière la porte. Au moment même ou elle se saisit de la poigner, Murtagh lui attrapa l'épaule.
- Tu as une fille ?
La question parue stupide sur le moment.
- Oui, répondit Mancinia. Comme elle est morte en même temps que son père, je n'ai pas voulu en parler. Perdre mon mari est une chose, perdre mon enfant en est une autre. Le bébé que je porte est la dernière chose qui me tenait en vie après ça...Ma vengeance aussi mais...Peut - être...Si il n'a pas mentit. Que je vais pouvoir avancer plus.
Murtagh la lâcha et Mancinia jeta un coup d'oeil à Mercy qui la regardait avec hargne, cela la fit sourire. Puis elle se retourna et ouvrit. La pièce était noire et nue de tout objet, sauf de meubles tels un lit et une armoire. Personne mais Mancinia n'avait pas rêver, cela se confirma quand une nouvelle toux prit la personne en faute. La jeune femme alluma la lumière et timidement, une voix serrer par l'émotion :
- Layla ?
- Maman ? répondit une petite voix.
Il n'avait pas mentit. Pourquoi l'avoir épargner sous ordre direct ? Mancinia n'y songea pas quand elle vit sa jeune fille de cinq ans sortir de sa cachette derrière le lit placé contre le mur.
- Maman ! répéta la jeune fille avec plus de vigueur en courant vers elle.
Layla avait de magnifiques cheveux noirs bouclés et des yeux bleus comme sa mère, comment décrire une petite perle comme elle ? Mancinia s'accroupit et la prit dans ces bras quand sa fille se jeta dedans. La jeune femme eut un sursaut : Layla avait considérablement maigri et était si fragile. Les émotions qui la submergeaient étaient fortes et violentes, parfois douloureuses mais elle était si heureuse. C'était inexplicable. Une mère qui perd sa fille pour la retrouver vivante était déjà une sorte de miracle.
- Tout va bien, je suis là maintenant.
- Maman..., dit Layla d'une voix heureuse.
La mère comme la fille, toute deux pleuraient dans les bras de l'une et de l'autre. Murtagh s'adoucit et s'autorisa même à sourire mais le vaisseau trembla et la lumière s'éteignit, Mancinia se releva :
- Ta marraine est venue te chercher, déclara - t - elle.
- Chouette ! dit la voix enfantine de sa fille.
- Je te confie à Murtagh d'accord ?
- Quoi ? s'exclama se dernier.
- Je dois aller chercher Berkclaya, déclara Mancinia avec fermeté.
La jeune femme mit Layla dans ses bras et s'élança de nouveau dans les couloirs tandis qu'un flash lumineux les emportait vers leur nouvelle destination. Murtagh regarda par la vitre blindée et le vaisseau explosa dans un grondement sourd.
- Il s'est autodétruit, déclara une voix familière.
- Gina ? se demanda Murtagh.
Héritage des Anciens

# Posté le dimanche 28 décembre 2008 12:23

Modifié le dimanche 28 décembre 2008 12:48