- Sors, dit - il d'une voix froide.
- ...
- Sors, j'ai dit !
Le scientifique s'approcha d'elle, et lui attrapa les cheveux pour la relever, la soulevant avec force, tandis que quelqu'un la détachait. Il l'a poussa ensuite à l'extérieur du cachot qui donnait directement dans la salle des tortures, Mancinia failli trébucher, mais elle se rattrapa au mur, et s'appuya dessus, courbée, se soutenant de tout son poids. Libérée de ses chaînes, Mancinia sentit la circulation de son sang reprendre dans ses veines. Et cela lui procurait un bien fou. La jeune femme fini, malgré ses efforts, par tomber à genoux sur le sol. Vidée. Rompue. Brisée. Les larmes lui montèrent aux yeux et débordèrent, le rire gras d'un scientifique raisonna dans les moindres recoins de la salle de métal. La douleur disparut peu à peu...La jeune femme se calma, épuisée par cette séance de torture, ses balles froides entrant dans sa cher. Elle haletait et regardait le sol ou ses des larmes tombaient. Après plusieurs essais, elle se sentit lâcher. Ses joues et son front devinrent brûlants, attaqués par la fièvre. Son buste endoloris bascula en avant, retenue par ses chaînes, tandis qu'elle sombrait dans l'inconscience que lui avait générés son épuisement et les tortures subites...Néanmoins, des voix froides arrivèrent à ses oreilles.
- Numéro un n'est pas une Silpelits ordinaire. Peux de gens sont au courant de son existence...
- Je n'avais jamais entendus parlée d'elle. Jusqu'à ce que le directeur m'envoie...
- Nous ne pouvons rien faire d'autre que de la gardée enfermée dans ce sarcophage. En terme de violence et de cruauté, numéro un n'a rien à envier au autre expérimenter. Elle est la seule Contaminée de troisième génération dont nous connaission l'existence, alors ont l'a gardée.
La porte métallique s'ouvrit dans un fracas feutré.
- Oh...
Un jeune homme, nommé Shinraï, resta bouché bée en voyant le symbole "1" gravé en noir sur le titane dont ce composait la porte, mais pas seulement, une trentaine de bras dépassait de la porte de métal, mais transparent comme du cristal, mais très monstrueux.
- Et oui, ses Vecteurs sont visibles, leurs mouvements sont d'une grande puissance. Mais ce n'est pas tout, elle possède en tout trente - sept Vecteurs, elle est plus monstrueuse que Marika, Lucy, où même Gabriel...C'est la femme la plus puissante...Vous devez - vous demandez pourquoi ont la garde enfermée dans ce bunker. Numéro un à une maîtrise parfaite de ses Vecteurs sur une portée de trente mètres. D'après moi, tous ses instincts sont entièrement tournés vers l'extermination de l'espèce humaine...Bien. On va la faire sortir...Débloquez les portes !
Les trois énormes verrous s'ouvrirent dans un fracas métalliques. Ils grincèrent dans comme si ils n'avaient plus servis depuis des siècles. Numéro un, qui n'était autre que Mancinia, releva sa tête ensanglantée vers les deux hommes. Ses yeux d'argent reflétaient une haine féroce, ses Vecteurs se retiraient vers elle...Quand soudain ses chaînes éclatèrent, répandant des bouts de métal dans toute la cellule.
- Je savais que cela allait mal ce passé !
Le scientifique se dirigea vers un bouton rouge et appuya dessus, une alarme commence à retentir dans tout le complexe.
- Shinraï, sortez d'ici tout de suite !
Mais le jeune homme ne cessait de fixer, Mancinia qui avait prit appui sur ses Vecteurs et, commençait à s'élever légèrement comme pour voler au dessus du sol. Elle envoya deux de ses Vecteurs sur Shinraï, et le scia en deux, le sang gicla contre l'autre homme qui ne pouvait maintenant plus s'empêcher de la regarder avec horreur...
...Du sang répandu sauvagement sur le sol de la salle sombre, une homme tenant son épaule ensanglanté respirait par saccades, son bras étant un peu plus loin. Ses clés volèrent vers la jeune femme attachée au fond de la pièce de fer, causant la mort de vingt - cinq personnes deux jours auparavant, elle avait su attendre son heure pour s'échapper. Les clés s'approchèrent jusqu'à ras de son visage angélique cachant en vérité le pire démon que l'on puisse imaginé.
