Kurayami ni tsume o tatete yoru o hikisaita.
Amadare wa chi no shizuko to natte hô tsutai ochiru,
Mô doko ni mo kaeru basho ga nai nara.
Kono yubi tomare, watashi no yubi ni.
Sono yubi goto, tsurete itteageru.
Higurashi ga naku, akazu no mori e,
Atomodori wa...Mô dekinai.
Hitori - zutsu kesarete yuku,
Kurayami no sono mokou ni.
Kagami no saka de ugoméki nobashite kuru musuu no te de,
Saa dareka o koko e izanai nasai.
Oni - san kochira te no naru hou e,
Donna ni nigete mo tsukamaete ageru.
Higurashi ga naku kemonomichi kara,
Kikoete ita koe wa mou nai.
Kono yubi tomare, watashi no yubi ni.
Sono yubi goto, tsurete itteageru.
Higurashi ga naku, akazu no mori e,
Atomodori wa...Mô dekinai.
Oni - san kochira te no naru hou e,
Donna ni nigete mo tsukamaete ageru.
Higurashi ga naku kemonomichi kara,
Kikoete ita koe wa mou nai.
Tu as sorti tes griffes dans la pénombre et as lacéré la nuit.
Les gouttes de pluie sont devenues des gouttes de sang,
Et ont dégoulinés sur mes joues,
Si tu n'as plus d'endroit où aller.
Arrête - toi sur ses doigts, sur mes doigts,
Je t'emmènerai sur chacun d'entre eux.
Vers une forêt interdite où pleurent les cigales,
Tu ne pourras plus revenir sur tes pas...
Elles disparaissent une à une,
De l'autre côté des ténèbres.
Dans le miroir, d'innombrables mains se tortillent et s'étirent,
Appelez quelqu'un pour qu'il vienne ici !
Démon, viens par ici là où claquent mes mains,
Où que tu ailles, je te rattraperai.
Là voix ne résonne plus,
Là où les cigales chantent.
Arrête - toi sur ses doigts, sur mes doigts,
Je t'emmènerai sur chacun d'entre eux.
Vers une forêt interdite où pleurent les cigales,
Tu ne pourras plus revenir sur tes pas...
Démon, viens par ici là où claquent mes mains,
Où que tu ailles, je te rattraperai.
Là voix ne résonne plus,
Là où les cigales chantent.
- Rena ? se demanda Mancinia.
Sous les faibles rayons, la jeune femme était bien sale. Mouillée, couverte de boue et de sang, elle se redressa sans avec lenteur. Elle devait savoir qu'elle date était - il et surtout entrée en contact avec eux. Mancinia s'avança doucement sur la rue non bétonnée.
- Attention ! s'écria une voix masculine.
La jeune femme tourna la tête mais l'impact fut inévitable. Nous savons tous qu'un accident de vélo ne peut tué personne, mais une douleur infernale prit en tenaille le bras de Mancinia qui avait l'impression que le lui arrachait.
- Mademoiselle ! cria une voix aigue. Ca va ?!
Mancinia sentit une petite main se posée sur son épaule tandis qu'elle entendit une seconde voix, celle du jeune homme qui venait de la heurter :
- Je suis vraiment pas voyant, moi ! Mais...C'est quoi ce sang ?! Rena, aide - moi à la relever.
- Non ça va, dit Mancinia en gémissant. Je suis juste sonnée.
- Ouf, vous nous avez foutu une de ses peurs !
Mancinia regarda la jeune fille puis se retourna vers le jeune homme : il avait des cheveux bruns en bataille ainsi que des yeux ambrés pétillant de vie autant qu'intriguant. Habiller d'un short kaki ainsi que d'un t - shirt noir surmonter d'une courte veste rouge, il était bien évident que ce dernier soit athlète...C'était Keiichi. Mancinia le fixa avec tant d'insistance que ce dernier ce mit à poser des questions :
- Ca ne va pas ? ...Je suis désolé, je ne vous avais pas vue.
- Ah, ce n'est pas grave...
- Mais vous êtes blessée.
- Tu ne connais pas une clinique dans le coin par hasard ? rit Mancinia.
Quelle entrée fracassante dans la vie mouvementée des habitants du village d'Hinamizawa.
- Votre fracture n'est pas trop grave. Mais je suis étonné que ces dégâts soient dus à un simple accident de vélo.
Le docteur Kyosûke Irie dirigeait la clinique du même nom, la seule dans les environs du village. Il devait avoir vingt - cinq ans, des cheveux bruns clairs descendant jusqu'à ses épaules, de fines lunettes reposaient sur son nez qui cachait ses yeux ambrés. Sa blouse blanche indiquait son métier, Mancinia commença à rire...Depuis le temps, elle ne savait pas si son rire était sincère ou non :
- En faite, j'ai chuté dans les escaliers et comme je viens d'arriver dans le village, j'ai voulu demander à cette jeune fille où ce trouvait la clinique la plus proche. Et je n'avais pas vu arriver ce jeune homme en contre sens ! Ha ha ha ! C'est bête pas vrai ?
- Dans ce cas, bienvenue dans le village. La fracture devrait être guérie dans peu de temps. Revenez me voir d'ici une semaine.
- Merci.
Mancinia se leva et sortit de la clinique en prenant bien soin de payer une certaine Takano. Mais elle fut surprise de voir devant le bâtiment blanc les deux jeunes gens qui attendaient pour voir si elle se portait bien. La jeune femme fit mine de rien :
- Ce n'était pas la peine de m'attendre.
- Ah...Je n'aurais pas dormi, dit le garçon avec un sourire forcé.