- Non ! hurla soudain l'homme en tirant son arme de son étui.
Au dehors de cette pièce fermer par une porte de titane de plusieurs centimètres, pire que son ancienne cellule, les coups de feu ce firent entendre sans somations. Avant qu'ils ne s'évanouissent subitement dans la froideur de ce lieu sinistre. A peine quelques secondes plus tard, les portes s'ouvrirent avec lenteur, ainsi qu'un lourd bruit d'effroi. Une jeune femme se tenait sur le seuil, du sang sur ses vêtements, ses bras, son visage. Ses yeux étaient sans nuls doutes ceux d'une femme sans pitié. Mais jusqu'où pouvait - elle aller ? Dans sa bouche, une divine mélodie raisonnait tandis qu'elle la fredonnait, alors qu'une nouvelle fois l'alarme retentissait...
Alerte rouge ! Alerte rouge ! Le laboratoire de recherche souterrain numéro un ce fermera dans soixante secondes !
Une main de sang invisible se plaqua contre le mur avant de glisser lentement vers le levier de métal à double poigner, la main s'enroula dessus avant de l'abaisser. Une nouvelle porte de titane coupant l'accès à l'extérieur s'ouvrit devant la jeune femme, la porte coulissa de bas en haut, inondant le couloir de lumière, une lumière que Mancinia n'avait pas vu depuis plus d'un mois. Derrière Mancinia, une douzaine de cadavres tenu en horreur. Certains soldats avaient leur tête arrachée, d'autres leurs bras, leurs jambes, où certains avaient même été scié en deux. Une lumière aveuglante irradiait la pièce où Mancinia ce tenait droit debout, toujours avec ce regard froid et pénétrant. Devant elle, une trentaine d'hommes armé jusqu'au dents. Le scientifique s'avança :
- Tirez !!
Les trente soldats se mirent à lui tirez dessus avec leur mitraillettes, les impacts de balles s'éclatèrent sur le mur d'acier, tandis que Mancinia s'emblait les arrêter jute avant qu'elles ne la touche. Subitement, les trentaines d'armes pointer sur elle cessèrent de tirer.
- Abattez - là maintenant ! dit le scientifique.
- Plus de munition !
- Fermez les compartiments, il ne faut pas qu'elle...Mais...
Quelqu'un courait dans un couloir aux murs argenté clair. Il avait une arme à la main. En s'approchant un peu ont pouvait distinguer qu'il s'agissait d'un homme assez grand et fort. Il avait l'air paniquer...Il courait comme si il fuyait un monstre, le monstre, Mancinia. Mais au contraire, il courait vers elle, dû moins, ou elle devait apparaître.
- Placé vous devant ! Il ne faut pas qu'elle s'échappe !!
L'homme qui avait parlé pointait son arme vers une porte, mais plusieurs dizaines d'autres le faisait également. Ils avaient peur. L'immense porte de fer d'un compartiment s'ouvrit dans un bruit sourd, il lui fallut quelque temps pour s'ouvrir, un fois ouverte, la cage laissa apparaître une jeune femme. Ses futiles vêtements et les parties de son corps découvert étaient couverts de sang, ses longs cheveux blonds dégoulinaient du même liquide écarlate. Elle aussi semblait menaçante. Toutes les personnes présentes étaient paralysées. La jeune femme cachait parfaitement ses sentiments ainsi que son visage. Derrière elle, des cadavres démembrer d'autres gardes, certains avaient été décapiter, le sang dégoulinant des murs et du plafond, comme une pluie meurtrière.
- Numéro Un, arrête toi tout de suite... ! dit une homme avec sang - froid.
Mais un rire stressant, sadique, violent et froid à la fois résonna...La jeune femme releva la tête laissant apparaître des yeux d'argent. C'est alors qu'une nouvelle fois les hommes tirèrent, ont n'aurais jamais cru Mancinia capable de défendre le fils d'un homme qui avait détruit sa vie. Même si c'était les soldats qui le tuèrent, sans qu'elle ne pût arrêter les balles...Elle poussa un cri de rage, et ses trente - sept Vecteurs s'élançaient vers ses ennemis, les déchiquetant sauvagement.
- Notre priorité actuelle est de retrouver Mancinia...Et de la tuer...
- La tuer ?
- Si ce n'est pas fait rapidement, nous aurons des centaines de victimes innocentes sur les bras. N'oublions pas qu'elle est la numéro un...
La jeune femme émergea d'un profond sommeil. Elle s'étira pour mieux s'éveiller. De faibles rayons du soleil passaient à travers d'épaisses tentures. Qui était - elle ? Elle n'en savait rien. Que faisait - elle là ? Ca non plus elle ne savait pas. Vêtue d'une robe blanche, elle se leva et marcha vers la porte de la chambre. Décidée, elle l'ouvrit. D'où venait - elle ? ...C'était pesant de ne pas ce souvenir. La jeune femme descendit les escaliers de bois pour ce rendre en bas, la maison était vide. Aussi, elle décida de sortir dehors. Les rues de ce qui semblait être une ville, étaient désertes également.
- Chef, une inconnue !
La jeune femme s'avança, et se stoppa brusquement, ça lui revenait. Elle venait de se souvenir de son nom. Mancinia. Mais ce qui l'intéressait était les bâtiments en ruine. Mancinia s'avançait sans savoir où elle allait, les yeux dans le vague. Certains immeubles étaient intact, mais portait un drôle de signe.
- Comment une jeune fille aussi jolie...Peut elle être une meurtrière sanguinaire ? ...
- Va savoir, ces types ne sont pas normaux pour manipuler l'ADN humain...
Mancinia s'arrêta en plein milieu de la rue, elle aurait juré avoir entendu un bruit.
- Je sais que vous êtes là ! Montrez - vous !
Mancinia se retourna quand elle entendu un bruit derrière elle, mais ce n'était qu'un bout de fer pendant dans le vide qui était tomber. Mais elle n'aurait pas dû, car quelqu'un s'était glissé dans son dos, et lui pointait son pistolet dans le cou.
- Qu'est - ce que vous me voulez ? demanda Mancinia, conservant son calme.
- Identifiez - vous, fit une voix grave, plaisante.
- Je suis Mancinia, et vous ?
La jeune femme tourna la tête.
- Ne bougez - pas ! lui intimida l'homme.
Mais elle ne l'écouta pas, et le canon de l'arme ce trouva maintenant entre ses deux yeux. L'homme devant elle était un rebelle, au premier coup d'oeil. Cheveux noirs en bataille, yeux bleus...Il était séduisant. Dans leurs deux regards brillaient la même étincelle.
- ...
- Et vous ? répéta Mancinia.
- Garrett...
- Et que me voulez - vous ?
- Stop ! dit - il, autoritaire. C'est moi qui pose les questions !
- Ah bon ? Si ont à plus le droit de discuter en ce faisant menacer par une arme...
Garrett baisa alors son arme, s'était qui cette fille ? Très étrange dû moins, elle était menacée par quelqu'un, et elle ne ciait même pas.
- Bon sang, imagine que ce soit une ennemie, tu es mort.
- J'ai pas l'impression que ce soit une Aryenne, dit Garrett.
Pouf, une femme venait de surgir encore une fois dans son dos. Et Mancinia lu sur son blason qu'elle s'appelait Isabelle.
- Blonde ?
- Oui ?
- Yeux bleus ?
- Non, fentés argent.
Isabelle poussa un soupir de soulagement.
- Ne restons pas là, la nuit va tomber...
Garrett attrapa le bras de Mancinia et l'entraîna à sa suite :
- Mais hé ! Lâchez - moi.
- Tu n'es pas Aryenne, donc, tu es une alliée. Dehors, tu mourras.
Elle voulu répliquer, mais haussa les épaules. Néanmoins en libérant son bras. Mancinia commençait à voir une atmosphère lourde, qui régnait sur le paysage de désolation avec une odeur de mort à des kilomètres à la ronde, elle ne s'en rendait compte que maintenant. Le souffle du vent chantait contre la pierre des immeubles écroulés, comme si c'était un requiem. C'était un paysage bien désolant, comme si la fin du monde avait pris cette ville avant le reste. Aucun bruit, aucun son, sauf le vent qui sifflait en permanence comme des plaintes ou des jérémiades.
- Qu'est - ce qui il à ? demanda Isabelle quand Mancinia s'arrêta.
- Un bruit strident.
- Le bruit de ta mort si tu ne te dépêches pas ! grogna Garrett.
- Vous avez un problème ? demanda Mancinia avec une tonalité moqueuse mais à la fois respectueuse, en marchant vers eux, et en baissant doucement la tête. Seule sa bouche, étirée en un fin sourire, était visible.