- Tu es un bien gentil garçon.
- Je suis Keiichi Maebara.
Mancinia hocha la tête tandis que la jeune fille fit un pas :
- Moi c'est Rena Ryûgû.
- Je suis Mancinia Berkclay. Ravie de vous connaître.
Rena se tourna vers son ami :
- Keiichi, tu sais venir à la décharge avec moi ?
- Je suis désolé Rena, mais j'ai promis à ma mère de faire un peu de ménage.
- Bon, j'irai seule dans ce cas.
- Attend ! s'exclama Mancinia. Pour te remercier, je veux bien venir avec toi. Enfin, si tu veux...
- Oui ! Au moins je ne serais pas seule. Ainsi je vous ferais visité un peu le village et ont pourra faire également connaissance !
- Bon..., commença Keiichi un peu rassuré. Alors à demain Rena ?
- A demain.
Keiichi remonta sur son vélo tandis Rena guida Mancinia à travers le village qu'elle découvrait pour la première fois. Hinamizawa était constitué de maisons modernes qui conservaient un certain charme rustique tandis que ses mille deux cents habitants vivaient paisiblement entre les montagnes, les marais et une grande forêt. Au bout d'un certain temps, elles arrivèrent à la grande décharge du village.
- Pourquoi tu viens ici ? demanda Mancinia.
- Simplement parce que je trouve toujours des trucs mignons ! s'exclama Rena. Ne t'inquiètes pas, reste ici, je reviens dans quelques minutes.
La jeune fille s'élança entre les déchets de journaux, de voitures, de panneaux et d'autres choses encore. Tandis que Rena cherchait des objets "précieux", Mancinia s'assit sur un terrain meuble en contre bas et leva les yeux vers le ciel, un peu plus au dessus, une personne était penchée sur elle et un clic se fit entendre. La jeune femme s'exclama :
- Hé mais... ! sursauta - t - elle.
- Oups, excuse - moi !
- La vache !
Mancinia pensa que cette journée était décidément pleine de rencontre ! Âgé de la trentaine, des cheveux bruns ainsi que des yeux chocolat, vêtu d'un t - shirt noir et d'un pantalon cours kaki. La jeune femme devina à la vue de son appareil photo que ce dernier était dans le métier.
- Je suis désolé, répéta l'homme. Je ne voulais pas t'effrayer.
- C'est rien, souffla Mancinia.
- Au fait, je suppose que vous êtes d'Hinamizawa ?
- Oui, je viens d'emménager dans la région.
L'homme se redressa et rajustant sa casquette :
- Je m'appelle Tomitake et je suis photographe, je viens à Hinamizawa de temps en temps pour prendre des photos.
- Et avant de photographier les gens, vous ne demander pas d'abords leur permission ? demanda Mancinia avec ironie.
- Désolé si je t'es vexée...C'est juste que j'ai l'habitude de photographier des oiseaux sauvages et pour t'avouer, je n'ai jamais pensé à leur demander la permission avant. Ha ha ha ! ...Enfin bon.
Quel drôle de bonhomme.
- Mancinia ! s'exclama la voix lointaine de Rena. Je suis désolée de te faire attendre, je reviens dans une minute.
- Ah ? s'étonna Tomitake. Tu étais avec une amie ? Qu'est - ce qu'elle fait dans une décharge d'ordure ?
- Je ne sais pas trop..., dit Mancinia avec sévérité. Rena doit sans doute regarder si le cadavre qu'elle à démembrer est toujours bien cacher.
- Hum..., commença le photographe, songeur. C'est vrai que ce fait divers est horrible. D'ailleurs, il paraît qu'ils n'ont toujours pas retrouvé l'un des bras de la victime...
Deux semaines Plus Tard :
- Jouer s'est sacrer tu comprends ?
- C'est quoi ces mots menaçant ? questionna Keiichi.
- Heu...
Mancinia vit Keiichi et Rena assit autour de tables carrées, spécifiques d'une école. A leur côtés, une fille plus âgée, des cheveux verts [Notes de l'Auteur : Je sais que ça fait idiot, mais j'aime ça ^^ Souffrez !]. Des yeux verts également...Vêtue d'un jeans, un pull blanc crème enlaçant sa taille et un t - shirt jaune soleil. Puis deux autres jeunes filles, sans doute âgée de treize ans...L'une était blonde avec des yeux violets et un air espiègle, vêtue d'une chemise robe et d'un jeans délavée, l'autre était sans doute plus jeune que son amie, de long cheveux bleus ainsi que des prunelles azurés, vêtue d'une longue robe verte clair.
- Heu..., répéta Mancinia. Désolée de vous interrompre, Rena, ton père m'a dit que tu serais ici...Je t'ai attrapée ton bonhomme Kentuki !
- Ouah ! s'exclama Rena en se levant brusquement. C'est trop gentil ! Il est trop mignon, je l'adore ! Merci ! Merci ! Merci ! ...Mais...Je t'avais dis que je le ferais plus tard, en plus avec ton bras...
- Bah...Comme ça tu ne devras pas le faire et puis mon bras va beaucoup mieux...Bon, je vous laisse.
- Attend ! s'exclama Keiichi. Tu pourrais rester pour...
- Nan mais ça va pas ! Comment oses - tu prendre l'initiative d'inviter quelqu'un à ce joindre à notre club ?!
- Ca va calme toi Mion !
Mancinia se retourna :
- Mion Sonozaki ?
- Heu...Ben oui.
- J'ai rencontrée ta soeur, Shion. Je croyais d'ailleurs que c'était toi.
- Bah oui, ricana Keiichi. Elles ont la même tête mais Shion est beaucoup plus maligne !