- Quoi ?
- Vous me cassez la tête, je ne sais même pas ce qui s'est passé dans cet dimension...Je veux dire, ville.
- Mon dieu, désorientation physique..., dit Isabelle en écarquillant les yeux.
- Tu es..., commença Garrett.
- Une Manipulé ? demanda Mancinia.
- C'est pas le nom qu'on donne, remarqua la femme.
- Bah oui...Je me suis échappée d'un centre d'expérimentation...Aryens comme vous dite.
- Tu ne connaisais pas les Aryens avant ? s'étouffa Garrett.
- Non...
Mais la conversation s'arrêta là, parce qu'elle leur rentra dedans. Signe évident qu'elle ne voulait pas en parler. Juste à quelques mètres de là, dans le bâtiment en ruine que Mancinia fixait tout à l'heure, ce cachait une immense porte de titane épaisse de quelques centimètres, aucunes bombes ne pouvaient la détruire, même l'énergie atomique aurait peu de chance de la faire céder. Si on survolait la zone, il aurait était impossible de distinguer cette porte cachée derrière de vulgaires débris...Les deux amis, entraînant Mancinia avec eux, franchirent cette porte coulissante, qui n'émit aucun bruit, et ce fermait avec rapidité pour les trois personnes.
"Ah, sacrée technologie !" pensa une nouvelle fois Mancinia.
Les deux jeunes gens longèrent un couloir humide, et faiblement éclairé par des lanternes qui diffusaient leur douce lumière d'un rouge chatoyant, la pente était assez forte. Un bruit sourd retentissant dans la cavité du tunnel, un rythme régulier, imposant et chaleureux. Un souffle à la fois frais et doucereux toucha leurs visages. Lorsque le bout fut derrière eux, Mancinia regarda vers le haut de la paroi. Le rythme du vent balayant les rues pavées, ou quelques personnes traînaient ci et là dans les rues, ou s'élevaient parfois des rires. Des maisons avaient été taillées dans la pierre sur des étages supérieurs, chaque maisonnée figurait comme un trait d'une immense figure. Un seul étage ne comportait pas loin de cent habitations. Garrett l'entraîna vers le haut, tandis qu'Isabelle préféra descendre. Les habitations situés en bas, de là ou elle venait, était principalement des magasins ou des bars. Et de là où elle était, Mancinia pouvait voir les ruelles s'entrecroisées, s'épousaient pour mieux se rejeter. Puis, Garrett la fit rentrer dans un bureau très riche et la laissa en plan. Lorsque sa main quitta la sienne, elle éprouva une envie farouche de le suivre. Elle fut parcourue d'un frisson. La veille encore, elle ignorait tout de lui. Mais déjà, elle brûlait de ce retrouver nue dans ses bras...
- C'est vous ? demanda une voix.
Mancinia se retourna, à force de rester dans le noir, elle n'avait presque plus peur de rien.
- Moi, c'est Mancinia, et vous ?
L'homme posa un papier sur son bureau en chêne avant de s'asseoir sur un fauteuil de cuir, et invita Mancinia à faire de même en face de lui.
- Je suis le Président des colonies, McCawley.
- Ravie...
- Alors c'est vous, l'Expérimenté qui s'est évadée des Centres ?
- Visiblement, oui.
Cela arracha un sourire au président.
- Eh bien, tant mieux...Ici, nous sommes quelques millions. Et avant nous étions des milliards...Mais vous le savez, n'est - ce pas ?
- Je ne sais plus, mentit la jeune femme. J'ai prit de sacrées balles réelles dans le corps.
- L'attaque atomique, jeune Mancinia. Des bombes tombant sur nos villes...Nous étions sous un véritable feu nourris. Les impacts ont toucher les océans et ont porter à ébullition des milliards litres d'eau, et déchirer le socle océanique. A ce moment là, nous avons découvert que l'attaque avait été préparée depuis quinze ans. Dans tous les hôpitaux, les Aryens avaient administré un virus aux patients...Le virus Vect dont vous êtes atteinte, comme tout les gens qui ont survécus... Les impacts ont balayées la planète, et les ondes de chocs ont provoqués le crash sans retour des grands réseaux informatiques, et rendu inutilisable tout types de fissions nucléaires. Suite à tous ces dérèglements, les gènes des nouveaux - née sont modifiés génétiquement, pour qu'ils puissent posséder des capacités physiques et intellectuelles supérieures à un être humain ordinaire. Ils sont dotés d'un savoir génétique infini car les embryons sont issus d'une haute technologie. Nous avons survécus ensemble...Mais à quel prix ?
Une pluie lourde et pénétrante dégringolait sur les toits et la cour de la colonie. Une pluie qui pénétrait brutalement et qui éclaboussait le sol, les bassins et les fontaines dans un tintement musical. Son souffle humide et frais caressait le visage de Mancinia, sous la pluie battante, elle ne pouvait s'empêcher de ce demander ce qui la retenait ici. La vengeance ? Les Aryens...Quel espèce ! La vengeance était un motif, l'arrêt d'une guerre, une autre.
- Ah, tu es là !
- Non, je suis là - bas, regarde...
Garrett lui jeta un regard foudroyant. Mancinia soupira.
- Désolée, c'est l'ironie de Céline qui déteint sur moi...C'est histoires sont adorables.
- Ah bon ?
- Je dois bien me changer les idées, le président le dit lui - même...Mais arrête de me regarder comme ça !
- Deux mois que tu es là, le peuple de New - York t'acclame déjà.
- Pfff...Je n'ai sauvée que quelques personnes. Si ça leur donne déjà envie de m'idolâtrer.
Garrett éclata de rire.
- Tu as sauvée trois cents personnes.
- Et ce n'est pas eux qui ont subi des tortures inhumaine, okay ?! Je suis la seule survivante, et je me demande encore pourquoi. C'est flou et...Je...Je sais que j'ai tué beaucoup de monde, même si il le méritait, je sais que j'ai tuer, et ça me donne envie de vomir... !
Mancinia laissa de faibles larmes couler sur sa peau. Garrett se pencha en avant mettant une main sur la joue de la jeune femme. Il ne savait pas pourquoi il faisait ça. Mais il embrassa Mancinia. Il voulait la consoler de tout son coeur, et de toute son âme. Apaisez ses craintes et ses doutes. Mancinia resta tétanisé, c'était si soudain ! Comment devait - elle réagir ? Elle ferma les yeux, préférant ce laissé faire. Au bout de quelques secondes, Garrett retira ses lèvres de celle de Mancinia pour la contempler. La jeune femme était rougissante, elle n'osa pas regarder l'homme qui venait d'avoir pour simple réflexe, de l'embrasser ! Garrett écarta quelques cheveux blonds pour lui murmurer à son oreille :
- Je t'aime, Mancinia.
- Non !
Elle repoussa son ami.
- Tu ne peux pas m'aimer !
- Pourquoi ça ?
- Parce que je ne te mérite pas !
- Mais ça je m'en fiche !
- Tu ne sais même pas qui je suis !
- J'ai ma vie pour le découvrir...
- Pouquoi moi ? gémit - elle.
- Tu es belle, intelligente, tu as de l'humour...Tu veux que je continue ?
- ...
- Je prend ça pour un oui...Alors, comme tu sais que la vie est dangereuse ici, alors épouses - moi.
- Quoi ?! Mais tu es malade ?! On ne ce connaît que depuis seulement deux mois !
- Et alors ? Je ne compte pas pour toi ?
- ...Si.
- Si tu veux du temps pour réfléchir...
- Marions - nous, alors...Si ça peux te faire plaisir.
Il la repoussa.
- Non, si tu ne m'aimes pas...Je ne veux pas te forcer.
Mancinia serra les dents, il était énervant mais tellement séduisant. Elle le serra dans ses bras, pour murmurer à son oreille d'une voix sensuelle.
- Je t'aime, pourquoi tu te compliques la vie ? Ah moins que...Tu essayes seulement de te forcer à me rendre heureuse, parce que je ne désires que toi depuis mon arriver ici...
Garrett rougit, il la regarda dans les yeux. Leurs sentiments amoureux aussi fragile que du cristal, mais tellement doux et plaisant.