- Répète ?!
- Ca va, calmez - vous tout les deux ! dit Rena, outrée.
- Ne vous inquiétez pas, s'interposa Mancinia. Je rentre.
Les jeunes gens ne répondirent rien, puis Rena commença à rire :
- Dans ce cas, je rentre avec toi ! Tu dois voir le docteur Irie, non ?
- Si.
- Dans ce cas, dit Mion en se levant. Je viens, l'Entraîneur à besoin de nous. Tu savais qu'il dirigeait l'équipe de base - baal ?
Mancinia hocha la tête.
- Et puis...Demain c'est la Fête de la Rivière de Coton. Rika doit s'y préparer et nous devons aider les partisans.
"Demain ?!"
Mancinia resta sidéré, mais cacha cela avec une surprise feinte en vue de sa rencontre avec la prêtresse du Temple Furude, là où on vénère le dieu tutélaire du village d'Hinamizawa : le dieu vengeur Oyashiro.
- Tu es Rika Furude ? demanda Mancinia. La prêtresse tu Temple ?
- Oui, c'est moi ! dit gaiement la jeune fille aux cheveux bleus.
- Moi, c'est Satoko Hojô, la dernière du groupe !
- Mancinia, enchantée...
Mion demanda à Mancinia de se joindre à eux en partie pour s'excusez de son comportement agressif, même si la jeune femme préféra en rire plutôt que de lui en tenir rigueur. Le soleil doré rasait la ligne d'horizon qui baignait le village dans une douce chaleur d'été. Plusieurs partisans construisaient les stands et préparaient la scène où aurait lieu le spectacle de Rika, après, les personnes présentes lors du festival se dirigeraient vers la rivière pour y jeter leur morceau de coton. C'était en partie ce que lui avait expliquer Rena, revenue depuis un an dans la région. Mancinia appris à mieux connaître le groupe, sauf Rika Furude, absente en vue de son rôle le lendemain. La jeune femme vit également Shion, qui au grand étonnement de tout le monde affirmait de n'avoir jamais vu Mancinia, ce qui était la vérité. Mancinia feinta, elle savait tout d'eux sans qu'ils le sachent et prétexta une brève rencontre à l'Angel Mort, le restaurant où Shion travaillait. Elle et Mion étaient d'ailleurs des jumelles monozygotes, de véritables jumelles, voix et apparences, s'en était même troublant. On les distinguait par leurs comportements, Shion était timide et réservé, prête à taquiner sa soeur. Tandis que Mion était rebelle et garçon manqué. Mancinia n'apprit rien de bien intéressant concernant Rena, ses parents sont divorcés et ce genre de chose, même si c'est une fille très intelligente et pétillante de vie malgré le malheur, Mancinia se rappela de sa vie mouvementé durant un bref instant, mais banni ses souvenirs de sa mémoire. Keiichi était quand à lui le fils d'un artiste reconnu dans le Japon, et malgré les apparences, un garçon malin et intelligent...Mancinia tenta une approche plus douce avec Satoko, la fillette pétillante de vie était orpheline et vivait avec Rika dans le Temple. La jeune femme contourna ses questions, Satoko lui expliqua que ses parents étaient morts ainsi que ceux de Rika, victimes de la malédiction d'Oyashiro...Quand à son frère aîné, Satoshi, il aurait disparu un an auparavant. A sa mention, Shion et Satoko restèrent muette dans leur coin. Mancinia ne posa pas plus de question à ce sujet. Se demandant si effectivement Satoshi avait fugué ou été torturée, non, elle savait.
- Monsieur Ôishi ? demanda Shion. Vous êtes en reconnaissance pour demain ?
- Ouh ! Je suis découvert !
Mancinia découvrit ce vieil inspecteur pour la première fois, il était un passionné par les meurtres qui sévissait sur le village depuis quatre ans. Vieux, les cheveux grisonnant et un regard fouineur, utile des fois, Mancinia s'amusait avec ses questions. Ils discutèrent peu et la jeune femme rentra tard après avoir un peu lever de le coude. La maison appartenait à une personne qu'elle aimait et qu'elle avait perdue depuis ce jour maudis de l'Occultation. Le lendemain, ce fameux jour de la Fête de la Rivière de Coton, un drame arrivera tard dans la soirée. Monsieur Tomitake et madame Takano. Qui commet ces crimes parmi les habitants ? Mancinia avait une idée mais...Elle était plutôt perplexe quant à sa théorie.
Fête de la Rivière de Coton - Hinamizawa : 13 Juin 1983 - 21h30.
La nuit tombait et les étoiles éclairaient le firmament tels des diamants. Mancinia arriva seulement à ce moment, préférant regarder le spectacle de Rika qui tenait un objet étrange comme un bâton mais plus complexe, un ancien instrument de torture qui servait à arracher les entrailles des victimes. Tomitake s'amusait à prendre de belles photos de cet événement, la jeune femme avait du respect pour son travail. Rena lui expliqua que s'était pour bénir le coton qu'on lâcherait dans la rivière plus tard dans la soirée que Rika faisait cette cérémonie, plus par forme et pour attirez la faveur d'Oyashiro. Après une demi - heure, Mancinia constata que Keiichi et Shion ne répondaient pas à l'appel mais...Elle s'en alla vers la rivière paisible pour se purifier de ses erreurs...Qui sait, ça l'aiderai peut - être à réfléchir posément ?
- Pourquoi le coton au fait ? demanda - t - elle à Rena.
- Il parait que ça purifie tout ce que le corps à de mauvais, alors quand ta boule de coton est jeter dans la rivière, c'est comme si tu étais purifier.