Mancinia pénétra dans la salle, au bras droit de son "grand - frère". Elle regarda droit devant elle, déterminée et résolue. Au bout de la salle, le prêtre et Garrett. Son coeur battit plus vite, Céline, Isabelle et Sienna, ainsi que Edward, Jack et Alexandre comme témoins. Mancinia portait un bustier serrant et blanc, sa robe entrouverte entre les jambes, de long gants blanc qui lui remontaient jusqu'aux coudes, elle portait un voile court qui retombait sur ses cheveux et non devant son visage, ses cheveux cascadaient sur ses épaules. Garrett, lui, portait un costume sombre de cuir. Le temps, uniquement pour ce jour - ci, n'existe plus pour eux. Pendant des heures interminables, où ils ne ce tenaient que par le bras, Garrett fini par tendre un anneau d'or à Mancinia et lui passa à l'annulaire gauche. Ils étaient mari et femme ! Puis leurs lèvres ce touchait, murmurant le véritable nom de l'Amour. Cela leurs valus les félicitations de tout le monde. Les camarades des jeunes mariées forment un haie d'honneur à leur sortie.
Bien que les temps de guerre soient troubles, cinq ans passes très vite. Mais Mancinia n'a pas oublié qu'elle retrouverait Nana, quoi qu'il lui en coûte. Mais pour cela, elle devait partir. Mais elle aimait Garrett. Son amour, où sa fille adoptive ? Où bien Garrett accepterait de l'aider dans cette vie - là aussi ? Durant ces cinq dernières années, elle est entrer dans l'armée et à tenu en défaite les Aryens, faisant tomber leurs vaisseaux par dizaines, lui valant une très grande renommer dans toute la colonie, une réputation semblable à celle d'une héroïne national. Deux ans après son arrivée des Camps, McCawley l'avait désigner pour lui succéder en tant que Présidente, bien que réticente vis - à - vis de la politique, la jeune femme avait fini par accepter peut de temps avant sa mort. Ses nouvelles fonctions n'avaient pas empêcher à Garrett de vouloir un enfant de sa femme, c'était la dernière chose qui manquait dans leur vie de couple, mais sur ce point, Mancinia était assez casse pied, elle trouvait que c'était trop tôt d'exiger cela d'elle, même trois ans après leur mariage. Cela la perturbait, et c'est à ce moment là qu'une faille ce créa entre - eux. Garrett décidait de combler ses envies paternelles dans le travail, même lorsque qu'il était avec Mancinia, ce qui brisa l'harmonie du couple, et Garrett était de plus en plus absent de sa vie, et de son lit. Mancinia fini par penser qu'elle était égoïste de lui refuser ce droit, et pour elle aussi, l'envie commençait à ce faire sentir, alors qu'elle s'était jurer de ne jamais avoir d'enfant, à cause de ce que sa mère lui avait fait subir, elle avait peur d'être à son tour mauvaise mère. Deux ans avant sa disparition, elle avait discuté avec son mari.
- Garrett ?
- Oui ?
Ce dernier releva la tête de son bureau, et décida pour une fois de la fixer.
- Tu me détestes à ce point pour ne pas vouloir te donner un enfant ?
Ce dernier ne répondit pas, mais il était mal à aise, c'est à ce moment qu'il comprit qu'il avait commit une erreur en ne lui demandant pas pourquoi elle n'en voulait pas. Où peut - être que son erreur était d'avoir épouser Mancinia ?
- ...Si c'est pour ça, alors j'espère que tu ne m'en voudras pas si...
- Attends ! l'interrompit Garrett. Que veux - tu me dire là ? Ne me dis pas que tu veux le divorce pour ça ?
Mancinia resta surprise, et frappé de stupeur.
- Bien sûr que non ! Mais...C'est que je...Que je veux un enfant de toi, moi aussi.
Le visage de Garrett parut s'éclairer, mais en rester néanmoins perturber par autre chose que cette idée.
- Pourquoi tu changes d'avis subitement ?
- Parce que...On ne sait jamais ce qui peut arriver n'est - ce pas ? Nous sommes peut - être jeune...Mais la vie peut nous séparer par un simple caprice.
Garrett se releva de sa chaise, et s'avança vers elle. Si Mancinia s'attendait à ce qui la prenne dans ses bras, où bien l'embrasse, c'était peine perdue. Ce dernier leva sa main et la gifla si violement qu'elle chancela, devant se retenir à un meuble pour ne pas tomber. Elle porta sa main à sa joue endolorie, et le regarda dans les yeux. Si elle avait voulue, elle aurait pût le frapper à le tuer. Mais son amour pour lui bravait ses choses là...
- Mais...Pourquoi ? demanda Mancinia.
- Parce que tu ne penses qu'à toi...J'ai voulu un enfant pendant trois ans, et c'est au moment où toi tu en veux un que tu viens me trouver ! Tu es monstrueuse !