- Watanagashi..., marmonna Mancinia.
23h17.
- Bordel, où est passé Rena ? s'énerva Mancinia. J'ai à peine eut le temps de me retourner que...Tiens...
Mancinia descendit les escaliers de pierre pour mieux discerner les personnes présentes :
- Monsieur Tomitake ? s'étonna Mancinia.
- Ca alors ! Bonsoir Mancinia, la grande forme ?
La jeune femme constata que son ami n'était pas seul. Il était accompagnée d'une femme dont le regard lourd glaça Mancinia durant un fugace instant. Ses longs cheveux blonds platine allaient superbement avec sa fine silhouette gracile et ses yeux ambrés. Visage familier ?
- Alors, Mancinia, tu t'es bien amusée ? questionna cette dernière d'une voix étrange. Passionnante cette fête tu ne trouves pas ?
- Oui..., répondit Mancinia en essayant de se souvenir. Quand soudain une illumination lui vint à l'esprit. Ah, je vous reconnais ! Vous êtes mademoiselle Takano, l'infirmière de la clinique Irie.
- Hum ! Tu as une bonne mémoire, mais dis - moi, cela fait un bout de temps que tu es à Hinamizawa, tu t'y sens bien ?
Mancinia ferma les yeux :
- Oui, même si il y à pas mal de chose que j'aimerai savoir...
- Comme quoi ? questionna Tomitake. Le barrage ?
- Non, ont m'a à peu près tout dis sur cette histoire. Je sais que le projet est né il y à huit ou sept ans, à l'époque ce n'était pas qu'Hinamizawa qu'ils avaient prévu d'engloutir mais également une grande zone plus en amont.
- En effet, c'était un sacré barrage. Et vu son ampleur, les gens se sont mit à protester et l'affaire c'est retrouver devant un tribunal...Les juges ont trouvés des histoires de corruption pour ce projet, alors comme ce barrage faisait trop parler de lui, les promoteurs en ont vite stoppé la construction.
Le vent souffla, le calme tomba :
- Mais il y eut le meurtre où la victime à été démembrer, dit Mancinia.
- Exact, répondit Tomitake. Et si mes souvenirs sont bons ça doit remonter à tout juste quatre ans...Le soir même de la Fête de la Rivière de Coton.
- Dans ce meurtre, commença Takano. Les anciens du village ont vu la vengeance d'Oyashiro, le dieu tutélaire du village.
Mancinia explosa de rire :
- Une vengeance divine ? Vous y croyez ?
Tomitake la stoppa :
- Le fait que ce meurtre soit une sentence divine a été admis par la plupart des villageois. La suite la prouver.
Takano sourit :
- Oui, car tout les ans à cette date cela ce reproduit. Je me demande qui va mourir et disparaître cette année !
Son enthousiasme déstabilisa encore plus Mancinia, on aurait dit qu'elle semblait heureuse de cette éventualité. Si seulement elle savait.
- Tu es perplexe ? demanda Tomitake. Voilà quatre ans, jours pour jours, que le soir de la Rivière de Coton, à la nuit tombée, qu'une personne meurt et une autre disparaît sans laisser de trace. La première victime était le contre - maître du projet, l'homme démembrer, sa femme à disparue trois jours plus tard. Puis, ce fut au tour d'un homme et de sa femme, tout deux en faveur de la construction du barrage...Les Hojô je crois. Ils seraient tombés du haut d'une falaise...
"Les parents de Satoko", pensa Mancinia.
- Un accident quoi, marmonna la jeune femme.
- L'année suivante..., poursuivit Takano dont la voix vibrait de passion. Ce fût le tour du prêtre du temple qui avait protégé les Hojô, il serait mort d'une maladie étrange autant que foudroyante...Sa mère s'est tué en se noyant dans l'étang.
"Les parents de Rika", pensa à nouveau Mancinia.
- Un suicide après une mort, quoi d'étrange là dedans ? dit - elle avec froideur.
- Et ce n'est pas tout, continua Tomitake. L'année dernière, la tante de la petite Satoko a été battue à mort par un toxicomane tandis que Satoshi disparaissait.
- La mort de sa tante lui a juste permis de faire une fugue, répliqua Mancinia.
- Tu as un esprit scientifique, jeune fille, commença Takano avec un sourire. Mais tu devrais croire au surnaturelle.
- J'y crois...Plus que vous ne croyez mais là...Il est possible d'en faire une suite cohérente. Ne trouvez - vous pas ?
- Hum..., fit Takano avec conviction. Si, mais je pense que tout cela a été fait pour quelque chose de plus grand. Par exemple, tu savais qu'avant cette fête se faisait appeler le Watanagashi, la fête de la rivière de sang ?
- Maintenant que vous le dite..., débuta Mancinia. "Wata" peut désigner le coton mais également les entrailles.
- Le village s'appelait Onigafuchi, la marre des démons d'ou le nom du marais à l'entrée du village...A ce qu'on dit il serait sans fond. Les légendes disent également que ce village était peuplé de démons sortit de ce marais et que le dieu Oyashiro serait descendu pour faire un pacte. Le Watanagashi servait à ce que les démons puissent se repaître une fois par an. Et puis...Que pour chaque personne maudite, il faut un sacrifice en contre partie d'ou viens sans doute l'origine de la malédiction.
- M'ouais. Toutes sociétés a ses lois et ses sanctions. Pour ses dernières, l'Humanité a su faire preuve au fil des siècles d'une macabre imagination. Et des brumes du passé ont été créés de terribles prétextes et outils dont les hommes ont usé pour punir leurs semblables.
- Il se fait tard, nous devons y aller ! dit Tomitake. On se reverra plus tard Mancinia.
- Oui, nous nous reverrons encore une fois, marmonna Mancinia.
Le lendemain : 13h56.
Mancinia avait mal au crâne. Elle qui ne buvait jamais avait dû tomber dans l'ivresse avant les autres ! Sur le chemin qui menait à l'école de ses camarades, elle croisa Mion qui ne semblait pas d'humeur joyeuse mais en plus, elle semblait malade.
- Qu'est - ce qui as Mion ? demanda Mancinia, inquiète. Tu es toute pâle.
Mion commença d'une voix qui fit trembler Mancinia :
- Tu n'es pas au courant...Hier soir, monsieur Tomitake est mort.
Mancinia en fût peu surprise.
- Quoi ?! s'exclama - t - elle.
- Pour être plus précise, continua Mion. Il a été assassiné. Un policier l'a trouvé peu de temps avant minuit, il était non loin du village près de la zone pavée. Cette endroit est vraiment mal éclairer, le patrouilleur à vraiment une bonne vue. D'après l'inspecteur Ôishi...Il se serait lui même ouvert la gorge avec ses ongles au point de s'arracher la carotide externe...Une artère vitale pour le cerveau.
- Et mademoiselle Takano ? demanda Mancinia. La dernière fois que je les est vus, c'est - à - dire hier soir après qu'on ce soit rendu à la rivière...Ils étaient ensembles.
- Pour elle, il semblerait qu'elle est disparue.
Une semaine Plus Tard :
L'enquête piétinait et tout le monde le savait, aucun indice, aucun suspect. Les rumeurs disaient que Tomitake était mort pour avoir prit autant de photo du spectacle. Mancinia en doutait. L'inspecteur Ôishi était même venu la questionner, lui disant qu'on avait retrouvé madame Takano un peu plus tard, son corps calciné près d'un baril d'essence. Or, ce qui intriguait l'inspecteur était que madame Takano soit morte vingt - quatre heures avant le festival. Ce qui signifie...Que si Mancinia l'avait croisé, cela aurait été son fantôme étant donné qu'elle était déjà en train de refroidir. Les morts ce relève, avait déclarer le vieil homme sans rire. Mais Mancinia resta perplexe, si Takano était morte...Avec qui avait - elle parlée ? ...Lorsque la jeune femme quitta la voiture, elle se demandait également pour le maire, disparu trois jours plus tôt. Bizarrement, même si cela n'avait pas frappé ses amis. Shion avait disparue et Mion semblait étrange et souvent de mauvaise humeur. Seul dans cette rue, elle devina que quelqu'un la suivait.
- Je sais que c'est toi Shion, dit Mancinia.
- Hé non ! rit son amie. Moi c'est Mion.
Mancinia éclata de rire.
- Tu ne m'auras pas.
Mion, ou plutôt Shion rit :
- C'est toi qui vois.
- Tu as tué le maire pas vrai ?
- Ouais, maintenant c'est ton tour !
Mancinia sentit quelque chose de violent au creux de son ventre, comme si elle était foudroyée sur place. Quand elle se réveilla, elle était allongée dans une salle étrange, elle vit Shion habiller d'un simple costume traditionnel qui ouvrit deux portes de fer, Mancinia discerna Mion, emprisonnée dans une cavité creusé dans la roche.
- Pourquoi tu fais ça Shion ?! cria Mion.
- Je ne sais pas moi - même ! rit Shion en s'avançant vers Mancinia.
- A cause de Satoshi ? dit - elle. Tu es en train de te venger ?
Shion resta la et la releva, les sens de la jeune femme était engourdit et elle pût enfin voir la salle au mieux. Mancinia resta paralysée face aux instruments de torture, une vierge de fer, une chaise à clous, une hache de décapitation au fond de la salle couverte de sang séché voir noire ainsi qu'une table de torture. Tremblant de tous ses membres, la jeune femme avait envie de vomir, Shion commença alors à rire :
- Tu as peur ? Tant mieux, je compte bien te faire souffrir et ce, vraiment très longtemps.
Shion écarquilla légèrement les yeux quand elle vit Mancinia faire un pas en sa direction. La jeune fille se mit à rire, un rire inhumain, démoniaque. Ce dernier emplit la salle et le sadisme qui semblait dominer ce rire fit chavirer le coeur de Mancinia dont la peur semblait faire un trou béant dans son ventre. Shion attrapa le bras de Mancinia, la forçant à la regarder dans les yeux tandis qu'elle l'attachait à la table ses supplices. Allongée, la jeune femme s'attendait à un châtiment long et douloureux. Mais la cruauté du démon possédait Shion était vraiment incroyable. La possibilité de lever la table debout fit encore plus peur à la jeune femme. Mancinia était face à la jeune fille qui avait un sourire jusqu'aux oreilles ainsi qu'une lueur démente dans le regard. La jeune femme était tenue par des lanières en cuir fortement serrer au niveau de ses poignets, de son ventre, de son cou, Mancinia toussota tandis que sa circulation arrêtait la circulation sanguine. Shion explosa d'un nouveau rire en voyant la terreur dans ses yeux, se saisissant d'un marteau et d'un long clou aiguisé, la jeune fille passa la pointe sur sa langue.
- Tu vas mourir. Le supplice que je vais t'infliger est simple, je vais enfoncer un clou dans chacune de tes articulations, ce qui fait trente en tout. Si tu sais compter, trente fois deux fais soixante riens que pour tes mains. Alors, prête ? ...De toute manière, j'm'en fiche.