Cette dernière phrase brisa le coeur de Mancinia, elle se leva totalement tomber sur le sol. Ses yeux remplis de larmes, elle ne savait pas pourquoi il pensait cela d'elle. Mais Garrett s'en voulu automatiquement, c'était sa colère envers lui - même, et sa propre monstruosité qui le faisait parler ainsi, c'est pourquoi il voulait s'éloigner d'elle doucement, sans souffrances, mais cela ne marchait pas. Il s'agenouilla, l'attrapant par les épaules :
- Pardonne - moi, c'est moi qui suis un monstre. Je n'ai même pas chercher à savoir pourquoi tu me refusais un enfant, et j'ai tendance à oublier les horreurs que tu as vécues...Pardonne - moi...
- Je suis désolée, dit Mancinia. C'est en partie ma faute...Mais je...Je t'aime !
- Je t'aime aussi...Je suis tellement désolé... !
Ce jour - là, fit tourner les choses plus facilement. Garrett essaya par tout les moyens de ce faire pardonner, bien que sa femme lui pardonnait ses excès, de rester des journées entières à ses côtés, de la choyer à n'en plus finir. Ils passaient plus de temps ensembles, mais plus le temps passait plus Mancinia désespérait de lui donner un bébé. Mais Garrett commençait à s'en faire plus pour la santé de sa femme, essayant de la rassurer, lui disant que ça finirait bien par arriver un jour. Le fait était qu'ils voulaient un enfant, et en cinq ans, jamais ils n'avaient pût y parvenir. Néanmoins, Mancinia fini par ressentir les absences de Garrett près d'elle la nuit, mais tous lui assurait qu'il travaillait d'arrache pied pour elle, pour qu'elle prenne un peu de repos. Mais pas de repos pour la Présidente, jamais. Même si Garrett la déchargeait des fois des tâches les plus ingrates, elle ne pouvait le faire tuer à la tâche non plus ! Son souci de pardon ? Où bien lui cachait - il quelque chose ? Un jour, le jour de sa disparition, elle discutait avec son ami Alexandre de comment partir de la Terre, certains pensait d'une idée folle, mais pourquoi pas ? Ils étaient en train de descendre les escaliers, quand Mancinia s'arrêta :
- ...Et si j'étais incapable de lui donner un enfant ?
- Tu verras, sa viendra en son temps...Garrett est obsédé par toi, et ta sécurité.
- Tu parles...
Mancinia tourna la tête vers le bas du balcon, Alexandre ce retourna sur elle à ce moment - là pour lui expliquer que son mari l'aimait plus que tout. Il vit alors son amie paralysée par quelque chose qu'elle ne pouvait plus quitté des yeux, quand la sonnerie retentissante d'une attaque ce fit entendre...Un vaisseau ennemi était entré dans la colonie.
Mancinia s'agita dans son sommeil. Elle venait de retrouvée la mémoire, toute sa vie avait défilé devant ses yeux. Ses malheurs, ses joies, ses peines, ses douleurs, ses morts et la vie. Alors qu'elle semblait de nouveau apaisée dans son âme, sur Atlantis, Carson resta bien impuissant.
- Je ne peux rien faire de plus que de calmer sa douleur. Si son état continue de se dégrader, elle va mourir. C'est une certitude, je n'aime pas annoncé ça, et surtout pas comme ça.
- Je vous remercie, Beckett.
- Garrett, vous devez comprendre que...
- Docteur Beckett !
- Qui y'à t - il, Keller ? demanda Carson en se retournant vers elle.
La jeune femme blonde était restée à côté de Mancinia pour calmer sa douleur, mais dans le lit. Mancinia venait de disparaître. Garrett, Carson et Jennifer restèrent quelques instants à regarder le lit vide, avant d'appeler Sheppard à la riscouse...
- Mancinia...Mancinia... !
- Père... ?
Mancinia ouvrit doucement les yeux. La moitié de son corps était allongée sur le sol froid d'Atlantis, tandis que son haut était tenu par les bras de Morzan. Mancinia écarquilla les yeux :
- Père !
La jeune femme ce jeta sur le cou de son père, le serrant dans ses bras.
Prochainement...
Pour quelque chose d'inhumain, un homme a sacrifié son humanité. Mais le prix qu'il a payé, lui a seulement permis de s'acheter un enfer perpétuel, appelé le regret. Ce mal - être n'est pas fatal, mais il mène inévitablement de la maladie à la mort...