Mancinia ferma les yeux et d'une froideur terrible, déclara :
- Alors, finissons - en.
Mancinia sentit la pointe du clou contre son index, elle vit Shion sourire encore une fois et la tête du marteau se souleva au dessus de sans tête en même temps qu'elle s'abattit sur la pauvre jeune femme. Personne ne pouvait l'entendre dans les bas - fonds d'Hinamizawa...
- Arrête ! s'écria Mion. Ne lui fait pas de mal ! Si tu veux te défouler sur quelqu'un fait le sur moi ! Mais ne fait rien à Mancinia !
- Les rôles sont inversés ont dirait, plaisanta Shion. C'est toi qui hurles maintenant.
Mancinia sentait encore la douleur quand Shion enfonça un second clou dans sa main. Bien qu'elle essayait de ne pas se plaindre, ce fut dur de ce retenir, ses hurlements couvraient à peine le rire de la jeune fille. Puis au alentour du quinzième, elle cessa de geindre. Son bras droit avait perdu toutes ses sensations, comme parasiter par un trop plein de douleur. Shion sembla déçue et changea de main pour recommencer le même supplice sur son autre main en attendant que l'autre se repose. Mancinia n'en pouvait plus, la demi heure qui s'était écoulée lui paraissait être une éternité. Puis Shion respira :
- T'es trop drôle ! Ha ha ha ! Tu ne t'es pas encore évanouie malgré tes soixante petits clous ! Okay, on va essayer autre chose alors.
De gros goûtes de sang tombaient sur le sang, créant des flaques écarlates, des filets de liquide perlaient sur la table, sur ses vêtements et sur sa peau. Le corps de Mancinia fit des soubresauts quand Shion s'amusa à lui enlever chaque clou avec une lenteur délibérée. Puis la jeune fille libéra la jeune femme, cette dernière à bout de force tomba à genoux sur le sang, dans son sang. Mancinia ne savait plus bouger ses mains, ne les sentaient mêmes plus. Shion sourit diaboliquement en serrant son marteau dans sa main et en l'abattant sur la jambe droite de son ancienne amie. Le craquement sinistre et le cri de douleur qui emplit la cellule de Mion la fit trembler, la pauvre jumelle était en larmes.
- S...Shion..., commença difficilement Mancinia.
La jeune femme avait une voix très faible, ses yeux vagues lâchaient des larmes qui venaient se mêlés à son sang. Sa jambe droite était en charpie mais Shion ne répétera pas son geste pour l'autre. Mancinia vit tomber devant elle un étrange instrument assez lourd, deux lanières en cuir, un appareil de fer...Un arracheur d'ongles.
- Allez, dit Shion sur un ton de rigolade. Tu vas t'arracher les ongles un par un et sans exception.
- Mais Shion...Vu mon état...Vu mes propres mains...Com...Comment veux - tu...Que...Que je le fasse ?
- Hum... ?
- Je ne...Saurais...Pas appuyer...
- Ha ha ha ! T'as raison c'est con ! Mais nullement trop grave, je les arracheraient moi - même...J'aime entendre tes cris d'agonie...
- ... !
Mancinia sentit quelque chose d'étrange balayer son ventre, elle se pencha un peu plus en avant pour vomir. Le pire, c'est que ce n'était pas du vomi mais du sang. Epuisée, la jeune femme se laissa tombée tête la première dans ce qu'elle venait de perdre, ses membres étaient paralysés, elle perdait pied dans cette réalité, sa conscience se voilait peu à peu.
- Oh... ! dit Shion sur un ton dur. T'as saloper le sol avec ce sang ! ...Hey ! Crève pas ! Merde...Okay. Cinq minutes de pause.
- Non arrête ! s'écria Mion plus loin. Je t'en supplie ne tue pas Mancinia !
Shion se retourna vers sa soeur pendue aux barreaux :
- Ha ha ha ha ! C'est vraiment tard pour me supplier...Quand s'était Satoshi la victime tu n'as rien fait pour le secourir. C'est bien là ton crime !
Mion fut frappée de surprise tandis que Shion se retourna vers sa victime avec un peu trop tard...
...Mancinia suivait le courant de ce fleuve noir. Dommage. Cette guerre était finie pour elle. C'était terminé...Non. Elle ne devait pas abandonnée. Cette lumière...C'est...Mancinia ouvrit les yeux, sa jambe saignait mais elle arriva à ce remettre debout, la jeune femme se saisit d'une machette carrée avec un bout pointue et la planta en plein dans le coeur Shion qui s'était retournée trop tard. Voyant sa soeur s'effondrer sur le sol, Mion éprouva un sentiment de culpabilité et de délivrance. Mancinia ne comprit pas son geste tout de suite, faible et sans réserve, elle arracha les clés de cuivre que Shion portait et sauta jusqu'à la cellule de son amie qu'elle délivra. Mion sortit pour la première fois depuis des jours.
- Merci, oh ! Vite, nous devons aller te soigner ! Mancinia !
La jeune femme tomba à genoux et ne savait pas se relever. Mais Mancinia vit comprit pourquoi Mion hurlait, la jeune femme avait raté son coup, le démon était toujours en vie. Mancinia rattrapa sa machette mais Shion venait de poser un couteau de cuisine sur le cou de sa soeur pétrifié, avec un sourire sadique, elle lui trancha la gorge devant les yeux sidérés de Mancinia. Mion tomba à genoux au ralenti, son sang vomissant du trou béant qu'elle avait dans le cou, une flaque du liquide écarlate l'entoura. Shion explosa de rire, Mancinia serra les dents et se lança en avant, sa jambe se cassa plus sur elle - même mais elle ne s'en rendit même pas compte. Shion voulu riposter, mais le coup que lui porta Mancinia fut si violent que son arme s'enfonça dans son crâne, le sang gicla sur Mancinia et la jumelle s'effondra à son tour sur le cadavre de sa soeur. La jeune femme tomba à genoux, ce qu'elle avait subi n'avait servi qu'à une chose, la distraire !
Mancinia s'assit et craqua sa jambe qui se remit en place, les gémissements qu'elle poussait ne l'empêchèrent pas d'atteindre la sortie en rampant à même le sol, refusant de lâcher son arme. La jeune femme arriva à ce redresser et par elle ne sait qu'elle miracle, à marcher même avec un handicap. Mancinia se dirigea alors non pas vers la clinique, non pas vers le commissariat de ce village maudis qu'est Hinamizawa. La jeune femme se dirigea vers le Temple Furude, car Rika clôturait ce cycle. Laissant des traces de sang derrière elle, Mancinia s'agrippa au mur, aux rambardes, voir supportait l'horreur de cette douleur en marchant. Devant le Temple, tout semblait calme et Mancinia cru durant un bref instant qu'elle était arrivée à temps mais elle eut un sursaut couronner de peur quand des corbeaux se mirent à coasser, c'est à ce moment là qu'elle comprit qu'elle était arrivée trop tard : Rika était morte. Mancinia se dirigea vers l'autel du Temple et constata ce fait, elle cru qu'elle allait vomir...Mais sa colère et sa haine furent si grande qu'elle ignora ses maux et se mit à courir en dégainant son arme de sa ceinture, la jeune femme se mit à frapper les corbeaux qu'elle n'arrêtait pas de manquer. Epuiser et sans forces, elle lâcha sa machette qui tomba dans la flaque de sang qui s'évacuait du corps inerte de Rika, la pauvre jeune fillette avait été éviscérée et ses grands yeux reflétaient le ciel sans aucunes étincelles. Mais la jeune femme ne comprenait pas pourquoi Rika était entièrement nue, le sang maculait chaque partie de son corps étant donner que son ventre était un trou béant où l'on pouvait voir ses intestins autant que ses viscères. N'importe qui aurait vomi devant ce spectacle, mais depuis qu'elle l'avait vu une fois...Mancinia y était habituée. La bouche entrouverte de Rika semblait figée comme si elle était en train de parler...Et non en train d'hurler. Mancinia tomba à genoux face à l'horreur du spectacle lorsqu'elle entendit un bruit de pas, croyant encore qu'il s'agissait Shion, elle reprit sa machette et quand elle tourna la tête, elle vit Satoko. Comprenant que n'importe qui aurait pût la prendre comme la meurtrière dans cette position.
- A...Attend, Satoko..., commença Mancinia.
Mais la seul réponse qu'elle obtenu fut le cri déchirant de la fillette qui fixait avec une horreur grandissante l'arme de Mancinia. Cette dernière étourdie ne comprit pas tout de suite :
- Ce n'est pas ce que tu crois...
- Mais pourquoi... ? commença Satoko d'une voix triste. Qu'est - ce qui t'as pris ?
- Ce n'est pas...
- Non !
Satoko recula et s'enfuit en courant dans les bois environnants.
- Meurtrière ! cria - t - elle. Meurtrière !
- Je ne l'ai pas tuée ! Je vais t'expliquer.
Satoko entraîna Mancinia dans les bois puis sur le pont suspendu au dessus de la rivière, la fillette tomba tandis que la jeune femme la rattrapa :
- Satoko attend !
- Ne t'approche pas de moi espèce de meurtrière ! dit Satoko, terrifiée.
- C'est...C'est un mal entendu... ! J'ai tué Shion mais pas Rika ! Crois - moi !
- Ah oui ?! Alors dis - moi ce que tu fais avec une hache recouverte de sang dans la main ?!
- Mais ça n'à rien avoir ! Si c'est ça qui te fait peur...Je la jette.
Mancinia lança son arme en contrebas, elle percuta l'eau et se mit à couler, sans plus aucune preuve de son crime, malheureusement, cela ne convint pas Satoko :
- Ne prend pas pour une demeurée, si tu crois que à me rassure que tu es jetée ton arme ! Tu es bien plus grande et bien plus forte que moi, alors ce serait facile pour toi de m'étrangler ou de me pousser dans le vide.
- Qu'est - ce que tu veux que je fasse alors ?
- Tu vas commencer par mettre tes deux mains sur la tête, faire un pas en arrière et te retourner.
Mancinia s'exécuta tandis que Satoko se releva. Ce fût à ce moment seulement qu'elle constata que son amie avait due être agressée pour être dans cet état, en défendant Rika ?
- Je savais que tu étais quelqu'un d'honnête, que tu n'étais pas responsable de tout ce gâchis. Depuis que je suis jeune, je suis malheureuse.
- Ne dis pas ça ! Tu as des amis qui t'aiment !
Satoko versa des larmes :
- Quand j'étais jeune, nous avons fait une partie de cache - cache près de la remise du Temple. J'ai voulu m'y cachez...Mais en sortant, j'ai brisé le bras droit de la statue du notre dieu tutélaire. C'est à ce moment là que mon monde s'est effrité au point que j'ai cru devenir folle. Mes parents sont morts, ma méchante tante aussi. Et mon frère qui m'aimait pourtant plus que tout, a fini par m'abandonner du jour au lendemain. C'est alors que j'ai compris, en brisant la statue...J'étais tout simplement devenue maudite.
Mancinia resta sérieuse, sa douleur la paralysa :
- Reprends - toi, Satoko, il n'y a aucune malédiction et aucun esprit malveillant n'est l'as pour te persécuter !
Satoko releva alors son visage remplit de haine. Mancinia sentit ses deux mains sur sa poitrine et sous le coup de la fatigue et du sang perdu, elle bascula en arrière, tombant dans le vide.
"Est - ce que je rêve ?" se demanda la jeune femme.
Mancinia s'agrippa alors au lien du pont, essayant malgré la douleur de se retenir.
- Meurs sale monstre ! cria Satoko avec un sous entendu de démence. Rends - moi Mancinia telle qu'elle était !
La jeune fille se mit à faire bouger le pont, à ce rythme, Mancinia ne tiendrai jamais le temps de la raisonnée !
- Satoko reprends - toi !
- Jamais plus ! Jamais plus tu entends ?! Ta maudite malédiction n'a plus aucun effet sur moi ! Tu as peut - être pris tout ce que j'avais de plus cher, mais tu ne m'auras pas moi !!
- Satoko, je t'en prie... !
- TAIS - TOI !!! Arrête avec tes belles phrases ! Ne fait pas semblant de parler comme elle ! MEURS !! Allez lâche ! Lâche maintenant ! Lâche !
- Satoko !
- TOI AUSSI TU VAS MOURRIR !!
Mancinia glissa et tomba dans le vide, rien que la chute devrait la tuer avant qu'elle ne touche la surface de l'eau. Pendant qu'elle tombait dans le vide, Mancinia se mit à penser à quelque chose d'horrible.
Toi aussi tu vas mourir ? Voilà des mots d'adieu bien cruel surtout venant de la part d'une personne que j'ai toujours défendue. Je maudis tout Hinamizawa. Que ce village disparaisse de la surface de la Terre et avec lui, tous ses atroces secrets.
Mancinia tomba dans l'inconscience, tendu que le pont se brisa pour finalement se fendre en deux et de tomber avec elle. Les morceaux de fer et de bois semblaient être des meurtrières prêt à la tuée dans une danse quelconque.
23h06.
...C'était notre correspondant en direct du Cabinet du Ministère de l'Intérieur. Nous allons vous rappeler les circonstances du drame humain qui s'est produit à Hinamizawa. D'important moyens de secours ont été mit en place à ce qui semble être une hécatombe. La nuit dernière, un gaz toxique d'origine volcanique ce serait répandu dans le village, frappant de plein fouet ses villageois endormis. D'après l'armée, toute les personnes présentes aurait été tuée. Ce qui porte le bilan actuel à plus de mille victimes, jusqu'à présent, tous les corps ont pût être identifiée mais la liste n'est pas encore terminée. Ah mais...Attendez ! Il semblerait qu'il y est des survivants. Oui, c'est confirmé, nous avons retrouvé des survivants.
Hinamizawa...Est un village que j'ai détruit par peur. Je suis devenue sans le savoir l'instrument de la vengeance d'Oyashiro. Mais ça...J'en doute encore.
But have done nothing to be blamed and accused of,
The sound of footsteps became louder everyday,
Then I noticed the fact there was no time.
I was a believer in life to be myself always,
And was asking whether I would be alive.
Give me a reason why not to adapt in this way,
Or judge me to by guilty of so many incurable sins.
Tell me why or why not you are blaming my way to live,
Maybe I overlooked something fatal to me.
The whole world was at a complete standstill,
And I was in fetters, at the mercy of the mob.
The silent warning became louder every day.
Then I kept pretending not to hear.
Its meaning had been in the eyes of beholder all along.
It had grown dark before I found a sign.
"Among the nonsense tragedies, what on earth you are looking for ?
You only have to be honest to yourself and your own fate."
Tell me why, or why not. Complaining way too much.
Maybe I overlooked something fatal for me.
There is nobody who knows there will be nobody.
Except for me, all the world has gone mad.
So what is forgiveness you are willing to withhold ?
What is the well-being you are willing to make ?
Now what ? So what ? Don't you come interrupt me, oh please,
While I am interrupting myself.
Mais je n'ai rien fait pour être blâmée ou accusée.
Le bruit des pas devenait plus fort chaque jour,
Et j'ai alors remarqué que le temps n'existait plus.
J'ai toujours cru que je resterais moi - même,
Et je me demandais si je survivrais.
Donne - moi une raison pour ne pas aller dans ce sens,
Ou juge - moi coupable de tellement de pêchés incurables.
Dis - moi pourquoi ou pourquoi pas tu blâmes ma façon de vivre.
Peut - être ai - je laissé passer quelque chose de fatal pour moi.
Le monde entier semblait complètement figé,
Et j'étais enchaînée, à la merci de la foule.
L'alerte silencieuse retentit de plus en plus fort chaque jour,
Alors que je prétendais ne rien entendre.
Son sens se terrait dans les yeux de ce spectateur,
Qui s'était mué en ombre avant que je n'en perçoive le signe.
"Parmi ses tragédies insensées, que cherche - tu sur cette terre ?
Tu dois être honnête avec toi - même et envers tes convictions."
Dis - moi pourquoi ou pourquoi pas tu blâmes ma façon de vivre.
Peut - être ai - je laissé passer quelque chose de fatal pour moi.
Il n'y a personne qui sache qu'il n'y aura bientôt plus personne.
Le monde entier a sombré dans la folie, excepté moi.
Alors quel pardon as - tu l'intention de retenir ?
Quel est le bien être que tu désires construire ?
Maintenant quoi ? Alors quoi ?
Ne viens pas m'interrompre, oh je t'en prie.
Alors que je m'efface lentement moi - même.